Archive pour la catégorie 'Photographe Gil STREC'

Destinée

Destinée

On reconfine !
Pour des trombines
Top-malines,
Fans d’indiscipline.

Cacahuètes et pralines
Dorées à l’adrénaline.
La dette fulmine,
C’est la famine !

Une fin d’année
D’inconscients damnés
Maîtres du Monde
Aux joies moribondes.

On fait comme si
Plus aucun souci
Allait avec l’été
Tuer ce Covid entêté.

Les cigales ont beau chanter
À ces idiots enchantés,
Épris de fourmillements
Les risques d’un confinement.

La vie, le lien du partage,
D’un Covid19 en héritage
Nous lègue le feu de dieux,
Incorrigibles initiés ambitieux.

 

19 Juillet 2020 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
photo : Gil Strec sur facebook

 

Cinq à sept

salon

Salon démodé
Pour guenilles et dentelles
Passé raccomodé
D’éteintes étincelles.

Scène figée
Dans un délabrement
D’un parquet assiégé
De vieux amants.

On devine l’alcove
De cinq à sept
Aux saillies de fauves
D’adultères concepts.

Pas d’âme qui vive
Pour ces convives
Qui ont nul besoin
D’autres témoins.

En ce salon démodé
De secrètes idylles
D’ivresses à broder
Sur d’érectiles fossiles.

10 Juin 2020 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

 

Miaou !

noir

Réel fou
 D’un rendez-vous ?
 Sombre énigme 
D’un roman noir ?

Carmen
Sans cyclamens.
Hymen
D’un soir ?

Féline
 Pour chat noir.
Prâline dorée
D’envies, picorée 

Noir
De la couleur,
De l’expression
Des passions.

En ce confinement
Sublimement
Et follement 
Choir.

26 Avril 2020 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

La dame en noir

noir

La dame en noir
Dans un dédale de couloirs
Retenue prisonnière
Cherche la lumière.

À travers les vitres opaques,
À quelques jours de Pâques,
Confinée, à ses rêves soporifiques
Le noir lui donne réplique.

Contre un volet réjoui,
Ravi de ce contact inouï,
Son enveloppe charnelle
Frémit sous sa robe de dentelles.

Vase clos pour cette dame
Dont le noir de son âme
D’une évasion mystérieuse
La rend plus lumineuse.

Un discret volant intimement
Camoufle de secrets sentiments.
Ses seins et leurs tétons
Dépérissent en ce donjon.

Quelle âme viendra délivrer
Cette beauté dans l’ivraie ?
Quel cœur vaillant, de ses soupirs,
Fera de nouveau son corps jouir ?

La dame en noir
Guette un espoir
Emmuré de désespoir
Sans aucun miroir.

 

29 Mars 2020 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

 

La fille du corsaire

corsaire

Nombre de navires ont coulé
Depuis des siècles écoulés.
Seule la fille du corsaire
Est restée, étrange flibustière.

D’une rousseur évasive,
Sous son bonnet, pensive,
Elle cherche dans son miroir
Cette autre en son isoloir.

D’un rendez-vous elle espère,
Rêve d’un fol embarcadère,
Au son d’un armonica déchaîné
Qui la transporterait hors de ce ciné.

Brisant les chaînes de sa prison,
Sous les tocades d’un diapason,
Son corps alangui sous un archet
Déplore tous ses amours gâchés.

Quel amoureux serait assez fou
Pour l’amener d’un rendez-vous
Vers cette quête sans fin de l’âme
Sans se brûler à ses ardentes flammes ?

Un violoncelle, d’un lointain rivage,
L’effleure tendrement, vient à l’abordage,
L’enlace dans un corps à corps
En ce jour pour tromper la mort.

 

26 Mars 2020 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

De l’autre côté

autr côté

De l’autre côté du portillon,
Mon charmant petit oisillon,
Pour une jolie demoiselle
Vais-je agiter mes ailes
Jusqu’à passer le rubicon ?

De l’autre côté de la porte,
Avec cette nudité en escorte
Aux fines mains de dentellière,
Vers cette mystérieuse lumière
Irais-je pour une dernière prière ?

De l’autre côté, à pile ou face,
Mes désirs figés dans l’espace,
Pourrais-je voir à sa fenêtre
Cet angélique minois apparaître,
Sans pouvoir avec elle renaître ?

De l’autre côté, à ses côtés,
Si la vie m’était ôtée,
Derrière ce voile de dentelle
Mon corps éperdu sans elle
N’aurait d’amour que ses ailes ?

De l’autre côté entrebaillé,
Mes mains sous ce léger déshabillé
N’auraient de cesse pour ce corps
Qu’un amour jusqu’à la mort
Couché à ses côtés, de l’autre côté.

 

24 Mars 2020 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

 

On the road again

Aegidius

Tantôt nu, tantôt Général,
Avec vous, Gil, c’est pas banal !
La routine y perd son latin.
Me voilà avec un gallo-romain
Sur vos lieux de rencontres !
Vous déboussolez ma montre !

Aegidius et pourquoi pas Celsius
Tant la température explose mon plexus !
Plus fantasque que vous, je meurs, 
Bousculée par toutes les humeurs.
Juste le temps de souffler sur une pause,
Je vous retrouve abattu, l’esprit morose.

