Archive pour la catégorie 'Littérature et Poésie'

Le bien aimé

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Il est là le bien aimé
Proche et distant à la fois
De nos rendez-vous enfumés
Il est là, l’homme des bois.

Dans le doute, oubliant l’heure,
Après cette fatale séparation,
 Il revient dissimulé comme le leurre.
Je peux voir sa respiration.

D’anciens moments exquis m’envahissent,
Me grisent de leurs désirs fous.
La brume nous sépare de son précipice
En ces platoniques et silencieux rendez-vous.

Fidèle, en secret, il est là, il attend.
Le temps pour lui n’a plus d’emprise.
Le bien aimé dont je rêvais tant,
Par lui, je n’ai pu être conquise.

Tant de bonheurs déçus, de joies ternies,
Désormais dispersés dans l’espace
 Chassée, bannie,
L’univers m’enlace à sa place.

Il est là le bien aimé
Dans la douce et opaque lumière
Nous avons tant d’amours semés …
Vient-il quémander une prière ?

1 Août 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Antonio Gaudencio sur Facebook

 

 

 

 

L’îlot

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Berné par une publicité mensongère
Ventant la beauté d’un pied à terre,
LE TAULIER sur ce minuscule lopin de terre
Ne peut même pas y poser son derrière.
Découragé par le trafic pour aller au Sushi Bar,
Il a préféré, pour ses vacances, un lieu plus peinard.
Suite à une annonce vantant la beauté d’un îlot,
Il loua en pleine nature ce pied dans l’eau
Sans se douter que le nom de l’îlot en question
Était celui de cette belle région.
Lui qui rêvait de pêches fabuleuses, inouïes,
Pas le moindre saumon ni la moindre ouïe
Ne sautillaient sur l’onde musicale, vagabonde,
Ne frétillaient dans l’eau si peu profonde.
Hébété, il resta là planté comme un naufragé,
 Désorienté, démuni comme un ours outragé         .
«Tiens encore un qui s’est fait avoir ! Peuchère !
Hello l’ami ! Traversez donc la rivière !
Venez vous asseoir sur ce coin de verdure !
Moi aussi j’ai eu la même mésaventure …»
Il préféra s’enfuir pour éviter une conversation.
Il n’avait pas le cœur à répondre à des questions.
Quelques reinettes cancanières sur son passage
Commentèrent quelques commérages :
Aucun charlot
Un peu balaud
Aurait d’assaut
Loué l’îlot
Les pieds dans l’eau …

 

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30 Juillet 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Gilles Thomas sur Facebook

 

Les 130 ans de la Tour Eiffel

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Notre dame de fer
Agée de cent trente ans
Ce soir offre un concert
À tous ses galants.

Au son des trompettes
Sa majesté domine
Passionnée d’opérettes
Son humeur est badine.

Bleu, blanc, rouge,
Notre dame patriote
De lumières rouges
Accueille ses potes.

Le ciel de Paris
De mille couleurs
S’embrase de coloris
Pour sa dame de cœur.

Prise d’un hoquet
De transes illuminées
Elle ploie sous les bouquets
De fleurs et graminées.

D’ors et de diamants
La voici à Ménilmontant
Aux réveils matinaux
Des bouches du métro.

Prise de frénésie, elle brûle
D’un amour funambule
Qui l’étourdit, la traverse,
D’éthérées averses.

Les bleus de son âme
En silence s’épanchent,
D’un aura acclame
Ses imposantes hanches.

De tout le sang versé
De french cancans enlacés
Elle se met à déverser
Sa triomphale traversée.

Diamants et saphirs
Rubis et émeraudes
Vont à la maraude
De 130 ans de souvenirs.

Tremblottante d’émotions
Bercée au son d’un violon
De grises passions
Elle s’éteint en pâmoisons.

 

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14 Juillet 2019 – Jeannine Castel

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 14 août, 2019 |Pas de commentaires »

Deux vétérans

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« Tu vois ce que je vois SCARFACE ? »
« Ouais … là, difficile de se voiler la face … »
« Nos femelles seraient-elles devenues feignasses
Pour que les hyènes interviennent dans leurs chasses ? »
« Ouais … comment deviner ce que mijotent leurs hormones ? …
Par les temps qui courent j’ai confiance en personne …
Il semblerait qu’il s’agit de la Reine RISETTE ?
Pas de coucougnettes mais cette drôle en a dans la tête !
Son burn-out n’a pas duré longtemps on dirait ? … »
« J’ai du mal à croire que son aide soit vraie …»
« Sais-tu si un traité de paix a été signé MORANI ? »
« Pas à ma connaissance depuis la dernière saignée
Par une hyène de son clan sur une de nos lionnes … »
« Ouais … c’est louche … on dirait que le diable en personne
Vient foutre le bordel dans nos maisons closes …
Cette RISETTE me dit rien qui vaille …
Une fois le buffle à terre va se rappliquer sa marmaille
Et la lionne, après son dernier baiser à la mort,
Ne pourra que déguerpir sous l’assaut de ces terminators.
Vois-tu MORANI l’œil incendiaire de la RISETTE ?
Je te dis … nos lionnes battent trop vite en retraite.
Avec le nombre croissant de ces katanas aiguisés
Nous avons des leçons de conduite à faire réviser.
Mais à mon âge je ne peux qu’assister de loin à ces évènements
Et me contenter des restes de leurs festins, tel un manant. »
On dit que l’union fait la force … mettons-nous à l’abri
Avant que surgissent les ricanements de la cavalerie. »
« Je croyais que chez les Risettes la reine ne chassait pas ? … »
« Tout est chamboulé MORANI, foi d’un vieil combattant las.
Lois, règles, traditions, respect … chacun tire à soi sa couverture …»
« Ce buffle a fait les frais de leurs communes morsures …
Il parait qu’à elles deux elles auraient tué quatre gnous …»
« Faut bien nourrir la chorale de RISETTE et ses binious.
Allez MORANI ! Dégageons d’ici, ça va être la foire à l’empoigne.
Je te remercie mon ami pour l’amitié que tu me témoignes … »

