Archive pour la catégorie 'Photographe KLIBI Sabri'

Little heart

little heart

À l’horizon, aucun flirt
Pour l’adorable LITTLE HEART !
Juste des broussailles emmêlées,
Desséchées, par le soleil brûlées.
La saison des amours se termine.
Nombreux orphelins et orphelines
Chassés par leur mère, esseulés,
Fragiles, comme agneaux de lait,
Affrontent les rigueurs de leur existence
Dans les feuillus de leur naissance.

C’est le cas de cet adorable chevreuil
Forcé d’accepter ce matriarcal deuil.
Après quelques derniers piaulements craintifs
Il tente, s’enhardit d’aboiements chétifs
Prêt à détaler au plus petit écho similaire
D’une meute de chiens au langage vocifère
Ou du tir d’un fusil d’un menaçant chasseur.
Encore enveloppé de tendresse, LITTLE HEART,
De ses jeunes bois, recherche une amitié
Auprès des arbres, ses compagnons forestiers.

Déjà bien musclé, sur ses pattes fines, hautes,
Prêt à s’enfuir au moindre bruit de bottes,
De ses bonds gracieux, allègre, il franchit
Les obstacles, guidé par son instinct de survie.
Équipé d’intuition à son arrivée dans la vie sauvage,
Il devra, de l’ennemi, en tirer avantages.
Bientôt l’automne et la saison des champignons
Lui amèneront une troupe de petits compagnons
Mais pour l’heure, il cherche un point d’eau
Parmi les ronces et les différents végétaux.

 

5 Mai 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
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Noisette et la forêt enchantée

                          

noisettes

Dans la forêt de Zetting enchantée,
Que l’on disait aussi hantée,
Vivait une mignonne et solitaire écureuille.
L’automne avec ses flamboyantes feuilles,
À sa naissance, lui offrit comme dot sa rousseur.
Un roux de toute beauté, une véritable splendeur !
Mais lasse de cette couleur en permanence
Elle aurait bien aimé changer d’apparence.
Elle admirait le pelage rayé de son amie de Corée
Et celui du Tamia dans ses lointaines forêts.
Porter un pyjama n’était pas au goût de son parrain
Qui vivait à Pallas, un rongeur ravageur des jardins,
Aussi roux qu’elle à part son ventre tout rouge
Dont l’acajou se dévoile dès qu’il bouge.
Donc cette écureuille du nom de NOISETTE
De son ventre blanc n’était point satisfaite
Car au cours de ses fréquentes sorties nocturnes
Cette blancheur flashy attirait les plus taciturnes
Prédateurs redoutables, plus pots-de-colle en hiver,
À l’affut des senteurs du moindre courant d’air !
Ses pinceaux de poils animés par sa mouvance,
Perchés sur ses oreilles démasquaient sa présence.
NOISETTE aurait préféré un pelage gris ou noir,
Plus discret pour ses sorties le soir dans le noir
Comme celui de sa cousine d’Amérique du Nord
Dont on disait d’elle, d’après des condors,
Qu’elle possédait une fascinante beauté
Tant sa fourrure était réputée pour sa rareté.
Face à la violence dont était capable cette usurpatrice
NOISETTE, vivait à l’abri dans cette forêt de délices.
Une forêt hantée par Clara et son casse-noisette en bois
Pourchassant des magiques souris à travers bois
Après avoir offert à la jeune fille un cadeau de leur choix,
Ce vaillant Prince Casse-Noisette couronné Roi.
Des rumeurs jasaient qu’ils avaient eu pour enfant unique
NOISETTE, héritière de leur royaume fantastique.
Chaque Noël et chaque fois que la lune était rousse
Ils venaient tous deux sur les tapis de mousse
Danser avec toutes les noisettes réjouies de la fête
Sous les yeux ébahis de NOISETTE pour une fois satisfaite.
Aimée de l’automne, de la lune et leurs éphélides,
NOISETTE, fruit de ces amours se trouva ingrate, perfide.
Après excuses et regrets, de sa belle rousseur inégalée
NOISETTE, festive, participa à chaque apparition du ballet.
Personne n’a pu voir ce ballet en forêt jusqu’à ce jour
Sauf NOISETTE quelquefois sous ses beaux atours.