Toujours la valise à la main,
Votre punch on the road again,
Tel un frelon dans la culotte,
De pom-pom girls nous dorlotte.
De palais en ruines, de séries noires,
Vos grottes regorgent d’histoires !

Si la vie est une aventure …
Mes temps morts sont les fioritures
De votre burlesque tagué sur les murs !
Avec vous sur le char de Ben-Hur,
Dans une arène de gladiateurs,
Fuyons la poussière des prédateurs !

12 Janvier 2020 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

 

 

Voyons voir …

J92

Allons nous comme des mendiants déguenillés,
Ruinés par ce Covid-19 toujours pas empaillé,
Déconfiner ou confiner encore pour nos deniers
Loin de vivre peinards sous les cocotiers … ?
J9 l’antichambre de l’épanouissement avorte.
C’est une explosion de dettes, de vertus de cloportes.
Le pauvre Ermite, confiné dans sa demeure,
Ne comprend plus rien à leur cuisine au beurre.
Se détachant du monde, dépouillé de sa richesse,
La seule qui lui reste est à l’intérieur de sa forteresse.
En dépit de toutes les volubiles et belles promesses,
Ce Covid-19 lui a coûté la peau des fesses.
Et pour se trouver en harmonie avec l’Univers,
L’isolement est pour lui une condition nécessaire.
Tel un condamné à l’emprisonnement, le silence
N’est pas la vertu de tous ces gens d’importance
Qui dispersent, en bons moulins à vent, querelles,
Divergences, isolant chaque souffrance individuelle.
Seule la lumière, aujourd’hui coopérative, éclaire
Cette âme abattue, penchée sur son mystère,
Simulant un instant, pour l’Art, une pose
D’un stationnement dramatique pour le pot aux roses.
Avancer quand les guides deviennent des élèves …
Y a de quoi se morfondre, chercher une étincelle …

 

9 Avril 2020 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

Patienter …

patienter

Comment ne pas patienter en ce confinement,
En présence d’une beauté dont l’aimant,
D’un magnétisme naturel, vous attire
Sans pour cela avoir des pensées de satire.
Une attirance à double tranchant s’interpose
Entre force morale et intégrité de cieux moroses
Confinés dans une tour, dont la seule issue de secours
Serait cette descente aux enfers de beaux atours …
Intolérable ce dos tourné vers le jour !
Ce J8 en période de crise soulèverait bien le voile …
Mais épuisé après avoir bouclé des myriades d’étoiles,
Sous l’allégresse de ses sentiments, d’un amour serein,
Il n’a pour se nourrir que cette chute de reins
Contre un bonheur lié sous toutes ses formes.
Patienter … Patienter … en ogre se transforme.
La jalousie n’est plus inquiète, c’est la disette.
Quelques jours de repos pour les historiettes
D’une transaction entre un sujet et ce qu’est l’alentour.
Ce J8 nous l’envoie pour supporter en étranger suprême,
Passionné par le monde des autres et leurs extrêmes,
En attendant une mise à nu entre résistants …
Patientez, méditez ce « Quand tu seras grand » colopotents !
Et de ses boucles J8 superbement représenté
Vous accueillera dans cette tour de désirs hantés
Pour un bonheur confiné mis en quarantaine
Avec cette irréelle et fragile poupée de porcelaine.
Dire ou se taire … être exclu ou amputer son âme,
En ce J8 le désir de découvrir ce Covid-19 infâme
M’a amenée à inventer jusqu’à l’absurde fait
Un récit à partir d’un charme plein d’attraits.
Isolée dans sa tour comme une âme en peine
Prisonnière des médias et de leurs fêtes foraines
En cette distance à tenir
Pour l’admirer de face, il nous faudra tenir ! …

 

8 Avril 2020 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

Entre-deux

entre 2

Entre-deux pour trois poutres,
D’une grange sans paille ni loutre,
Pour une jeune et jolie fermière
Baignée, transpercée par la lumière.

Comme sœur Anne, elle attend, guette,
Son berger promis par la pâquerette.
Cette promise née sous le signe de Zorro,
En attendant, patiemment, fait le poireau !

En compagnie de ces trois poutres
Qui voudraient bien, avec elle, passer outre
Depuis que la jouvencelle aveuglément
Sur la paille couche ses sentiments.

Ces trois poutres au sol, tombées des nues
D’un plafond ancien, accueillaient la bienvenue
Aux hôtes et membres de la famille.
De singuliers drilles, parents de la jeune fille.

Jusqu’au jour où des termites affamées
Menacèrent leurs ciboulots déjà entamés.
Dangereuses, elles furent mises à l’écart
En cette remise, leur dernier étendard.

Depuis elles assistent aux rendez-vous
Entre deux rêves aux délires les plus fous.
Mais la belle bergère d’amour en amourette
N’est jamais satisfaite de ses conquêtes.

C’est ainsi, entre deux, à claire-voie
Que ces poutres dévorées de bonne foi
Comme un feu de paille brûlèrent
Consumées par ces passions éphémères.

La fermière d’un entre-deux en faction,
À leur feu, réchauffa son irréelle fiction.

 

Moralité : 
Entre la poutre et une paille
La paille d’un entre-d’eux tiraille.

 

11 Mars 2020 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

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