Archive pour la catégorie 'Littérature et Poésie'

Belle Dame

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Belle Dame, Vanessa Cardui,
Vêtue de quelques confettis,
Doit se rendre aujourd’hui
Au carnaval des Concettis.

Posée sur un char fleuri,
La belle profite de l’aubaine
Pour butiner ce coeur attendri,
Invité au Parc Lafontaine.

Le pourpre de cette fleur
Frémit sous les douces papouilles,
Tandis qu’excitée par les clameurs
Belle Dame, pressée, se grouille.

Reliée à une station de verdure,
Elle déploie la mosaïque de ses ailes.
Des milliers d’yeux émerveillés sur sa parure
N’ont que louanges face à cette beauté irréelle.

Belle dame, jolie fleur de papillon,
Bientôt de ses lumineux cotillons
Butinera sur les pensées d’une page blanche,
Enivrée des senteurs de ce beau dimanche.

 

17 Septembre 2017 – Jeannine Castel
Photo : Luc Durocher sur Facebook

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 21 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Contine pour un girafon

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Girafe
Girafon,
Melting-pot safari
Girafe
Girafon
Africanovirus photographies.

Girafe
Girafon
Camélopardalis
Giraffa
Girafon
Tippelskirchi.

Girafe
Girafon
Tu n’as pas de maison
Girafe
Girafon
Ni de grand cabanon.

Girafe
Girafon
Ton cou est bien trop long
Girafe
Girafon
Pour mon petit menton.

Girage
Girafon
Tes beaux yeux marron
Girafe
Girafon
Me donnent des frissons.

Girafe
Girafon
Où vas-tu donc ?
Girafe
Girafon
Les feuilles, feuilletons …

Girafe
Girafon
Melting-pot safaris
Girafe
Girafon
Au rendez-vous des amis.

8 Septembre 2017 – Jeannine Castel
Photo : Olivier Gonet sur Facebook

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 20 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

L’éléphant et le vieux marquis

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En mémoire d’un vieux Marquis descendant de Comtes
Et de leurs passions pour les éléphants, on raconte …
Aux visiteurs amoureux de sites inconnus, 
À sa Cour tombée des nues …

Q’un éléphant adopté par un Comte, farfelu Sire,
Lors d’un safari pour sauver l’animal du pire …
Il ramena ce pachyderme en son domaine
De grandes étendues, d’eaux souveraines.
Traité comme un Roi, l’éléphant savourait avec délices
Les bienfaits en cette oasis sans milices ni supplices.
Il regrettait parfois, ce satané cafard des jours sombres,
Les troupeaux de ses frères cherchant un coin à l’ombre,
Ses terres d’Afrique aimées, jusqu’à ce que vienne
Cette passion des safaris sereine parfois vilaine.
Ce cuisant souvenir lui rappela la sauvagerie
De ces braconniers s’acharnant sur lui, véritables furies,
Semant la panique dans son entourage familier
Qui ne purent rien faire contre ces fous à lier.
C’est alors, en ce drame, qu’un bruit de moteur
Fit fuir, accompagnés de pétarades, ces exterminateurs,
Et qu’il rencontra cette âme providentielle
Qui pansa ses blessures, organisa cette démentielle
Venue en ce havre de paix, loin de ses amours …
Voyant sa tristesse, le Comte lui amena… quel beau jour !
Un éléphanteau orphelin, sauvé, lui aussi, de la mort.
Le Comte aimait parfois se déplacer sur ces trésors.
Au fil des générations, après des années burlesques,
Il ne reste de cette belle histoire éléphantesque
Qu’une cage d’escalier dont la rampe ciselée
Rend hommage à la trompe, à une dent de lait,
De ces deux hôtes disparus depuis. Inconsolable
Un héritier, vieux Marquis, pour se rendre à table
Montait les marches, pliées comme papier gaufré gémissant,
Tenant la trompe d’une rampe salutaire à ses déplacements.
Ses montées et descentes lui donnèrent le tournis …
Il perdit la tête un jour … sans héritier … C’est depuis
Que l’on put voir la trompe de l’éléphant au fond de ce puits
Caresser avec amour le tombeau du vieux Marquis.
On dit même qu’ils trinquent dans un autre monde
À leur amitié, forgée à leur mémoire, restée sur nos ondes.

 

18 Septembre 2017 – Jeannine Castel
Contes et légendes du fer forgé ( Collection privée)
Photo de Gil Strec sur Facebook

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 19 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

La bassinoire

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Deux chaises
Aux vives braises,
En cette fournaise,
Se complaisent.