 

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21 Juillet 2019 – Jeannine Castel

D’autres photos sur ma page Les poèmes de Chatnine

Photos : Brian Heath Maulik Parekh sur facebook

Publié dans:Littérature et Poésie, Risette |on 13 août, 2019 |Pas de commentaires »

Rosetta

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« La viande … ça réunit les gens …
Des mieux dotés aux plus indigents.
Au risque de pactiser avec la RISETTE
Je préfère me mettre à la diète.»
« Mam … c’est quoi qui t’inquiète ? »
« Rien, mon trésor … une prise d’otage n’est pas souhaitable
Pour une audacieuse envie de partager leurs tables.
Fiston crois moi la vie est bien plus précieuse 
Qu’une boucherie avec ces enquiquineuses.
Réaliser l’impossible c’est pas chose aisée !
Un changement de tactique pourrait déstabiliser
Le comportement d’actes de bravoure de ces vidéos
Dont le seul but est de convoiter des os.»
« Quelle solution ? Quelle porte de sortie, mère ?
Comment triompher de ces envahissantes mégères ? »
« Ouvrir l’œil sur ces chiennes mal baisées !
Ces véritables poisons aux cuisants baisers.
La vie sociale avec ces Risettes couchées sur un tempur
Aurait une chance dans un monde vivant d’air pur …»
« Pardon mais l’air pur n’est-il pas vicié ? »
« Oui et être encore là c’est un braquage d’initiés …
Au jour du jugement dernier, peut-être aurons nous
La vérité sur l’image que Dieu se faisait de nous.
Allons, serrons les coudes face à ces admirateurs
À la recherche du paradis et de ses bonheurs.
Ah ! Les vacances d’une paix sur la Terre !
Rendre aux urgences les termitières …
Pouvoir extraire ce micro espion révélateur
D’un plan hostile à mon esprit planeur … »
« Mère je vois que vous n’aimez pas ces Risettes … »
« J’en ai marre de faire pour elles mes emplettes … »

24 Juillet 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Bri Lions sur Facebook

 

 

 

Le baiser

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Tel un paravent entre deux amants,
Il pose ses scellés sur les cœurs aimants.
Le baiser joue et fait risette
Sur les fossettes des coquettes.

Envié par le cœur solitaire,
Épié, il ne se soucie guère
De la jalousie fixant ses ardeurs.
Il baise cette effrontée pudeur.

Il fait sauter les chemises !
Pose ses ventouses auréolées de bises.
Excite le plaisir charnel, secret polisson,
Encouragé par d’impétueux frissons.

Nectar de lèvres pulpeuses,
Il incite les âmes rêveuses
À conter fleurette à des noces
Fleuries, effeuillées de négoces.

Du premier au dernier,
De la vie à la mort décriées,
Il embrasse et embrase
L’amour et ses multiples phases.

 

9 Août 2019 Jour de la St Amour – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Namata Photos – Nathalie Y. sur Facebook

 

 

Un souffle bienfaiteur

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Un léger souffle bienfaiteur
Apaise les brûlantes ardeurs
D’un été à canicule incendiaire
Pour des cigales chansonnières.

Capricieux comme le temps
Il s’infiltre tambour-battant,
Passe en revue les pavés endeuillés
À l’approche du 14 Juillet.

Comme l’esprit, il surgit brutalement,
Disparait aussitôt comme les serments
Juste le temps de parapher sur la page
Quelques mots de son langage.

Il s’attarde, me retient captive
Sur ses airs me conduit vers ses rives,
Me cajole de doux frémissements,
M’isole d’artificiels sentiments.

Mais déjà Ewing me rappelle
Qu’il est l’heure de la gamelle
De ses tocs et vie routinière
Il m’enferme dans sa souricière.

Un léger souffle bienfaiteur
En ces temps d’horreurs
Rafraichit les brûlantes ardeurs
De mes caniculaires vapeurs.

