Neige blanche d’un dimanche
Une mince couche de neige blanche
Recouvre un toit de ce dernier dimanche,
D’une année qui attend de 2026 la suite
D’heures, de secondes, de mois, pour qu’ensuite
Des histoires, des vies, des peuples ébruitent,
Racontent de descendances en générations
Ce qui, jusqu’ici, a comblé les informations
D’une planète, nommée Terre, d’un Univers
Compagnon qui propulse, lit les vers
De ma main qui trace sur la blanche page
Ces mots venus d’une flamme, d’un vagabondage,
D’un silence réchauffé par un futur soleil.
Brève caresse, réconfort aigrelet d’un éveil
Alors que résonnent encore pleurs et rires
D’une nuit de Noël, du meilleur et du pire.
La big Family, après son exode en Écosse,
D’une belle au bois dormant attend le carrosse
Pour aller en Avignon danser la farandole
Sous les arches d’un pont digne de l’Acropole.
Pâques aux balcons, Noël aux tisons, la pluie
Généreusement a coulé, mouillé la suif
Des cheminées visitées par un Père Noël XXL
Disparu aussitôt dans un bruit de vaisselle,
De papiers froissés, de cartons à l’abandon,
D’un sapin, d’une crèche, de discrets santons,
D’un décor au cœur de chaque convive repu,
D’une enfance retrouvée vidée de son pus.
Trois mystérieux mages en chemin s’apprêtent
À couronner, encenser, parfumer des têtes
Devenues frileuses devant ce berceau de consolation
Sous une étoile scintillante, éblouie d’admirations.
La gelée blanche, frigorifiée, d’une lente agonie,
À quatre jours d’une nouvelle symphonie,
Attend la promesse d’un audacieux dimanche
Sous un soleil qui retroussera ses manches,
Réchauffera ma tête et mon cœur entourés
De mes chats et de fidèles pensées adorées.
Ce 28 Décembre 2025 Jeannine Castel









