Archive pour la catégorie 'Photographe Farid Radjouh'

REMBO racontée par Chouette, l’autruche

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« La mort du héros … ça vous parle mes cocos ?
Comment finir un conte sans fin ? …
Le scénario introduit un assassin ! …
C’est ce qu’a fait la lionne Rembo !
Elle a profité de la nuit sans témoins
Pour enlever ses lionceaux et mettre fin
À ce conte qui n’en finissait plus.
Elle les a enlevés de la revue !
On dit que … chacun croira ce qu’il a vu !
Même moi, l’autruche, je n’ai rien vu !
Elle a fait appel, rien que çà, à Cannibal
Pour orchestrer l’Oscar de ce festival,
Afin de retrouver l’intimité, l’amour filial,
Sa liberté dans ce monde animal.
Comme dans tous contes et séries
Les héros disparaissent comme Fifi et Riffifi
Ou Joli Coeur, accompagnés des pleurs
Des assidus et passionnés lecteurs.
Depuis les trois lionceaux à l’abri
Folâtrent sur des sauts de cabri,
Heureux de quitter enfin cet essaim
Et céder la place à un autre conte sans fin.
Rembo, ainsi, en contemplant ces hippopotames,
Qui se marrent bien de ce méli-mélo drame,
A mis fin par une nuit sans lune, seul témoin,
Pour protéger ses trois célèbres galopins
D’une horde chassant des lendemains
Qui collaient trop à leur sauvage destin.
Dans les belles histoires, on ne voudrait jamais
Que la dernière page se referme à jamais.
Depuis ces lionceaux courent quelque part
Dans leur savane et ses oasis des grands boulevards.
On dit que des guépards auraient vu ce trio
Serrés l’un contre l’autre, tournant les pages d’un album-photos … »

 

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21 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Farid Radjouh -  Kilambo Abou Maringa
Contes de la prairie 

 

Que vais-je faire aujourd’hui ?

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Que vais-je faire aujourd’hui ?
Le ciel n’est pas à la pluie,
Ce n’est pas l’heure d’un bain de minuit,
Ne rôdent autour les démons de midi.

Toucher le ciel avec ma tête 
Sans le secours de mes cornettes ?
Il est trop tôt pour une partie de gambettes
Qui supportent ma svelte silhouette.

Jouer au jeu d’ombres chinoises peut-être 
Sur l’écran orangé de la céleste fenêtre 
Qui ne laisse du jour apparaître 
Mes élégantes maxi-chaussettes.

Que vais-je faire aujourd’hui ?
Qui viendra heurter à mon huis
Pour tenir compagnie à mon ennui ?
Le soleil se complait dans la nuit.

L’horizon déclame ses flammes
La lumière sur mon corps s’enflamme 
Mon emploi du temps parmi ces âmes 
Sur vos coups de cœur se pâme.

Une simple question a suffi 
Pour liker d’amicaux selfies
Sur des visites qui m’ont réjouie,
Après ceci, qu’allez-vous faire aujourd’hui ?

31 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photo : Farid Radjouh sur Facebook

Farniente …

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Nous, on voudrait s’amuser ! …
Et nous sommes désabusés.
Maman ne fait que roupiller !
Nous laissant que son ventre douillet.
Certes, nous tétons à notre aise l’élixir
Qui nous aidera à bien grandir…
Mais, en attendant c’est la farniente …
Maman de ses chasses est éreintée,
Nous devons attendre son réveil.
Il nous reste que ce généreux soleil
Pour de ses rais jouer avec les ombres
Qui camouflent nos spots en nombre.
Ah ! Voilà qu’elle baille ! Enfin !
Nous allons pouvoir avec entrain
Remuer comme ces beaux léopards sages
Que l’on ne voit pas sur des images !
La discrétion est notre leçon de vie
Si nous voulons espérer un sursis.
Nous aimerions tant gambader …
Notre enfance est déjà fardée !
De silence, brimés de nos réjouissances,
Les sens ont doté notre naissance.
C’est au plus rusé en cette récréation
D’échapper à une certaine dormition.
Nous on voudrait bien s’amuser …
Les vitrines sont faites pour les Musées !
Nous ne sommes pas empaillés ! 
Arrêtez de babiller ! …
Cache-cache ça vous irez chenapans ?
Colin-maillard c’est moins flippant … 
Allez fermez vos jolis yeux !
Ah non! voilà qu’elle se remet au pieu !
Viens on va jouer à chatouille-madame !…
Ouais ! après maman est toutes flammes !
Maman, on voulait juste un peu s’amuser …
Oui, mais du jeu il ne faut pas abuser !
Mais maman tu aimes bien les guiliguilis !
Vous n’aimez pas, petits lascars, ma descente de lit ?
On en a marre de faire du calcul dessus …
Bon ! je vois que c’est sans issue !
Allons faire un jeu de piste ! …
Encore flairer des odeurs … c’est pas triste …
Il faut le prendre comme un jeu  !
Vous découvrirez les trésors de l’enjeu !
Allez, un peu de courage, moussaillons !
Tu vois pas que nous baillons ?! …
Vous n’en dormirez que mieux !
Allez tout le monde hors du pieu ! …

