Archive pour la catégorie 'Photographe Christine Convers'

La baignade

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Après la vision en noir et blanc de son immortelle réhabilitation,
TEMBO retrouve les couleurs de la nature avec admiration.
Il s’apprête à prendre un bain, un de ses plaisirs favoris,
Sous le regard protecteur de NINERA et des anges de la prairie
Tandis que de sa hauteur une girafe suspicieuse le surveille
Intriguée par un buffle qui a des yeux dans les oreilles.
TEMBO trouve amusant de voir sa trompe sur le reflet de l’eau
Mimant les mêmes mouvements qu’il fait au-dessus de l’eau.
Un cours d’eau paisible réservé pour lui tout seul après le drame.
Il a peur d’être empoisonné par cette eau trop calme.
Il s’agenouille comme s’il voulait d’une prière rendre hommage
A sa mère morte, abandonnée au bord du lointain rivage.
Une grande tristesse l’envahit, il s’affale sous la douleur
Et se laisse glisser, prêt à mourir, malgré la faible profondeur
De cette eau meurtrière ancrée à jamais dans sa mémoire.
Incapable encore de surmonter ses angoisses d’être d’orphelin,
NINERA essaie de le sortir du pétrin de ce boueux bain.
BIO est appelé en renfort, tous deux sont enlisés dans la boue,
L’un voulant mourir, l’autre le secourir, à quatre pattes la nounou
Use de toutes ses forces pour ramener ces deux naufragés.
Les voici tous trois soulagés, sur pieds, hors de danger.
Choqué par cette baignade, ruisselant de chagrin,
L’absence de sa mère est trop dure pour lui ce matin.
La mémoire de l’eau et ses monstres humanoÏdes
De son histoire dans des tourbillons translucides
Vont embarquer TEMBO vers des contes nautiques
Entre le rêve et la réalité vers des îles poétiques
Pour affronter les monstres d’une humanité d’androÏdes
Destinés à périr dans des eaux infestées de celluloïd.
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La toilette de la Grande Aigrette

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Quand la grande aigrette
À Baringo fait sa toilette
Ce n’est pas en cachette !
Haut perchée sur le faîte
D’un arbre mort de vieillesse
Elle l’épaule de sa jeunesse.
De son long bec fin et délicat,
Après quelques brefs encas,
Elle lisse ses plumes légères,
                                                                                   De leur poussière les aère.                                                                                   .
Quelques unes se rebellent
Suffoquant sous les ailes.

Quand la grande aigrette
Décide de faire toilette,
Elle parade sur sa sellette
Dans son rôle de starlette
Dominant de sa hauteur
Les béats admirateurs
En attente de recevoir,
Selon son bon vouloir,
Impatients, prêts à défaillir,
Une plume en souvenir.
Mijaurée elle fait durer le plaisir,
Se réjouit de les voir languir.

D’un salut de fausse modestie
De son long cou elle remercie
Tous ces fans amateurs de toilette
Accourus pour voir leur vedette
Vêtue d’un fourreau entrouvert
Sur deux pattes raides comme fer
Dans des bas noirs de pure soie
Chaussée de talons fins harponnés au bois.
Bissée, fière de son beau costume,
De plaisir frissonnent ses plumes
Qui n’ont pour seule toilette
Que celle de cette grande aigrette.

 

4 Mai 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Christine Convers sur Facebook

 

 

 

Les rebelles

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«Hello ! J’ai pas pu tenir suite aux étranges nouvelles …
En catimini, je viens voir ces manifestantes « Les Rebelles »
Qui sautent sur l’occasion, en cette journée des lionnes,
Pour revendiquer et informer ce qui va changer leur donne.
C’est ma vieille amie la tortue CACAHUÈTE, encore choquée,
Qui nous relate les faits entrecoupés d’un encombrant hoquet :
« Elles ont assez de ces lions, ces rois qui se la pètent.
Ces Rois soleil qui se pavanent de conquête en conquête,
Les poursuivent, les harcèlent jusqu’à dévorer leurs lionceaux.
Ce sont elles désormais qui veulent tenir le lasso.
Elles ont donc décidé de crécher dans les arbres
Ce qui leur permettra selon de rester de marbre.
D’avoir de l’ascendant et refuser tout intrus indésirable,
Choisir à leur gré l’élu qui leur paraîtra convenable. »
«Ça alors ! Quelle nouvelle génération ! Que disent les lions ?»
« Quelques lions récalcitrants ont essayé de passer outre …
Ils ont eu des problèmes au moment d’embrayer sur la poutre …
Quand « Les Rebelles » toutes ensemble passent à l’attaque
Elles deviennent de véritables furies pire que des macaques ».
«Mais comment vont-ils faire ? Il faut bien qu’ils copulent !
Et pourquoi pas aussi revendiquer la prise de la pilule !»
« Non … il suffit au lion de choisir et de tirer sur le cordon 
Et soit la lionne descend, soit elle reste sur son tronc. »
«Sans blaguer ! Oh ! On se croirait à Amsterdam ! …
Am stram gram pic et pic et colégram bour et pour et ratatam …
Ben dis donc RISETTE pour toi ça change pas grand chose
Puisque tu es reine et les mâles chez vous trouvent vite porte close …»
RISETTE s’assied sur CACAHUÈTE en guise de pouf,
En lorgnant tous ces cordons pendus s’amuse à faire la plouf …
Am stram gram … ça sera toi …