3 Mai 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
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L’explorateur

 explorateur

L’explorateur Sitelle Torchepot
Après avoir tourné autour du pot,
Cavernes et grottes en aucun cas
Lui donnent grands tracas.

          L’observatoire de Mai hen           
Est le top pour ces gentlemen
Qui viennent tout à tour explorer
Ces cavités soi-disant ignorées.

Glands, faines et autres graines
Sont ramassées au sol à la petite semaine.
De son long bec pointu il maçonne
L’entrée des trous ajustée à sa petite personne.

Il kiffe les vieux arbres forestiers,
Entasse ses provisions dans les greniers
Après avoir pris possession de l’habitat,
Le long du tronc, la tête en bas.

Capable de casser des noisettes,
Pour la graine de tournesol, folie en tête,
Il irait jusqu’à d’autres mangeoires
Casser la graine sur un autre territoire.

C’est un explorateur, agile, escaladeur,
Dont le remue-ménage avec ardeur
Fait onduler les chenilles bariolées
Pour l’épervier toujours prêt à décoller.

En bon alpiniste, il aime l’altitude,
Son chant demande d’amples études.
Cachotier, il intriguerait Hercule Poirot
S’in n’était Sitelle Torchepot !

 

25 Avril 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
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À la découverte de l’essentiel

ecureuil

À la découverte de l’essentiel …
Est-ce mettre au trou le superficiel ?
Chose que semble connaître l’écureuil
Pour oublier autant de deuils.

Il vaque de cachette en cachette
Pour l’essentiel de sa disette,
Accumule baies et noisettes
Laissées dans des oubliettes.

Oubli et essentiel
Ne vont-ils pas de pair, existentiels,
Pour que la découverte essentielle
N’ait de réserves résidentielles ?

28 Avril 2021 – Jeannine Castel

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Le hoquet

hoquet

Camargue gardoise
Cette Ibis falcinelle
Aux dernières nouvelles,
D’après la petite Framboise,
Souffrirait du hoquet !
Sa glotte désordonnée
De répétitives secousses
Fileraient la frousse
Car ses grandes becquées
Ont des spasmes coordonnés.
Elle alerterait sur son passage,
De ses musclées inspirations,
La nautique population
Victime de ses digestions.

Cette goulue, selon un pivert,
Stressée, avalerait de travers !
D’un brassage de courant d’air
Son estomac de liquide et d’air,
Affamé, dès les lueurs de l’aurore,
Manifesterait par ses cymbales sonores.
Suite à ce hoquet perturbateur,
Fautif de ses hauts-le-cœur,
Elle est moquée par la corneille :
“Ventre affamé n’a point d’oreilles !”
Irritée, l’Ibis falcinelle cisaille
Une imprudente victuaille,
Engloutit écailles et chair,
Envoie son hoquet prendre l’air !

22 Avril 2021 – Jeannine Castel

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L’instant d’un vol

gardeboeufs

Un bataillon de hérons silencieux
Pattes tendues, au vol gracieux,
Poignardent l’écran du firmament
À la conquête de continents.

Invités par les poitrails
D’un troupeau de bétail,
Repus d’insectes et parasites
 ils décident de changer de site.

Leurs têtes repliées vers le cou,
Leurs battements d’ailes par à-coups,
Freinent, accentuent leur vitesse
Troublant l’espace qu’ils agressent.

Ils n’ont fait que passer un instant
Chacun sur ses échasses emportant
De sa hauteur une inaudible rêverie
Telle une tique restée à l’écurie.

La tête sur l’oreiller, je compte les moutons
Tandis que les bœufs comptent sur les hérons …

18 Avril 2021 – Jeannine Castel

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Le petit gaulois

petit gaulois

Le long des hampes de roseaux,
Au sein de petits groupes familiaux,
“Petit gaulois” vit à l’arrache,
Frétille de ses belles moustaches.

