Archive pour la catégorie 'Littérature et Poésie'

Hésitation

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Je m’appelle Hésitation …
Et j’ai peur du méchant lion
Qui dévore tout cru en une bouchée
Les lionceaux qu’il vient chercher
Jusque dans nos abris de fortune.
Même les nuits sans notre amie la lune ! …
J’hésite, bien que personne soit autour …
Il y a toujours ces vilains vautours
Qui planent au-desus de ma tête,
Toujours prêts pour un repas de fête.
C’est la première fois que je m’aventure.
Hésiter ce n’est pas dans ma nature
Mais à cause de ce prénom étiquetté
C’est plus fort que moi d’hésiter…
Par prudence … je jauge mes émois …
Sauf si je rencontre plus fort que moi !
Comme ce Cannibal qui court la claiirière
En compagnie de sa bande de mercenaires.
Mais que voulez-vous, vient le moment
Où il faut sortir de derrière son paravent …
J’ai la chance de vivre dans un clan.
Là, je suis à la recherche de Peter Pan …
Un de mes frères, un sacré garnement
Qui joue, je le vois, avec un malheureux mulot
Sorti lui aussi de son trou trop tôt …
Il lui a sauté dessus ! Sans hésiter !
Pas besoin de Clochette, dépitée, parasitée
Par le nombre d’appels au secours
Qui montent de la prairie le jour,
La nuit, à tout heure, c’est incroyable
Ces besoins constants qu’ils ont de passer à table !
Hésitation … Dans vos tam-tams à roulettes …
Je voudrais vous y voir montés sur des bicyclettes !
Mano est reparti ? Sans hésitation
Je suis sure de revoir ce jeune champion.
En attendant il est l’heure du goûter,
Maman m’appelle…  pas question d’hésiter !…

 

25 Avril 2018 – Jeannine Castel
photo : Evelyne Fosse sur Facebook
Contes de la prairie

 

Sur le chemin

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Sur le chemin
Chacun va, chacun vient,
Chacun part, ne revient
De ce bout du chemin.

Qu’il soit lièvre ou tortue
Chacun vit, chacun tue
Son ennui, son chagrin,
Pour une même fin.

Qu’il soit court, qu’il soit long,
Tout en tournant en rond,
Chacun va de pont en pont
Qu’il soit santon ou démon.

Qu’il soit, qu’il soit,
Où qu’il soit, qu’il soit
Béni ce chemin de croix
Où je chemine avec toi.

Sur le chemin, chacun va, chacun vient
Du départ à l’arrivée chacun
Croise, se lie, se sépare, détient
Ce petit rien qui nous va si bien.

 

24 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Gil Strec sur Facebook

Avec les yeux de l’amour

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Toi qui m’a tant touchée
Sans caresser mon corps
Te revoir, te revoir encor !
Mon âme n’a fait qu’une bouchée
De cette déclaration inattendue
D’un inconnu jamais entrevu.

Avec les yeux de l’amour
J’ai caressé le doux velours
D’un rêve que j’ai tant touché
Avec mes yeux qui n’ont effarouché
Que ce désir inassouvi, impossible,
D’un amour dans tes yeux inaccessible.

Toi qui a tant touché de chairs effilochées
Sans faux jour, te voilà rabiboché.
Te revoir, te revoir amouraché
Pour avoir tant touché, sans toucher !

À l’aube ici-bas de nos adieux
Avec les yeux de l’amour, radieux,
Tu m’attends pour toucher tant et tant
Ce corps tant touché devenu transparent.
D’ailleurs ne suis-je pas à ton insu
Assise sur ce fauteuil vide, inaperçue !

Toi qui m’a tant touchée, ton âme
Au porte-manteau a déposé sa trame.
Et toi qui a tant touché, tu vois
Avec les yeux de l’amour pour la première fois.

 

11 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

 

 

Près de mon arbre

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Ce monstre, au bord de l’asphyxie, 
Torturé, condamné à l’anorexie,
Par ses racines envahies de métastases,
Déformé, s’abreuve, en extase,
Aux essences de ce pin maritime
Qui s’apprête à tomber dans l’abîme
D’une mer si incline à ses appels
Et dont les vagues d’un archipel
Rêvent à ces rivages lointains
Aux rochers plus tendres et câlins.
Ce monstre, de ses membres déformés
Telle une pieuvre et son armée,
Veut atteindre de l’arbre le sommet …
Coiffé de la chevelure de Salomé,
Transformé en sirène par Shiva,
Sous l’avide regard d’un cobra.
Sur le sentier, des tortues, indifférentes,
Assistent à cette histoire transparente
Foulée par des randonneurs rêveurs.
Jusqu’à ce qu’un admirateur
Attiré par ces ramures de bois
Voulut calmer le désarroi
De cet arbre luttant pour la vie,
Pris à l’assaut par de mortelles envies.
Après tant de tempêtes, chacun s’entête
Tirant à hue et à dia sa quête.
Ce dragon, sans queue ni tête,
Attend les artistes et poètes
Qui s’assoient avec leurs secrets
Face à cet arbre de vie friable comme la craie.