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20 Mars 2018 – Jeannine Castel
Photos : Farid Tadjouh sur Facebook
Contes de la prairie

NYMPHO et le lion indifférent

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« Elle me pompe, me fatigue, cette lionne NYMPHO !
Tout ce barouf pour avoir d’autres marmots !
S’enchaîner avec cette glamour du pays
Pour des lionceaux, des anges dodus … Assailli
Par ses roulades, ses rugissements de bête en chaleur,
Trop c’est trop pour la santé de mon coeur !
Quelle frénésie chez cette bling-bling possédée !
On dirait une demoiselle dont les idées
Ne vont pas plus loin que le bout d’une queue
Qui danse la zumba pour une queuleuleu ! …
Dernière de l’espèce … prétend-elle …
Non, mais elle me ferait croire qu’elle est pucelle !
Ah ! toutes ces femelles et leurs vicieuses ficelles !
Ma petite poule passe au niveau supérieur
Si t’as envie d’un paradis en couleurs ! »
« Mon baby, je veux m’éclater et voler,
Danser, vivre ma vie de lionne épaulée
Par un Roi tel que toi de feu et de glace,
Vite je meurs d’envie, allez mon cher, de grâce
Prenons ensemble cette envolée spectaculaire !
Mon poulain fait bouger ton sage derrière !
Ce coucher de soleil envoutant dans tes yeux
Me conte à quel point n’est ennuyeux
Cet amour que j’attends pour combler mon attente. »
 « Ça y est ! » se dit ce jouisseur … « elle est al’dente !
J’aurais pu en professionnel la satisfaire avant
Mais je dois conserver mon titre de lion indifférent …
Du moins c’est ce qu’on prétend sur le Mara
Quand personne n’est là, même pas un rat ! »

 

29 Décembre 2017 – Jeannine Castel
Photo : Farid Radjouh

Publié dans:animaux, Photographe Farid Radjouh |on 4 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

BLACKY

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Quels buveurs de whisky
Pleins de quoi et de qui
M’ont baptisé BLACKY …
Vous trouvez ça exquis ?
BLACKY … et vous voilà conquis !
Dès que j’apparais, c’est acquit !
À quoi me reconnait-on ?
Sur le blair, j’ai un bouton.
BLACKY ! Oui, j’ai du chien !
Les femelles le savent bien.
Quand il y a de la bagarre
On appelle BLACKY dare-dare !
Je sais, j’ai le prénom d’une guitare …
Mais sur le Mara y a pas de fanfare !
Par contre y a des barbares ignares
Qui prennent notre réserve pour un square …
Entrées, sorties … nous voilà hall de gare !
Pour nous un inquiétant avenir se prépare.
On a bien les girafes comme phare …
Mais elles aussi invoquent les lares …
Non, croyez-moi, j’ai le vert de gris
Tant mon esprit de soucis est pris.
Ces gredins paient même leur droit d’entrée
Pour nous filer des raclées ! Je suis outré !
Mais qu’avons-nous fait à part avoir obéi
À ces gens qui nous ont installé ici ?
Espérons que nous aurons encore des visiteurs
Pour réconforter et écouter nos malheurs.
Bon … c’est Noël chez vous je crois …
Et comme on dit … chacun sa croix …
BLACKY … pourquoi … pour qui …
Tiens, ma crinière a la couleur du whisky …

 

24 Décembre 2017 – Jeannine Castel
Photo : Farid Radjouh

 

 

Publié dans:animaux, Photographe Farid Radjouh |on 28 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Derrière chez moi savez-vous quoi qui n’y a ?

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Et à présent que vais-je écrire ?
Juste le temps de penser et de le dire …
Des vers précipités dans une bassine à frire …
Voilà l’image qui décrit d’un sourire,
Tel un tsunami qui envahit ma tête,
La saisie de cette infernale quête.
Comme un caméléon coloré selon ses humeurs,
Ou l’assise d’une girafe en mal de hauteur,
Le pain de chaque jour doré et croustillant
M’arrive par magie de vols tourbillonnants.
Malaïka s’en lèche les babines, avertie,
Alertée par un Hibou Grand Duc qui dévore mes écrits
Comme un Râle de Virginie en constants mouvements.
Mes mots me ramènent au temps des rois fainéants !
J’abandonne tous les projets de mon emploi du temps,
Prisonnière de ces tyranniques plumes aux vents.
Dans cet épais conifère de cadeaux offerts,
Le héron strié aux bleus d’acier et de fer,
D’un équilibre fait la courte échelle
À tous ces animaux affamés de consonnes et voyelles
Qui veulent sur quelques lignes sans prétention
Sortir d’une image, d’une muette contemplation.
À ce sujet laquelle choisir en cet étalage,
SVP pas de jaloux ! Vous avez déjà une image !
N’oubliez pas que ces jours sont réservés aux éléphants.
Arrêtez vos caprices ! Place à ce jeune éléphant triomphant !

Croire c’est déjà être triomphant.

 

27 Novembre 2017 – Jeannine Castel
Photo de Farid Radjouh sur Facebook.

Publié dans:animaux, Photographe Farid Radjouh |on 1 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

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