9 Août 2020 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Christine Convers  Ranger Kid Africa  Wonderfulworld Acswell

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Un règne contesté …

Alceste

En ce jour de la fête de la musique,
Ils accoururent nombreux, l’âme bucolique,
Alléchés par la renommée du groupe « Les babouins »
Qui mit le feu aux poudres jusqu’au dernier témoin
Dont je vous laisse le droit de deviner
Qui était ce héros potentiel pour dessins animés.
Narrateur de cet évènement sans précédent,
Acteur, il ne comprit pas tout ce déferlement
À cause d’une chanson écrite sur la fonction royale
Qui mit quelques lions dans une rage phénoménale.
Ces paroles, suspicieuses de quelques tyrannies,
Irritèrent leur cuir chevelu de réputation ternie
Qu’ils vengèrent dans une débandade incontrôlable
Invitant tous les excès par l’expression « À table ! »
De ces Rois, de leur prétendu Sage Ministère,
À l’égo surdimensionné auréolé par leur crinière.
Ils firent de ce concert un cauchemar dantesque,
Conflictuel entre Sacerdoce et Empire … ou presque.
Dans sa cachette, récitant de mémoire la tirade,
Notre contemplatif regarde en ajoutant à la sérénade :
«C’est ainsi qu’un grand roi voit croître chaque jour
Dans le cœur de son peuple, et le zèle et l’amour :
Cet amour pour sa garde est plus fort qu’une armée,
Et l’âme d’un sujet de ce zèle animée
Sert toujours à son roi d’invinciles remparts
Que sait rendre l’amour plus fort que ceux de Mars.
Tant de soldats, en vain semés dans les provinces,
Y pensent maintenir la puissance des princes ;
La force en cet endroit n’a qu’un masque trompeur :
Elle marque des rois la faiblesse et la peur.
Un prince environné de soldats et de gardes
Imprime la terreur avec leurs hallebardes,
Mais tout cet appareil et dont se sert un roi
Dans l’esprit de son peuple à jeter de l’effroi
Fait voir qu’un souverain, en régnant par la crainte,
En a comme un tyran le premier l’âme atteinte.
Un sage Ministère évite ces excès.»
« Les babouins » de leur scène aérienne achevèrent
Par ces mots dont les micros-échos grésillèrent :
«Oui, je vois ces défauts dont votre âme murmure,
Comme vices unis à l’humaine nature,
Et notre esprit enfin n’est pas plus offensé
De voir un homme fourbe, injuste, intéressé,
Que de voir des vautours affamés de carnage,
Des bêtes malfaisantes, des lions pleins de rage …»
Par peur des représailles, tapi dans son silence, murmurant :
«Il est bon de cacher ce qu’on a dans le cœur. Couvrant
L’illusion d’une politesse complaisante d’un rideau rouge
Aurait évité cette vision très noire saignant tout ce qui bouge.»
Alceste gardant l’anonymat, face à tout ce désordre public
N’eut pas envie, en toute franchise, d’être ce roi perché sur un pic …

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21 Juin 2020 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Bri lions – Christine Covers – Tony Crocetta sur Facebook
Extrait du livre Le Poète et le roi de Marc Fumaroli.

 

JULIO acteur ?