 

19 Avril 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Alain Duverger

Publié dans:Littérature et Poésie, Nature |on 16 mai, 2018 |Pas de commentaires »

Un peu …

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Je te donne un peu de ma douceur
Juste un peu pour toucher ton coeur
Avant que ne se fane la fleur
Et que ma douceur devienne pâleur.

Juste un peu de douceur donnée
La fleur est si vite fanée.
La douceur de ce peu offert
A adouci le rude hiver.

Je te donne un peu de ma douceur
Réchauffée par le coeur de cette fleur
Dans un calice au pur diamant
Un peu, beaucoup, passionnément …

 

23 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Laurent Berthier sur Facebook

Promenade en famille

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C’est jour de fête aujourd’hui
Pouic et sa soeur Sophie
Ont retrouvé leur jeune cousine
Li Lou cette adorable benjamine
Haute de quelques pouces.
Dans les futaies de la brousse,
Accompagnés de leurs mères
Dans cette verdoyante zone forestière,
Ils sont venus en promenade
Découvrir ce coin, sans bousculade.
Déçue de ne point y trouver de piscine
Ni la moindre petite bassine
Li Lou, à la traîne, boude, s’ennuie …
« Ces cousin-cousine sont d’un ennui !
Ils ne pensent qu’à s’empiffrer …
Si au moins j’étais au frais …
Même Pouic me délaisse pour elle …
Quelle sortie ! Zazou verra-t-elle
Si je me cache histoire de les embêter ?
Hihi ! je vais gâcher leur goûter ! …»
« 2,4,6, … tiens il en manque une ? »
Zazou s’affole … sans réponse aucune,
Elle cherche partout dans les broussailles
Sa Li Lou si chère et si canaille.
Pouic s’enfonce dans les ronces …
« Toujours pas la plus petite réponse …
Pourtant elle était là derrière nous …
Certes peu enjouée, faisant la moue …
Encore un mauvais tour de Li Lou … »
« Même pas en rêve je la loue ! » dit la tante.
Vexée par ce commentaire Zazou est mécontente.
La promenade vire à la tourmente …
Quand Zazou voit apparaitre là-bas,
Li Lou en compagnie de son papa
Qui avait entendu les appels des mamas.
« Au moins avec lui elle marche au pas … »
« Bien fait pour elles … » marmonne Li Lou
« Moi je voulais jouer au loup. »
Personne ne pipe mot si ce n’est la tante
Qui fière des siens commente et commente,
N’arrête pas de louer leur conduite
De ces perles qui ont pris la fuite
Profitant du divertissement salutaire
Pour échapper à cette garde-chiourme autoritaire.
E c’est ainsi qu’à son tour, la tata
Cherche, appelle avec Zazou, l’autre tata,
Ces drôles cachées dans les buissons
Qui pouffent de rire des frissons
Que leur mère doit avoir
De peur de ne plus les revoir.
Quand tout ce petit monde enfin
S’apprête à rebrousser chemin
Il fait nuit, trop tard pour aller au bain.
Cousin cousines d’un pied de nez 
Se séparent amusés de leur journée.

 

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22 Avril 2018 – Jeannine Castel

Photos : Nathalie Léopold – Philippe Cabanel sur Facebook
Contes de la prairie

 

Ce soir

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Ce soir, la faible lueur d’un soleil couchant
Sur la noirceur d’un monde délirant, inquiétant,
D’un petit sourire aux feux ardents
Ce soir, m’invite à son soleil couchant.

Ce point lumineux posé sur l’horizon
Si minuscule dans cette obscure prison
Doit attendre que son amie la lune
Vienne le rejoindre dans son infortune.

Rêvant, arrivera-t-elle à temps
Avant que cet astre solaire descendant
Se noie, emportant avec lui
Les cauchemars de futures nuits.

Mais ce soir, la lune est absente.
Sous les nuages qui se lamentent
Elle prend du plaisir à retrouver
Dans le secret, son soleil retrouvé.

