Archive pour la catégorie 'Photographe Tony Crocetta'

Les vadrouilles

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« Salut ! Contents de nous revoir ?
Quelle nuit ! Des heures à errer dans le noir !
Nous avons eu du mal à trouver une chambre d’hôte.
Cette nuit, manque de pot, la lune était pâlotte.
Maman est enfin dans la soirée revenue !
Si désespérés nous ne l’attendions plus …
Après une tétée et quelques cajoleries,
Ragaillardis par ces énergiques calories,
Nous avons quitté Grand Yaca, obligés,
Nous étions trop à l’étroit et en danger.
Ce lion avait trouvé notre cachette …
Il devenait urgent de prendre la poudre d’escampette.
On a marché, marché, pas rassurés, dans cette obscurité,
Ça nous a paru une éternité !
Tous les points d’accueil étaient occupés !
Pensez trois cent buffles à loger, un rien !
On en a fait des va-et-vient …
Et c’est après Bilashaka, sur un tronc couché
Que nous avons trouvé une chambre à coucher …
À «  l’ Elephant Pepper Tree « , un gîte de premier choix,
Gardé par un dogue sculpté dans le bois.
Il y a un toit terrasse que vous apercevez là,
Avec nous juchés, légèrement flagadas !
Maman nous a déjà laissés …
Elle est partie chasser.
Vite que nous puissions avec elle
Chasser, courir après les gazelles.
Tous ces étranges animaux sculptés …
Plongeons dans les rêves avec volupté …
Fifi tu dors ? »
« Mon Joli coeur, serre moi contre toi bien fort … »

 

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18 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Tony Crocetta sur Facebook
Contes de la prairie

 

Ces contes de la prairie

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Ce sont des Contes sans fin
Bien au-delà du chemin
Où bêtes et humains
Se tiennent la main.

Ce sont des Contes de la prairie
Où l’on pleure et l’on rie
Qui ne tiennent pas debout
Sans la véritable boue.

Des contes du peuple de la Mara
Avec leurs joies et leurs combats
Où princes et princesses existent
Au son des tam-tam des pistes.

Ce sont des Contes à parcourir
Qui racontent pour l’avenir
Des histoires sans fin
Pour que ne meure pas demain.

 

14 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Tony Crocetta.

Cure et sinécure

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« Moi je n’ai pas besoin
D’aller à Dax pour mes douleurs !
Regardez ! je reviens d’un soin !
La boue c’est ce qu’il y a de meilleur !
Actuellement nous n’en manquons pas …
Y a qu’à voir la couleur de la Mara !
C’est un des bassins de nos cures thermales,
Le plus réputé pour les douleurs abdominales.
Nous avons nos curistes permanents, les hypos …
Ils tolèrent la présence des paresseux crocos. »
« La boue ! Mes écailles en ont horreur !
Heureusement que je peux m’enrouler en hauteur …
Avec ce qu’il a plu, c’était plus facile d’avaler
Les proies enrobées que nos habituels galets !
Je vois qu’il y a du personnel compétent dans cet établissement. »
« Oui, que voulez-vous toujours le problème des sans-dents !
Pour des loisirs de confort ils viennent en cure
Et nous laissent quelques souvenirs de leurs sinécures. »
« Oui, c’est bien pour vos douleurs … mais pour la notre …
Avec ce lion là-bas étendu qui se vautre …
Et maman qui ne revient pas … nous sommes abandonnés !
Nous craignons que notre dernier heure soit sonnée …
Nous ne ferons peut-être pas la fin du conte …
Quel suspens ! Vous ne faites rien … n’avez-vous pas honte
De regarder notre détresse ? … On a faim ! »
« Ouais Fifi … nous sommes de pauvres victimes d’assassins …
Même si c’est la vie, même si c’est la dure loi de la prairie
Pour nous sont gratuites les douleurs des safaris. »
« Joli coeur qu’allons nous devenir ? »
« Sœurette luttons jusqu’au bout même si nous devons mourir. »
« Maman … pourquoi … »
« Économise tes forces, fais comme moi … »