Colbert

«Sache que le chemin le plus sûr pour régner
Est celui des tyrans ou bien celui des crimes ;
Car, dans tous les puissants que les siècles ont eus,
L’injustice a pour eux mieux fait que la vertu.
Donne au roi le mépris des choses les plus saintes,
Qu’il ait un Père Annat seulement pour l’honneur …
FIASKO ! Tu écoutes ? C’était qui ce Père Annat ? 
«Euh .. je vois pas … à part un piranha… » 
«Tu dois me donner la réplique … c’est pas sérieux !»
«Tes cours de théâtre … c’est d’un ennuyeux ! …
Que m’importe qu’un colvert caquette des volontés
À un cardinal qui a l’air en mauvaise santé … »
«FIASKO on dirait que tu as peur d’être Roi un jour ?
Le théâtre fera parti de ta cour et basse-cour ! …
Ote-lui de l’enfer la chimérique peur ;
Que si son peuple crie, il soit sourd à ses plaintes ;
Imprime-lui qu’un roi sensible à la pitié,
Perd de tout son pouvoir la plus belle moitié.
Dis-lui que la révolte, aux princes si funeste,
S’engendre dans les cœurs, se nourrit par l’argent ;
Que lorsqu’un sage roi rend son peuple indigent,
Bien loin de ses États il chasse cette peste ;
Dis-lui que … que … FIASKO ! Tu bades aux corneilles !»
«Quoi !!! Tu m’énerves ! … tu me casses les oreilles ! !»
«Si te plait … lis moi la suite … » «Ça bouge là-haut …»
«???? T’avoir à ma suite …  Je vais me prendre un râteau !»
«???? c’est pas écrit ça !… Dis-lui que pour remède à la rébellion
Il faut dépouiller l’homme ; et régner en lion.
Fais qu’il se rende enfin par son humeur farouche
Cruel à ses sujets et dur à ses amis,
Et qu’étant sur le trône où le hasard l’a mis,
La disgrâce d’autrui point ou peu ne le touche.
Qu’il pense que l’orgueil, avec sa fierté
Fait avec plus d’éclat briller la majesté.
Ben dis-donc .. dépouiller les hommes … maman !
Faut que nous attendions la fin du déconfinement.»
«Pourquoi tu m’as pas laissé finir mon conciliabule ?»
«Faut savoir … pour que tu me reproches de coincer la bulle !
Puis si t’es pas content cherche toi un autre prétendant …
D’un trône avec toutes ces combines sans sentiments
Très peu pour moi, ce serait pour vous tous un fiasco …»
«Sauf que le tien s’écrit avec un K mon coco … »
«Tu trouves que du caca y en a pas assez ? Jusque dans l’eau !
La prochaine fois trouve un texte un peu plus rigolo !»
«Oui, je vois ces défauts dont votre âme murmure,
Comme vices unis à l’humaine nature,
Et mon esprit enfin n’est pas plus offensé
De voir un homme fourbe, injuste, interessé
Que de voir des vautours affamés de carnage …
FIASKO regarde ! ils ont rappliqué suite à mon langage …
Ça alors ! Qui m’aurait dit que des vautours s’intéressent …
À du théâtre ? Seraient-ils de la Presse ? …»

 

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14 Juin 2020 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
photos : Christine Convers  Michel Andrieux

Extrait de L’Innocence persécutée
Ce dialogue réunit Colbert et son âme damnée Berryer, que le « favori » du roi Louis XIV
avait fait siéger dans le tribunal d’exception nommé pour juger Foucquet.
C’est la lecture par Colbert des dernières volontés dictées à son intention par Mazarin mourant …
(Le poète et le roi par Marc Fumaroli)

 

 

 

 

Le fondamental et l’édifice

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Les oubliés du dimanche chez Michel Drucker
Ne resteront que de rafraîchissants courants d’air
Enterrés avec les gentils et les méchants au cimetière
Noms gravés, peut-être, sur les tombeaux de St Pierre.

Le hasard, ce talent de la vie, parfois salutaire
Fait ressusciter des morts quand le rêve s’enterre.
Tant de fans inconnus participent à la gloire d’un édifice
Grâce au fondamental pour qu’un Olympe resplendisse.

Ce passionné homme-objet, en dehors de son image,
Vit confiné dans une cellule de présences, de partages,
S’accroche à tout ce qui peut lui faire oublier
Que sans ces anonymes agenouillés il perdrait pied.

Il va de soi que ni JULIO, ni RISETTE, Un et Une
Partageront un divan de célébrités, même pour des prunes !
Mails elles n’auront jamais dans leurs mirettes
L’amour d’un JULIO pour les tam-tams à roulettes.

À tous ces oubliés du dimanche chez Michel Drucker
Ce Parnasse dont le quotidien de ce monde en enfer
Regarde, admire, envie ces romans et romances
Qui font rêver, embellissent l’irrationnel de l’existence.

