Favouilles

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Assise devant la mer qui me murmure
Que je peux compter sur la nature,
Je suis seule, de nouveau, avec vous,
Vous, sans rendez-vous.
Il me faut affronter d’un degré plus haut
Les retrouvailles, les ennuis, le boulot.
Vos passions paraissent achevées,
L’eau n’y peut rien, attristée.
Les cigales, triomphantes, en choeur,
Racontent la sècheresse du bonheur.
Bonheur d’individus, d’êtres insolites,
Des vacances dorées, doux mythe.
L’origine s’oublie sur tant de plaisirs,
D’une nature en train de périr.
Périr aux loisirs, périr à la bêtise,
Lutter contre la mort, les marchandises …
Dans un site encore protégé
Méjean, tu es de mon passé.
Passé hisurte et aboli.
Passé, présent et pots-pourris.

 

16 Août 1986 - Jeannine Castel

Publié dans : Littérature et Poésie | le 23 juin, 2015 |2 Commentaires »

Chemin faisant

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Quand je vous aurai dit
Ce que j’ignore encore,
Même quand j’aurai écrit
Ce qui sera encore,
Je n’aurai pas tout dit
Ce que je guette encore.
Emporte ces mercis,
Laisse-moi encore.

Lorsque vous apprendrez
Ce que je n’ai point dit,
Fausses vérités vous apprendrez.
A supposer que je l’ai dit …
De cesse vous apprendrez,
Car s’il est vrai que je l’ai dit
Vous m’apprendrez
Mon paresseux oubli.

Tu vas, conquérant servile,
Bâtir sur l’horizon qui s’impose,
Tu tranches entre utile et inutile
Tu souffles sur la pause.
Découvertes du progrès, la vie défile
En ces victoires  que tu arroses.
Laisse aux imbéciles le futile
Ce dont je cause !

15 Septembre 1993

Jeannine Castel

Publié dans : Littérature et Poésie | le 23 juin, 2015 |Pas de Commentaires »

MANGE-TOUT

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Mots doux longtemps enfermés
Dans une maison sans volets
Où la nuit solitaire du drame
Avait étouffé la chaleur de leurs âmes.
Ces mots doux régnaient avec amour
Sur de beaux atours.
Mots doux, anciennes grenades d’un passé,
Le rêve devint fatalité.

Mots doux qui résonnent dans du plein,
Dans une maison pour les câlins
Où nos cas assemblés tisseront du lien
Pour les forces de l’incertain
À l’air pressé dans leur histoire.
Un monde à sauver sans passoire …
Nul traquenard aux mots doux,
Un univers loin d’être fou !

Mots doux chuchotés au fond des mirettes
Pour les dieux de la muette.
Sinon que nous restera-t-il, entre nous,
Si le royaume est aussi fou ?
J’oubliais qu’il n’est qu’esprit joyeux,
Fameuse frustration des mots soyeux.
Dieu voulait vivre en paix.
Mots doux à l’amour qui nait.

Mots doux comme les mots qui roucoulent,
Aussi faciles que les caresses qui doublent,
Aussi réels que les mots tus.
Qu’avais-je mots doux connus ?
Un conte, un moineau, vois comme le monde
De la poussière, des mots doux, chaque seconde,
Ont isolé les mots doux qui vagabondent,
Ont tissé pour m’isoler de ces chers biens,
D’un monde qui m’aimait bien.
 
 

1 Juillet 1990
 
Jeannine Castel

Publié dans : Littérature et Poésie | le 23 juin, 2015 |1 Commentaire »

Solstices

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D’équinoxe en équinoxe, les solstices
Font une légère pause …
Les jours s’allongent, se raccourcissent,
La terre autour du soleil s’ankylose.
Ce matin, ont annoncé les cigales,
La fête de la musique en ce bel été
Qui marque l’entrée en saison estivale.
La terre est inclinée au solstice d’été.
Depuis des millénaires s’extasie l’humanité
Sur des évènements astronomiques saisonniers.
Le soleil passe au zénith en vedette, sans vanité,
Le tropique du cancer lui sert de levier.
Une révolution de la terre qui se projète
Autour d’un soleil qui ne perd pas pied.
Les décalages selon les hémisphères s’inquiètent …
Déjà les Egyptiens, les Celtes, célébraient
Ces périodes pleines de vie et de lumière,
Force, fertilité, les rituels zébraient
Jusqu’à la St Jean ces coutumes de chaumières.
Une course de la planète s’accélère, ralentit,
Sa forme irrégulière y joue un rôle.
De ces phénomènes nous sommes nantis,
Une roue de feu contre une course folle.

 

21 Juin 2015

 Jeannine Castel

 

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 21 juin, 2015 |Pas de Commentaires »

Friandise

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Le Maître du mystère dévoila pleins feux,
Pleins spots et robots laborieux,
Un stade humanisé hermétiquement
Closed et scintillant.
Le rayon laser en cornet sur la trame
Noya mon drame,
Ondula sur les fumées,
Un spectre de haut calumet !
Le soleil et la lune étaient là,
Alternatifs voyants de l’au-delà,
Projetant les symboles actuels
D’un environnement irréel.
Génial, magistral, chapiteau nuancé
D’un avenir dynamiquement fiancé.
Magie de l’intangible submersion,
Que connurent les pulsions,
De ces Maîtres de la note contemporaine,
Au calme maintien du survol de la haine.
Vibrations colorées, ondes révélatrices,
Pèlerinage moderne de nos matrices.
Le cochon, l’horloge, l’avion, le chien,
Fumée noire dans un incendiaire moyen.
PINK FLOYD, messagers de mes mètres
Indicateurs. Votre fenêtre
A embrasé ce soir, un restant d’ardeur.
Thank you pour ces éternelles lueurs.