Témoins de noces,
D’assauts féroces,
Blason d’une négoce
Cloutée de bosses.

Menstrues refroidies,
Deux âmes enlaidies
De passions, de parodies,
D’un ancien paradis.

Des draps de velours
D’un si beau jour
Promu à l’amour
Muré dans une tour.

La bassinoire attendait
Ce lit de virginités inondées
Pour réchauffer leurs âmes fardées
D’un au-delà qui les attendait.

Deux chaises vides
D’un ciel limpide
Attendent avides
Ces âmes intrépides.

17 Septembre 2017 – Jeannine castel
Photo : Gil Strec sur Facebook

Publié dans:Littérature et Poésie |on 18 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Melting Pot safaris

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MELTING POT SAFARIS
Sur images coupées du bruit
Des flashs, des onomatopées des Meltingpotiens,
Meltingpotiennes et autres citoyens
Qui viennent, amoureux de ces lieux,
En pleine nature se rapprocher de Dieu.
C’est ainsi les boîtes remplies de clichés
Qu’ils retournent si fortement entichés
De cette immense terre du MassaÏ Mara
Envoutés, dépouillés de leurs embarras.
Et moi, à l’écart, qui ne fait que cliquer
Sur de vifs instants à me donner le hoquet,
Je vois défiler les pages de bandes dessinées
Sur l’écran d’un ancien ciné assassiné.
Ces passionnés de safaris regroupés Rh MPS
Sont, pour moi, une source de grande ivresse.
Ils ont envahi ma poétique forteresse
De leurs péchés mignons sans Diane chasseresse.
Du guépard à la panthère me voilà maquillée
De spots qu’un léopard vient me démaquiller…
Heureusement que les éléphants, mes chouchous,
D’un coup de trompe viennent, ces gros jaloux,
Me doucher avec l’eau du Mara où somnolent
Crocodiles et hippopotames loin de la farandole
Des zèbres et girafes inquiétés par les lionnes.
Sous les yeux attentifs des buffles qui stationnent
Patientent les hyènes… des singes plus prudents
Se dépouillent pour passer le temps.
MELTING POT aurait aimé chanter Montant …
Mais un nouveau magicien, le coeur battant,
S’est accaparé de mes nuits et mes jours
Dans cette longue histoire vieille comme l’amour
D’êtres et de bêtes à leur état sauvage
Qui rêvent d’un monde sans haine et sans rage.
Départs, retours, leurs safaris au long cours
Me font voyager sur ces livres où l’amour
Aurait banni le mot fin pour demeurer toujours. 

8 Septembre 2017 – Jeannine castel
Photo : Jacques Montanari

Publié dans:Littérature et Poésie |on 17 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Loin du tumulte

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Assis sur le rebord des falaises
D’un canyon aux nombreuses chaises,
L’homme contemple, loin du tumulte,
Ce désert, vestiges de bouillonnantes culbutes,
Aussi sec que le coeur des hommes
Épuisés de courses folles après l’atome.
Sous ses pieds le vide qu’il héberge
N’est qu’un défilé de chaotiques berges,
De monstres enchevêtrés dans les mailles de filets
Qui gisent là, en tas de grosses pierres empilées.
On y voit un mendiant encore la main tendue,
Heureux de mon regard, enfin reconnu, perdu
Depuis un des naufrages du pirate Barberousse
Échoué, lui aussi, avec son jeune mousse
Dont l’âme poétique restée ici enfouie
Ressuscite grâce à un contemplatif hardi.
Tout l’équipage, endurci par les tempêtes,
Inaperçu de l’homme épris de conquêtes,
Complote avec un vieux singe savant.
En secret, ils chuchotent à ce poète, mendiant
Quelque inspiration, quelques vers intéressants,
Loin du tumulte, sous les pieds d’un passant.
Ils s’amusent de ce monde imbu de connaissances
Qui cherche, en vain, un sens à l’existence.
De strates étagées, de canyons, de gorges asséchées,
Loin du tumulte, les âmes en ces lieux purgent leurs péchés.
Sous les pieds d’un rêveur, ce vertigineux purgatoire
Attend le visiteur pour la fin de ses déboires.

 

14 Septembre 2017 – Jeannine Castel
Photo : Stan Time Lapse sur Facebook

 

 

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 17 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

L’effet Tam-Tam

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Marcher sur des rêves
Tes rêves
Courir sur ta grève
Sans rêve.

