Archive pour la catégorie 'Littérature et Poésie'

Point d’orgue

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Ce Dieu que j’ai en moi, qui me porte,
Sa joie qui me transporte,
En ces intempéries des jours nouveaux,
Ce Dieu chante mes mots.

Je le voyais si loin en ces jours incertains,
Amoureuse éperdue, je lui donnais la main
Sans savoir le mal de ce bien souverain.
Et je fuyais la mort, et je fuyais ses mains.

Les démons qui gagnaient en ce bien ont péri.
Ma sagesse demeure en Lui
Ce triporteur de mes folles randonnées.
Joie terrestre, en Dieu je vous aimais.

Pour quelques traverses, il m’emboita le pas.
Voyez jusqu’où l’humour de Dieu s’invita.
Mais je n’investis plus de la même manière
Je trouve fac-similé ces amours éphémères.

Aux dires de mon âme qui sème des choux,
Ma paresse s’enflamme quand il s’agit de vous.
Mais ce Dieu amoureux a besoin de moi,
Thérapie divine pour la folie de la croix.

 

28 Novembre 1993

 Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 14 juillet, 2015 |Pas de commentaires »

Descente aux enfers

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Les corps enchevêtrés, fleuve humain,
Vers Dieu qui apparait enfin,
Alourdis de repentir, baignant dans la lumière
Tendent leurs mains vers ce Dieu, leur Père,
Diffusant des faisceaux de tendresse,
Vers cet écheveau d’âmes en détresse.
Ils expirent, dans cette attente du pardon,
Leurs abandons.
Entraînés dans ce remous chaotique, ils implorent
La grâce d’être auprès de Dieu avant l’aurore,
Avant que la nuit, justice du drame,
Ne les précipitent dans les flammes.
Un dernier pèlerinage d’agonisants est à ses pieds.
Dieu, silencieux, les écoute prier.
Une voix de femme berce ces gisants,
Adoucit la douleur de ces pénitents.
Soudain déferle sur ces agonisants
Un souffle bienfaiteur les exauçant.
Aspirés du vide de la sombre mort
Ils s’éloignent du veau d’or.
Leurs corps, sans âme ni esprit, restent ici-bas,
Chacun retrouve son célibat …
Pour une nouvelle vie de ressuscité,
Ils rêvent d’éternité.

2 Février 1991

Jeannine  Castel

 

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 13 juillet, 2015 |Pas de commentaires »

Papyrus (2)

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La cérémonie du OUI
Pas à l’alliance infinie
Alla bon pas.
Passe-pied du baiser échangé
Le voile soulevé, pas danger,
A pas de loup, sans faux pas,
Premiers pas, premiers pas.

Vive la mariée, je t’aime
Jeu du Je, elle s’aime !
Pas de course, de ce pas
L’église, jusqu’en fin de pas,
D’un nouveau papa
Leur emboîta le pas
Bon pas, bon pas.

A grands pas
Mon délire à ton bras
Marche nuptiale dans tes pas
Sautons le pas !
Destination inconnue
Pas à pas perçue …
Pas de route, pas à pas,
Faux pas … Pas perdus … 

10 Janvier 1991

Jeannine Castel

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 12 juillet, 2015 |Pas de commentaires »

Papyrus (1)

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A petits pas
Pas, pas, papa
Sa fille à son bras
Pas, papa pas,
Triomphalement accompagnait
Pour un phallus soigné
Le pas du pas.

Sur le pas
Pas, pas, futur papa,
Attendait la fiancée
Au pas.
Amoureux d’une nature exquise
Au pas, au pas marquise,
Passe-pas de bises.

Du pas, tout pas,
Les invités admiraient
Dans ce pas qui mirait
La tendresse d’un si beau jour
Du pas de l’amour.
Le pas de la vie ce jour là
Pas à pas lia.

10 Janvier 1991

Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 12 juillet, 2015 |Pas de commentaires »

Au quotidien

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Se faire chier la vie
Chinoiseries
Pour des mutants antiseptiques
Coliques
Gâcheurs du bonheur des cieux
Vicieux.

Parfumer sa vie
Rapsodie
Pour un solitaire combat
Nirvana
Défenseur de la mort
Record.

8 Octobre 1991

Jeannine Castel

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 11 juillet, 2015 |Pas de commentaires »