Rouge de plaisir, il appelle son amour
À flirter sur les derniers atours
De son soleil couchant, ce soir,
Alors qu’autour il fait si noir.

C’est en coulisses qu’aura lieu
Le rendez-vous de ces deux amoureux
Bercés par le chant des sirènes,
Aubade d’un Roi pour sa Reine.

 

21 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Alain Duverger sur Facebook

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 14 mai, 2018 |Pas de commentaires »

Retour sur le Nil

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Le Nil dont les eaux opaques
N’ont laissé que des flaques
Sur une descente ridée de souvenirs
Où j’aurais eu tant de plaisir
À partager ses rives enchantées …
Le Nil encore une fois vient hanter
De ses ondes aux troublants langages,
Que seuls connaissent les gens du voyage,
Le Nil dans cette oasis proche du désert
Me ramène, m’enlise, m’emporter vers
Ce que je voudrais vivre encore
Aux côtés d’une âme qui m’adore.
Mais rêver est le seul cadeau
Que me fait la vie de ses lots
Restés sur les étalages des foires
Dont je n’ai gagné que des histoires.
Le Nil rafraîchit mes trous de mémoire,
Ma sècheresse sur cette beauté s’offre à boire.
À travers des images, la nature
Se souvient de nos aventures,
Nous renvoie des clins d’oeil nostalgiques,
Leurs amitiés, leur pensées emphatiques.
Le Nil sur ces eaux sombres,
Le temps d’un poème est sorti de l’ombre.
Me voilà voguant au fil du courant
Blottie dans les bras de ce prétendant
Qui soupire d’amour,
Comblé, émerveillé par ce retour.

 

15 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde   sur Facebook

 

 

 

 

Lumière

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« Elle est trop forte ! »
Cette lumière me transporte
Loin de cette bavarde escorte
De mes saisons mortes.

Trop forte cette lumière !
Mes paupières closes
D’une prière j’ose
Quémander le ciel
Dans ce calice de miel
De ses arcs-en-ciel.

Trop forte cette lumière
Calfeutrée par une solitaire
Fleur qui n’aime pas
La densité de ses ébats.

Lumière, ta nacre délicate
D’une chair de poule m’appâte !
J’en deviens toute écarlate
Et discrètement, je m’éclate.

Je garde pour moi ta chaleur
Comme une timide fleur
Qui s’attarde à offrir
Son coeur saoul de désirs.

Trop forte était la lumière
Tamisée. L’alcôve d’une clairière
A réjoui, sans y toucher, mes yeux
À la recherche des beautés de Dieu.

 

21 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photo : Olivier Gutfreund sur Facebook

 

REMBO racontée par Chouette, l’autruche

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« La mort du héros … ça vous parle mes cocos ?
Comment finir un conte sans fin ? …
Le scénario introduit un assassin ! …
C’est ce qu’a fait la lionne Rembo !
Elle a profité de la nuit sans témoins
Pour enlever ses lionceaux et mettre fin
À ce conte qui n’en finissait plus.
Elle les a enlevés de la revue !
On dit que … chacun croira ce qu’il a vu !
Même moi, l’autruche, je n’ai rien vu !
Elle a fait appel, rien que çà, à Cannibal
Pour orchestrer l’Oscar de ce festival,
Afin de retrouver l’intimité, l’amour filial,
Sa liberté dans ce monde animal.
Comme dans tous contes et séries
Les héros disparaissent comme Fifi et Riffifi
Ou Joli Coeur, accompagnés des pleurs
Des assidus et passionnés lecteurs.
Depuis les trois lionceaux à l’abri
Folâtrent sur des sauts de cabri,
Heureux de quitter enfin cet essaim
Et céder la place à un autre conte sans fin.
Rembo, ainsi, en contemplant ces hippopotames,
Qui se marrent bien de ce méli-mélo drame,
A mis fin par une nuit sans lune, seul témoin,
Pour protéger ses trois célèbres galopins
D’une horde chassant des lendemains
Qui collaient trop à leur sauvage destin.
Dans les belles histoires, on ne voudrait jamais
Que la dernière page se referme à jamais.
Depuis ces lionceaux courent quelque part
Dans leur savane et ses oasis des grands boulevards.
On dit que des guépards auraient vu ce trio
Serrés l’un contre l’autre, tournant les pages d’un album-photos … »

 

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21 Avril 2018 – Jeannine Castel
Photos : Farid Radjouh -  Kilambo Abou Maringa
Contes de la prairie 

 

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