 

17 Juillet 1988

Jeannine Castel

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 21 juin, 2015 |Pas de Commentaires »

Wish you were here ?

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Il y laissa sa tête ne préférant rien voir,
Ainsi dans l’eau fit bougeoir.
Nul besoin d’une flamme pour éclairer
Cette eau qui depuis son origine l’a engendré.
Stalagmite d’un océan omniprésent,
Mythe, il fut absent.
On oublia sa tête et son corps.
Seuls les poissons découvrirent un trésor.
Laissez à ces terrestres le matériel.
Vos parties, en partie, iront extra au ciel.
La profondeur mesurée dominera. Enfouie
La connaissance d’une telle galaxie.
D’un pied communicatif peu équilibré,
Comment voulez-vous ainsi danser ?

 

Août 1986  - Inspiration d’après une chanson des Pink Floyd

 

Jeannine Castel

Publié dans : Littérature et Poésie | le 21 juin, 2015 |Pas de Commentaires »

Pizzicato

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Si j’étais virgule et toi pointillé,
A ma ponctuation tu suivrais.
Marque d’un temps d’arrêt nécessaire
Pour continuer ce très dur calvaire
Situé en dehors  de ce commun ménager,
Le don de voyager.

Si j’étais avion et toi coléoptère,
A vie, sans on, j’aurais aimé la terre
A la folle sagesse d’un ciel traversé
Que même avec amour tu as broyé.
Je n’aurais jamais pu t’apercevoir,
Toi, l’insecte d’un soir.

Si j’étais colchique et toi digamma,
Cette victoire réunie qui nous divisa,
Empoisonna mon automne fleuri,
Tua le chien de vieillotte chérie.
Une fleur dans un champ de mines
Où bronzent les contamines.

Si j’étais donation et toi Don Juan
Réponse à un fort décevant,
Je quitterais un tel Don Quichotte,
Qui sous la croix, chez moi, complote
Dans un monde qu’il me réserve
D’où les prophéties m’observent.

Si j’étais franc-jeu comme eux,
Rejet sur un certain milieu,
Qui redoute la parole de vérité ?
Moments perdus d’un profit débité.
La cure dans un french parler caniculaire
Se soigne avec l’imaginaire.

Si j’étais … mais déjà je suis
Ce fixe lorgnon qui suit,
Ce fraternel frazil qui me protège
Du raffiné plaisir de vos manèges,
En silence, dans la voie de Dieu
Je serai à mes adieux.

28 Juin 1989  -  Jeannine Castel

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 20 juin, 2015 |Pas de Commentaires »

Joies du bal

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Chacun parlant pour sa gouverne …
Je t’aime … balivernes …
Feriez-mieux d’aimer plus longtemps
Ce pseudo-amour qui vous sied tant.

Chacun projetant son intérieur manquant :
Manque à vos pseudo-repentants …
Au moins taisez-vous par pitié !
Goncourts de monts de piété.

Chacun écoutant ce qu’il y vit
Dans cette parole de la vie,
Quand vous serez de parole
Vous aurez droit à la parabole.

Ô certes de celle-ci point ne souhaitez,
Sauf quand le malheur vient vous visiter.
Le ciel est bien généreux d’écouter
Ces moulins moulinant de sainteté.

 

 

8 Août 1990

 Jeannine Castel

Publié dans : Littérature et Poésie | le 19 juin, 2015 |Pas de Commentaires »

RAMIS

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Les maris à chi
Catharina tchitchi
Les maris chouchous
Font tchou-tchou …

Les maris atchoum
Font boum-boum
Les maris fidèles
Duo pour Adèle.

Les maris coureurs
Et les femmes docteur ?
Les maris marient …
Rime à Marie.

 

 25 Août 1990.
 
Jeannine Castel

Publié dans : Littérature et Poésie | le 19 juin, 2015 |Pas de Commentaires »

Adagietto

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A l’adagietto, la lune se montra,
Amoureuse de ce solitaire pas …
Mais très épris de la danse, ce solo
N’eut pas de complaisance à ses bravos.
Accompagnant la cinquième de Gustav Mahler,
Il finit seul, la lune en l’air.
Chaque soir il reproduit le pas
Pour une belle qu’un soleil délaissa.
Une chaise pour seul témoin figure
Sur cet adagietto nocturne.
A l’Oiseau de feu, la Chauve-souris vint,
Profitant d’un temps divin.
Des chorégraphes de renommée
Avaient point songé
Q’une chauve-souris puisse danser.
Elle resta dans l’ombre d’un autre ballet.
L’Oiseau de feu ne s’en consola pas.
La lune de nouveau se camoufla.

Chateauvallon

Jeannine Castel

Publié dans : Danse | le 19 juin, 2015 |Pas de Commentaires »
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