 

28 Juin 2020 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine

Photo : Christine Convers sur Facebook

 

 

La meilleure façon de marcher

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«Maman n’aime pas que l’on marche en file indienne …
Surtout quand derrière nous il n’y a pas de gardienne.
La lanterne rouge qui prévient et donne l’alarme
Afin que nous puissions préparer nos armes …
Éviter un affolement et protéger les petits trésors…
Un sauve qui peut parmi eux serait une mise à mort.
Puis maman aime bien que nous marchions par hiérarchie …
Ce qui arrange MOUSSE avec toute sa panoplie de chichi.
L’autre jour, je me suis caché dans un gros buisson
Pour observer cette drôlesse au cours d’une leçon.
Vous l’auriez vue comme elle se la pétait la demoiselle !
Elle veut apprendre à marcher comme un top-modèle !
Ouais ! Tout ça parce qu’elle a appris qu’un défilé
Doit avoir lieu pour un Mardi-gras … un jour sans filet ? …
Beurk ! Rien que du graillon … très peu pour moi …
En tout cas quand nous allons ainsi tous les trois,
À cause de cette comédienne et de ses foies,
Puis parce que je suis le plus dégourdi, paraît-il …
C’est moi dans la tempête qui termine par ainsi soit-il
Chaque fois que nous sommes menacés par les hyènes,
Ces commères qui ricanent et dont l’hygiène
Me laisse interrogatif quand je vois ces charognes
Se ruer sur des cadavres comme foire à l’empoigne.
Lorsque nous passons ainsi alignés, j’ai comme l’impression
Que nous faisons l’admiration des lions …
Je ne le montre pas, mais j’ai la trouille bien souvent …
Alors je bombe mon torse, mes quatre poils au vent,
Fier comme cet Artaban contemplant sa trouvaille
Qui vient de remporter sa première bataille.
Ce jour là pris en photo nous allions tâter le terrain
Ensuite rendre visite à notre célèbre et grand copain
Un lion patriarche … il est plus fort que toutes les tempêtes !
Je l’adoooore et oublie que très souvent il pète …
Je vous le présenterai ! Il trône toujours à sa place favorite.
MOUSSE ! Tu n’es plus au pas ! Tu m’embrouilles petite !
Petite … hihihi ! Ça lui rabaisse sa fierté de top-modèle …
Maman ! Pour mardi-gras je pourrais manger de la gazelle ? …»

 

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15 Février 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Christine Convers sur Facebook

 

 

RISETTE maman

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Aux premiers roulements de tambour
RISETTE accourt, s’empresse d’informer sa Cour
Occupée depuis cet attendu évènement
Où RISETTE a affiché sa joie d’être maman.
Flairés, inspectés sous toutes les coutures,
Deux boys sortis du trou découvrent la nature,
Éblouis par la lumière et les commentaires fusionnels.
Ils sont intimidés par tous ces regards de colonels
Passant en revue une troupe de jeunes recrus,
Prêts, au moindre écart, à les dévorer tout crus.
RISETTE après ces jours d’absence pour maternité
Qui lui parurent longs comme l’éternité,
A retrouvé sa chère liberté fantasque.
La vadrouille de toute petite lui colle aux basques.
Au retour d’un inventaire de son clan
C’est alors qu’elle entendit les pans pans pans
D’un tambour résonnant de fous rires
À l’annonce d’un Mardi-Gras. Quel délire !
Pressée d’annoncer la nouvelle à sa Cour
Elle en oublie de vous présenter ses deux amours.
Deux petits noirauds déjà bien turbulents
Dont les querelles agacent leur maman.
Pas de nourrice … allaiter est une belle chose.
Durant les tétées RISETTE se repose !
Comme vous pouvez la voir flashée à son insu
Ses tétines sont les meilleures suçues.
La Cour de RISETTE pour Mardi Gras s’affaire.
Comment se déguiser quand ce n’est pas nécessaire ?
Et vogue, vogue la galère en attendant Mardi-Gras !
Alléchantes festivités … pas de viande sans gras !

 

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6 Février 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Christine Convers Danielle Liska
Danielle le Grand sur Facebook

Il m’en a fallu du temps

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Il m’en a fallu du temps pour venir jusqu’à vous.
Par le biais des images nous avions rendez-vous
Cachés comme un bon point sous un secret buvard.
Il m’en a fallu du temps jusqu’à ces busards 
Assis à mes côtés sur les bancs de l’école
Avec laquelle je ne vivais pas à la colle.
Celle de la vie m’a appris davantage
Puisque vous voilà lisant mes bavardages.
Il m’en a fallu du temps jusqu’à cette page
Au projet un peu fou perché sur les nuages
Pour vous rencontrer au cours de nos voyages
Comblés de pluies de mots, d’éclairs, d’orages.
Il m’en a fallu du temps pour comprendre
Telle cette autruche qui ne veut pas entendre.
À travers ce dédale de carrefours, de méandres,
Jusqu’au bout je chercherai à comprendre.
Résignée, je ne peux qu’avec ma foi
Espérer et croire encore en toi.
Dieu nous aurait fait à son image …
C’est peut-être lui que je rencontre dans vos images.
Sourire, se moquer, peu importe …
Il m’en a fallu du temps pour atteindre votre escorte.
Comme un phœnix qui renait de ses cendres
Il m’en aura fallu du temps pour un peu apprendre.

 

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3 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photos : Christine Convers sur Facebook

 

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