 

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17 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Les poèmes de Chatnine
Photos : Michel Andrieux Tony Crocetta
Contes de la prairie

 

 

Les mascottes de Tony

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 » Lorsque le conteur est fidèle à l’histoire, c’est alors, en fin de compte que le silence se met à parler.
Lorsque l’histoire a été trahie, le silence n’est plus que vide ».
Karen Blixen (Les Contes)
« Nous avons quitté Grand Esprit pour Grand Yaca.
Fifi est déjà perchée sur son mât.
Quant à moi j’attends Tony Crocetta,
Je l’adore, nous sommes ses mascottes.»
« Ouais, Tony, c’est pas une chochotte !
C’est pas du bois mort comme ce Grand Yaca !
Du matin au soir, il arpente le Mara !
Même qu’avec sa grande lorgnette
Il assiste à nos fêtes et nos défaites.
Sa présence nous rassure, même si
Son tam-tam s’enlise dans les soucis …
Quand rien ne va, il est toujours là ! »
« Ça c’est bien vrai ! Avec les guépards … Oh lala ! »
« Ben tu vois, n’empêche que pour nous
Il a craqué … c’est pas rien ce nounou !
C’est mon Prince de la prairie ! »
« Pfff ! hihi ! »   « Pourquoi tu ris ?
Dans tous les Contes y a un Prince ! »
« Comme la Belle au bois dormant ? » « Mince !
Ce Grand Yaca a des pointes épineuses … »
« Bienfait ! ça t’apprendra d’être amoureuse ! »
« Tu es jaloux parce que tu n’as pas de princesse ! »
« Allez, à mon tour, bouge tes fesses !
À moi de grimper à ce mât de cocagne !
Et la prochaine fois mets-toi un pagne
Et au son du ukulélé tu danseras
Pour la prochaine visite de ton Crocetta ! 
One, two ! On fait une prise Fifi ?
Pour tuer plus tard les monstres et leurs défis.
Tiens j’entends le tam-tam d’un moteur …
Nous sommes ses mascottes porte-bonheur ! »
« Quelle chance on a, hein Joli Coeur ?! »
14 Avril 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Tony Crocetta
Contes de la prairie

Vendredi 13

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Un lion hargneux de la March Pride,
De style Bonnie and Clyde,
Sorti de l’enfer, de ses flammes
S’avance prêt à commettre un drame.
Rembo, éprouvée encore une fois,
Pour demeurer ensemble tous trois,
Voit en ce tueur en série une menace.
D’un bond, elle l’affronte avec audace
Tandis que Fifi et Joli coeur impuissants
Assistent à ces féroces rugissements
Qui les paralysent, les glacent de frayeurs.
Leur sort est entre les griffes du vainqueur.
Jusqu’à la nuit tombée Rembo tint tête,
Défendit ces deux lionceaux de la Bête.
La malchance, la haine bestiale la poursuit.
On dirait que la vie les fuient.
Comble de malheur, ce lâche brigand
De ses rugissements attire le restant
De sa bande de bad boys associés …
Arriveront-ils avec Rembo à négocier ?
C’est peut-être la dernière photo
De Joli coeur, Fifi et Rembo …
Pourquoi le bonheur se complait dans les sanglots ?
Ce n’est qu’un conte de la prairie en vérité.
Demain celui-ci va-t-il s’arrêter ?
Trois amours se posent la question
Qu’avons-nous fait pour tant de rébellion ?