Ecrire sur des pensées
Tes pensées
Un espoir est passé
Sans passé.

Rêver sur l’illusion
Ma confusion
Se bercer de compassions
Pauvres émotions.

Devant la page blanche
Fanée par des avalanches,
De jolies pervenches
Se penchent.

Marcher sur des rêves
Mes rêves
Courir sur ma grève
Je crêve … 

 

10 Septembre 2016  -  Jeannine Castel
Photo Gil Strec sur Facebook

Publié dans:Littérature et Poésie |on 16 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Venise, la belle

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Venise, ses eaux,
Ses ruelles, ses canaux,
Ses ponts voûtés amicaux.
Masques et plumes d’un carnaval,
Place St Marc, ce premier bal …
Loin des touristes, l’Arsenal.

Venise sans ses gondoles
Soupire dans sa geôle
Sa basilique en nécropole.

Soleil couchant sur la Salute.
Un génie des eaux redouté
Sur le grand canal envoûté.
Venise, à cette heure s’endort,
Calfeutre tous ses trésors
D’un doux clapotis scintillant d’or.

La nuit de sa cape céleste
Éloigne les chants funestes.
Venise de cesse, Ô reste !

Reste encore une fois !
Je suis triste sans toi,
Tu manques à ma joie.
Pont du Rialto je t’attends
À chacun de mes amants
Noyé dans la faim des tourments.

La Fenice à ces souvenirs
Applaudit ce bel canto d’un avenir
Qui fleurit et ne veut pas mourir.

Venise, ma toute belle
De milliers d’étincelles
Tes amours me rappellent …

 

2 Septembre 2017 – Jeannine Castel

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 15 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Plouf, plouf, plouf,

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Plouf, plouf, plouf,
Mon petit rouge-gorge
J’ai menti à Georges.
Pour un droit qu’il m’achète,
La chute me guette.
Adorateur éclairé, il essaie
Ses fantasmes troués du passé.
Il n’y a pas que ça,
Mais à part ça, c’est toujours ça …
Plouf, plouf, plouf, mon petit rouge-gorge
Il chasse au sucre d’orge !
Je l’ai surpris tantôt dans le hall
Qui pressait les balles de base-ball
D’une inconnue sans soutien-gorge,
Plouf, plouf, plouf, mon petit rouge-gorge
J’ai eu raison de mentir à Georges !

3 Septembre 2015 - Jeannine Castel
Photo : Sébastien Majérowicz sur Facebook

Publié dans:Littérature et Poésie |on 14 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Grimpette

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Septembre, la canicule
A mis une virgule
Sur l’été qui se meurt
Sur des vacances en pleurs.
Septembre, ses rentrées studieuses
Offrent le repos aux âmes moyenâgeuses
Qui découvrent en la fin d’une saison
Les beautés cachées aux bruyantes garnisons.
Parfois l’été indien, sans ses plumes,
Vient prolonger, loin de l’affreux bitume,
Dans une chaude lumière automnale
Les plaisirs racontés au fond des malles.
J’aime ce mois de Septembre même si
Mes vacances sont coiffées d’une alopécie.
Après l’automne, viendra l’hiver
Froid et frileux, pluvieux sur mes vers
Épris de safaris, de potes inconnus,
Au choeur d’un Metlingpot d’heureux élus.
Ewing, ma panthère d’appartement,
Est ce qui me reste de mes printemps
Qui chevauchent avec mon âme émerveillée
Aux quatre coins une planète endeuillée.
Après les incendies, les cyclones, l’été reviendra
Avec ses canicules et sa mort aux rats.
Dieu de mon âme et de mes lendemains,
Est-ce cela l’amour de tes mains ?
Dans cet univers, parfois, je suis perdue
En tout bien, tout honneur, pour un fruit défendu,
Je doute de tes doutes, t’ai-je bien entendu ?
Me voilà, encore une fois, éplorée, ma main tendue
Cherchant dans l’obscurité de mes pas
La lumière qui m’attend … est-ce bien toi ? Là ? …
Je sais qu’à ton heure tu me répondras,
Viendras à mon secours me sortir de mes draps
Semblable à cette panthère qui cherche à s’élever
Sur le tronc aride de la liberté.

 

8 Septembre 2017 – Jeannine Castel
Photo : Lise Perreault sur Facebook

 

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 13 septembre, 2017 |Pas de commentaires »
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