Le bruant des roseaux, co-locataire,
Partage avec lui les touffues roselières.
Envieux des belles moustaches du panure
De “Petit gaulois” il surnomme sa figure.

Notre panure à moustaches aussitôt
Se moque des tics nerveux de ce passereau
Dont la queue d’incessants mouvements
Dévoile, exhibe un excité panache blanc.

Ignorant cet envahissant matamore,
“Petit gaulois” de ses cris sonores
D’un vol bas, jongle avec les roseaux,
Rejoint une femelle au nid plus beau.

Après un régime granivore, la belle saison
Met ses belles moustaches en pâmoison.
Il descend, remonte, grimpe adroitement
Fidèle à ses roselières sa vie durant.

Discret, trahi par ses lores noires,
À l’origine de cette contrariante histoire,
Tout en gardant le contact, il vit caché
Parmi ces roseaux, amoureusement attachés.

 

14 Avril 2021 – Jeannine Castel

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Le Roi des pics

roi pic

Pendant ce temps le pic noir
Se prépare pour interpréter ce soir
L’opéra en trois actes “Le Roi des pics”
Composé par un certain Porquépic.

Ce soir la forêt de Sarre-Union
Est illuminée de quelques lampions.
Incliné, un énorme phasmoptère
Implore le Roi au jugement sévère.

Jugé pour avoir séduit sa dame de cœur,
Dans un stratège adapté pour un chœur,
Le Roi condamne le sphasme à revêtir
L’écorce du tronc prêt à l’ensevelir.

La dame dépêcha son valet de carreau,
Un avocat, un as réputé du barreau.
Mais le Roi, intransigeant, transperça à vif
La cervelle de ce sphasme-bâton oisif.

 Agitant ses brindilles en tous sens, agonisant
Le sphasme-écorce victime de ce prédateur résident
Mourut en parfaite homochromie
Trahi par le bâton du diable son pire ennemi.

Le pic noir selon des fantasmes légendaires
Coiffé de la passion de cet amour adultère
 Porterait le deuil de ce chéleutoptère.
Cet opéra est connu de la terre entière.

 

12 Avril 2021 – Jeannine Castel

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Le ballet de brume

balbrume

Sur ses pointes, immobile, mystérieuse, divine,
Troublante, envoûtante, attirante ballerine
Vêtue d’un fourreau damassé de plumes,
La danseuse étoile en ce “Ballet de brume”
Est le seul décor sorti des eaux, perle pure,
Telle la Vénus de Botticelli sans parjure.

La brume légère, comme son corps gracieux,
S’est dissipée pour accueillir sur ce marbre laiteux
Cette ange sculptée dans la nacre d’un coquillage
Dans l’onde discrète des beaux rivages
Du Pont des Tourradons aux lascifs zéphyrs
Afin qu’un regard y puisse jouir.

Sur cette onde troublée par les caresses
De cette échasse blanche enchanteresse,
Autre naissance, autre déesse, l’Art
A figé, éternisé en ce teint blafard
“La boudeuse”, soliste de ce “Ballet de brume”
Où pour fuir le bitume, nous accourûmes.

 

13 Avril 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
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À la recherche de l’essentiel

essentiel

À la recherche de l’essentiel
Après avoir boudé le ciel,
Notre boudeuse d’un air dégoûté
Se met en quête d’un goûter.

Elle pique ça et là insectes et vers.
Au moindre petit pet de travers
Elle pinaille, fait la fine bouche
Jusqu’à ignorer les larves de mouches.

Cette Black-winged stilt himantopus
Se hérisse facilement comme un cactus.
Pour corser son tempérament elle aboie
Quand l’entourage lui casse les noix.

Chercher l’essentiel la rend irritable.
L’invisible se montre peu charitable !
Sa dimension cachée ne lui sourit pas.
Elle creuse, veut voir ce qui n’existe pas.

Cette ballerine philosophe cherche
Un indice, un signe, une perche
Pour y voir plus clair dans ses idées
Où l’essentiel lui éviterait de bouder.

 

11 Avril 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
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