Sècheresses

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Le vent de la bouche du riche Nêleùs
Berçait ce joyau de Zeus
Tout près de Santa Cruz de la Seros
En hommage à Battus , ce Boss,
Des nobles cavales naturelles
Où l’herbe tient lieu de porte-jarretelles.
La pluie n’eut point pitié du site.
Elle provoqua la désolation des marguerites.
Un ciel bleu à la foi de carmélites
Chaussa l’ascension de ce bel été,
Pour ce fidèle gardien de la cité.
Quelques chardons, repus de soleil,
Avec les bleuets chatouillaient les orteils
Des pieds des ronces aux mures assoiffées.
L’ours n’eut rien dans ce désert aux fées.
Les parois, refuges des rapaces, écoutaient
La musique que le vent ébruitait.
Les coquelicots rouges de confusion s’agitaient
Sous la caresse amicale qu’il leur manifestait.
Les arbres, soutiens de ce terrain à glissades,
Trouvaient ce lieu maussade.
Les clochettes des campanules amoureuses
Tintaient la Pâque joyeuse.
Un aigle plana si haut …
Le sol craquelé implorait quelque orage
Vers ce ciel déserté par les nuages.
L’églantine d’un rose timide attendait
Cette pluie bienfaisante, ici démodée.
Une course d’obstacles entre sauterelles
Et criquets dérangea les coccinelles.
Le ruisseau, asséché, assista impuissant
Aux caprices désarmants du temps.
Tout près du Monastère San Juan de la Pena
Au Nord de l’Aragon, dans la comarque de Jacetania.

Septembre 1990

Jeannine Castel

 

 
 
 
 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 11 juillet, 2015 |Pas de commentaires »

Sélections

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La main tendue, détresse aperçue,
Et toujours la violence.
Le coeur déçu, larme secourue,
Et toujours la souffrance.
Le réconfort oublié, savoir installé,
Et toujours le silence.
Où se répare le mal, où naît le neuf,
Et toujours teuf-teuf.
La gorge serrée, l’ami à côté,
Et toujours exhorté.
L’envie tiraillée, l’espoir à l’heure,
Et toujours le leurre.

6 Juin 1991

Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 10 juillet, 2015 |Pas de commentaires »

W Honda

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Ce soir, sur une mélodie légère,
Je t’espère.
Sur une valse à trois temps,
Je t’attends.
Sur une reprise plus joyeuse,
Mon âme langoureuse
Retrouve l’ivresse de l’amour fou,
Je l’avoue.
Echappée d’un couvent qui me console,
Je vole.
Nocturne sur l’idiote qui me ressemble,
Pourquoi si tard ensemble ?
Une rencontre sérieuse est-ce la
Fin des crachats ?
Sensitive illusion à la tienne enlacée,
De mes lacets.
Utopie, il m’est dur de tricher,
Rencontre affichée.
Mon corps de cette dernière nuit se souvient,
Et le tien ?
Il n’a pas l’air de souffrir de cet isolement,
Et pourtant …
D’un frais soleil, jeu des possibles,
Un rêve inaccessible.
Sur une mélodie inespérée
J’ai espéré !

7 Juillet 2015

Jeannine Castel
 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 9 juillet, 2015 |Pas de commentaires »

Des murs et des toits

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Malgré les murs, les toits de maisons,
Misérables richesses où nous habitons,
La nuit vient recouvrir de son obscurité
Ces jouissances qu’il nous faudra quitter.
Malgré la vie et la mort qui s’enfuient,
Mortelle tyrannie d’une vie qui défie
L’incessante victoire de glorieux sursauts
Enjambant l’illusoire pris au lasso.
Malgré les murs sautés pour venir jusqu’à moi,
Abandonnée pour de plus forts émois,
Il me faut demeurer en ce perpétuel massacre.
Beaux et brillants, fragiles comme la nacre
Ce n’était que des murs de briques réfractaires,
Poussifs prétendants de mes détachements nécessaires.
Au-delà des murs, des toits de maisons,
Mes années ont franchi le rubicond.
L’obscurité de la nuit veille avec moi,
Ces prétendants sont loin derrière moi.
Ils errent sur les toits …
 

8 Juillet 2015
 
Jeannine Castel

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 9 juillet, 2015 |Pas de commentaires »

L’ennui

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Il surgit sans être invité
Ce lointain parent proche du répit.
Il ignore ce qu’est l’activité
Ou simule ce qui l’incite au dépit.
Il profite d’un moment inoccupé,
D’une somnolence qui m’a hypnotisée,
Il m’enlise, me voilà dupée,
Toutes mes envies se sont volatilisées.
Point mort … L’ennui jusqu’au dégoût
Me propulse, m’enferme dans son inertie.
Tout est fadeur au moindre goût,
Une avalanche de soupirs m’asphyxie.
Le quotidien, si salutaire, secoue
Cette torpeur qui englue mes sens.
Mais ainsi ne suis-je faite,
L’ennui n’est pas mon encens…
Quand il vient en trouble-fête
J’invite les tribulations, les avatars,
Nous confions, complices, ce désoeuvrement
A l’embarras qui pique un fard.
L’ennui de lassitude, agace les tourments,
Le bourdon, contrarié, ne sonne plus le glas.
L’ennui, fatigué, sort sans tracas.
La vie est si précieuse qu’elle ne peut languir
Sur les aléas d’un désespoir, d’un déplaisir.

Il surgit en étant invité, l’ennui de même cité ?

 
8 Juillet 2015
 
Jeannine Castel

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 9 juillet, 2015 |Pas de commentaires »
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