 

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13 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Tony Crocetta sur Facebook
Contes de la prairie

 

 

 

Découvertes

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Après avoir partagé le repas,
Une sieste s’impose sur ce matelas
Peu confortable certes mais d’un sommier
Conçu pour eux en bois de figuier.
« Allons faire un tour au jardin !
Profitons de cette accalmie, galopins ! »
Peu d’enfants jouent et pour cause
La présence de deux éléphants indispose.
Des mangoustes venues en famille décampent …
« T’as vu maman, l’éléphant a une crampe ! »
« Non, il est agacé, prêt à charger … 
Vite, éloignons-nous, regagnons notre potager.
Profitons que les lions sont distraits
Par ces deux pachydermes peu discrets. »
« Je veux voir ! je veux voir ! … tais-toi
Arrête de couiner comme un putois !
Je suis fatiguée de te trimballer comme un bébé…»
« Mangou est un bébé … Mangou est un bébé ! »
« Attends ! tu vas voir ! … je vais te montrer … »
« Mangou est un bébé … pff ! cours-moi après ! »
« Assez ! Cessez vos chamailleries par pitié !
Quelle déception ce jardin d’amitiés ! … »
Rembo observe en particulier un mâle
Prêt à charger sa fureur animale …
« T’as vu Fifi, il a une deuxième trompe !
Un éléphant ça trompe, ça trompe ! … »
« Mais non ! nigaud ! c’est pour aller au pot ! »
« Mais son trou sous la queue ? … au pot ? … »
« C’est une autre queue … si tu veux …
Un zizi … pour présenter ses voeux … 
Ses voeux pour une belle de son choix …»
« Pouah !! tout le monde le voit ! »
« Ce que je vois mes loulous pour l’instant
C’est qu’il vient vers nous, cet indécent.
Pendant que je vais essayer de le distraire,
Toi et ton frère regagnez le logis !
Nous reviendrons quand il se sera assagi. »
Plus tard, Joli coeur, pensif, saisit la queue de sa mère …
« C’est dégueu … la leur traîne à terre dans la poussière …»
« Tu viens jouer ?! … essaie de m’attraper ! … »
« Vite qu’ils grandissent, que je sois en paix
Les hyènes ne sont pas bien loin …
Elles flairent notre garde-manger plein …
Comme ils sont beaux mes deux trésors !
Je ne pourrais pas revivre encor …
Il va nous falloir changer de décor …
Quitter Grand Esprit … ou alors … »

 

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12 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Tony Crocetta et Philippe Lebartz sur Facebook
Contes de la prairie

 

L’intruse

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« Il me faut avant l’orage aller au ravitaillement.
C’est qu’ils ont bon appétit mes deux garnements !
Je profite qu’ils s’amusent gentiment
Pour les laisser seuls quelques instants. »
« Promis mam’ nous ne bougerons pas.»
« Joli coeur si on jouait à tu m’attraperas pas ? »
« Non ! Il faut tenir notre promesse …
Aie ! tu me fais mal aux fesses, petite tigresse !
Si on jouait à combien j’ai de doigts ?
Ferme tes yeux ! Fifi … tu triches ! je te vois !
Chut ! …Taisons-nous … quelqu’un vient …
Je vais voir si c’est maman qui revient …
Grimpe sur Grand Esprit, vite ! »
« Bonjour l’ami, c’est là que tu habites ?
Dans ce vieux tronc pourri infesté de termites ? »
« Fifi ne répond pas à ce suffisant propos.
Après tout ce n’est qu’un vulgaire éléphanteau. »
« j’ai peur Joli coeur, il s’approche, planquons-nous !
Oooh Grand Esprit, protège nous ! »
À ces mots éclate un grand coup de tonnerre,
L’intruse sous les éclairs s’enfuit, quitte leur parterre.
Joli coeur ouvre l’écoutille de son sous-marin.
« Wouah ! Quel enchantement divin !
Viens voir soeurette le bel arc-en-ciel !
Cet orage a été vraiment providentiel !
Le danger à présent est écarté.
Ce gardien Jabiru ne pense qu’à becqueter.
Voilà qu’il pleut et maman tarde …
Non, mais tu as vu cette grosse vantarde ?!
Grand Esprit ne t’en fais pas vieille souche
Nous on t’aime avec tes mouches,
Ton corps pourri à tête d’éléphant,
Ta queue de sirène, tes sabots géants.
Tu es un ventre maternel pour nous !
Ici, quoiqu’on dise c’est notre chez nous ! »
À quelque distance, Rembo s’inquiète.
Trop soucieuse elle s’est mise à la diète.
« Pour eux deux ils auront assez à manger.
J’ai préféré ne pas prendre de danger.
Cette guéparde intimidée par ma venue soudaine
S’est enfuie me laissant sa proie. Quelle aubaine !
J’aperçois le navire, Joli coeur est sur le pont …
Comme je les aime mes deux petits fripons.

