Archive pour la catégorie 'Photographe Gérard Bousseton'

Le Bich’Bar

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«C’est encore le Gérard !
Toujours planqué dans son Bich’Bar !»
«C’est bien lui tu en es sûre ?»
«Oui je reconnais là son architecture …
Faisons semblant de brouter …»
«Moi, j’ai pas envie ici de m’encrouter !
Nous sommes à découvert sur ce chemin …
Rien de tel pour se faire tirer sur le popotin !»
«Pourtant je flaire bien son odeur …
Je t’assure ce n’est pas un chasseur …
À part la photo qu’il affectionne
Pour ensuite dévoiler à des personnes …»
«Notre intimité ! C’est un intrus !
Je reste pas une minute de plus !
Il est cagoulé de noir !! On dirait …»
«Une tête de gorille !»«C’est vrai …
Allez les filles on dégage ! j’ai les chocottes …»
«Quelle bande de chochottes !
Je vous dis que c’est Gérard saperlipopette !»
«Et moi je te dis que c’est pas une guinguette !
Nous on file reste si tu veux …»
«Bande de nases pétocheux !
Bonard ! À moi la vedette !
Rien que toi et moi Gérard ! N’est-ce pas chouette ?!!»

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14 Mai 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Gérard Bousseton sur Facebook

 

 

à l’heure où la lune

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Ce soir, à l’heure où la lune remplace le soleil,
Quand les champs vont ôter leur parure de vermeil …
Un jeune cerf est venu à ma rencontre sans crier gare
Alors que la lune n’avait pas encore allumé ses phares.
Camouflé dans les genêts, intriguée par cette bizarre forme,
Je retenais mon souffle de peur que sa chaleur déforme
Ce que je crus entrevoir de ce bonheur inattendu, inespéré,
Alors que la lumière de mes appareils s’offrait une virée.
C’est ainsi que ce jeune cerf de sa cachette fleurie a surgi.
Sa jeune ramure lisse de tous liens encore assagie,
A déclenché des ondes sur cette panne de bien être.
Ce daguet ne se contentait pas d’une simple fenêtre !
Nous sommes restés là, à nous dévisager, seuls au monde
Oubliant dans le court instant les laideurs nauséabondes.
Je n’étais plus sur Terre, troublée par ces minutes et secondes
Qui allaient nous séparer, faire disparaître dans la nuit noire
Nos regards soutenus désormais ancrés dans nos mémoires.
Dans un bruit de feuillage, à mon regret, il s’est enfui …
Il me reste en souvenir ces clichés animés de nos bruits.
Devin, il savait dans l’ignorance de mes intentions
Qu’une telle grâce dans cette poétique apparition
Ne pouvait pas rester dans l’ombre du soleil et de la lune
Quand les champs vont démêler leurs chevelures brunes,
Quand le rêve ne suffit plus à combler le vide …
Alors me reviendra ce sublime et dernier rendez-vous
Qui hante mes pensées et se languit de nous.

 

22 Août 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Gérard Bousseton sur Facebook

 

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