 

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10 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Tony Crocetta sur Facebook

 

 

 

 

OUF !

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Coucou !
Oui, c’est bien nous !
Grand Esprit est dans la gadoue !
Après cette pluie torrentielle de fous !
Nous sommes fiers de notre maman.
Elle n’avait pas envie d’un amant …
Il est reparti voir ailleurs
D’autres lionnes en chaleur … 
Un peu de soleil nous ferait du bien
Pour assécher cette lagune sans Vénitiens.
Très tôt, ce matin, nous avons eu de la visite …
C’est Jackson, un ange, qui bien vite
A découvert notre nouvelle cachette.
Vous auriez vu Tony ! C’était la fête !
Ah ! quel bonheur de les revoir
Même si nous sommes dans un lavoir !
Bon, mais pour l’heure après toutes nos émotions
Nous allons piquer un mérité roupillon
Dans cette nouvelle souche accueillante.
Et Hop ! Youpi ! Maman a été triomphante !
En conquérant je pose et vous remercie !
Nous vous avons donné quelque souci …
Vendredi 13 nous a porté bonheur
Suspicieux, je m’endors sur ce champ d’honneur.
Au prochain rendez-vous !
Promis je vous raconterai tout !
OUF ! 
« Pousse-toi ! gros patapouf !
Tu prends toute la place »
Viens ma Fifi que je t’enlace …

 

 

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14 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Tony Crocetta sur Facebook
Contes de la prairie

 

Les yeux des félins

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Les yeux des félins
Lumière du divin
Aussi mystérieux que lui
Ont cet infini
De cet indéfini
Besoin d’évasion
Recouvert d’érosion.

Leurs limpides eaux,
À travers leurs vitraux,
M’amènent sur des rivages
Dans un silencieux langage
Tendre et câlin,
Doux comme du satin,
Rude comme le lin.

Suspendue, perdue
Dans leurs regards,
J’oublie, éperdue,
Ce froid de canard
Qui m’entoure
Dans cette chasse à courre
De bienvenues.

Les yeux des félins
De paradis lointains,
De légendes et de contes,
Leurs prunelles me racontent
Cet impalpable sentiment
De cet indéfiniment
Bonheur permanent.

Jamais ne me lasse
Même dans leurs yeux de glace,
De ces mirettes cachotières
D’âmes guerrières.
Sous leurs paupières closes
D’un film permanent
Je voudrais ce firmament.

 

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8 Février 2018 – Jeannine Castel
photos : Caracal de Tony Crocetta sur Fb
                  Guépard : Michel Bertrand sur Fb

 

 

 

 

SCARFACE

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SCAR ! …
Un roublard
Des grands boulevards.
Le chouchou
Des rendez-vous.
Doudou de loulous
Amoureux fous.

SCARFACE
L’audace …
De volte-face
N’effacent
Sa face,
Ne remplacent
Sa tignasse.

Un Roi des rois
D’un chemin de croix
Dont l’oeil droit
Saigne de froid,
De sournois
Tournois
D’effrois.

SCAR, l’immortel.
L’éternel favori
De safaris.
L’idole
D’une farandole
Entichée
De ses clichés.

SCAR
Ce bel avatar
Est et restera
L’énigmatique,
Fantastique
Lion idyllique
De l’Afrique.

 

1 Février 2018 – Jeannine Castel
Photo : Tony Crocetta sur Facebook

 

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