11 Juillet 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Luc Durocher: photographe de la biodiversité sur Facebook

 

 

Burn-out pour RISETTE

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Abattue, déprimée, envahie de désespoir,
RISETTE, esseulée, se confie à son miroir.
Aussi gris que ses idées, il reflète
L’état de déprime de notre célèbre RISETTE.
Sa popularité au cours des mois écoulés
S’est transformée en un pesant boulet.
Il est difficile de rester en tête au hit parade,
Tant d’ambitieux se bousculent sur l’estrade …
«Voilà que l’on nous reproche d’être en surnombre
À cause de félins que l’on encombre.
Est-ce ma faute si leur mode de vie diffère ?
Si les lions au lieu de nous faire la guerre,
En bons machos qu’ils sont, évitent nos terres ?
Pour une lionne en chaleur ils vont jusqu’à tuer
Leur progéniture et par là leur espèce diminuer.
Allons nous comme loups et renards être chassés ?
Être déclarés nuisibles, de nos terres être expulsés ?
Comme les gnous et leurs immenses troupeaux,
Allons nous migrer pour quelques carcasses d’os ?
Les guépards et leur record de course de vitesse …
Sommes nous responsables de leur égards et politesse ?
Trouve-t-on à redire quand nos terriers
Sont piétinés par ces sanguinaires guerriers ?
Allons nous avoir notre nuit de la Saint Barthélémy
Pour équilibrer la survie de nos ennemis ?
Jusqu’au jour où un illuminé prédateur trouvera
Que les hyènes possèdent un elixir contre le trépas.
À vaincre, dominer les forces de la nature
Leur boomerang nous revient en pleine figure.
Miroir, mon cher miroir, toute cette boue noire
Ne présage rien de bon, quelle triste histoire … »
Et oubliant son désespoir RISETTE s’imagine
Ce que serait le monde sans combines …

20 Juillet 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Rihaz Sidi sur Facebook

Publié dans:Littérature et Poésie, Risette |on 8 août, 2019 |Pas de commentaires »

JULIO victime de Dada ?

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«Chers amis, je suis très inquiète !
Depuis des plombes, cachée, je guette
JULIO qui n’est pas de retour.
Avez-vous des nouvelles de mon frérot d’amour ?
Aurait-il rencontré ce Dada impitoyable ?
Je me sens si seule, sans une aide secourable  …
Tout ce que je peux faire c’est vous révéler
Le portrait dont JULIO vous a parlé …
Je crains qu’il lui soit arriver malheur …
Rien que d’y penser tambourine mon cœur.
J’ai hâte qu’il me revienne vite ! …
À chaque bruissement l’espoir me quitte …
D’autant plus que les derniers échos du vent
Rapportent que Dada a changé de déguisement.
Il serait gros, ventru comme un hippopotame,
Remuant l’extrémité de sa queue en flammes !
Trappu, court sur pattes aux gigots bien rôtis,
Il porte en étole un mouflon édenté, décati.
Sa gueule tapissée de poils de crinière
Ressemble à une grotte obstruée par un bloc de pierre
Ce qui met en fureur la langue trompeuse
D’un éléphant furax assoiffé d’eau miraculeuse !
Ali Baba juché sur ses cornes d’abondances convoite
Tout ce que le mauvais sort lui met en boîte …
Pour faire passer le temps en attandant mon frère
Je vais colorier le portrait de ce Dada spectaculaire.
FIASKO est parti à sa recherche, pauvre de nous,
La chance tournera-t-elle pour ce courageux loulou ?
Je veux bien vous dévoiler le dessin de JULIO
En espérant que nous le retrouverons avec brio.
Quand il reviendra, simulez la surprise !?
Je ne voudrais pas lui voir mine grise …
Mes amis dans quel pétrin je suis, j’ai la frousse.
Priez pour moi, votre amie éplorée MOUSSE.»

 

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2 Août 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Eric Dussaux sur Facebook

Lee Ho

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« Hello ! C’est vous ? Pourrait-on me dire
Comment j’ai échappé à ces vampires ?!
Je me souviens vaguement d’être tombé à terre …
Épuisé, mes griffes sous mon poids lâchèrent
Ce tronc qui n’avait rien d’une corde lisse
Et qui pourtant avec ses écorces complices
Devint la corde aussi lisse que raide
À mon lâcher prise sans aucune aide.
Où suis-je ? Quelle était cette voix ?
Suis-je mort ? Est-ce un rêve ? Dites-moi !
Est-ce mère qui est là ? Morte elle aussi ?
“ Chut … mon petit PISTROUILLE aucun souci …”
Est-ce mon ange gardien ressuscité des morts ?
Ma parole je sens et vois qu’il respire bien fort !
L’arbre est là devant moi en cet eden brumeux … »
“ Désolé PISTROUILLE pour ce lien peu fameux.
Mais je peux te conter, rafraichir ta mémoire,
Te dire comment tu as survécu à tes déboires …
Dans ta panique, affolé, tu n’as pas vu perchée
La déesse lionne Lee Ho jouant à chat perché.
Étonnée de voir un si jeune joueur inconnu,
Elle réalisa vite aux ricanements de bienvenue
Que ces Risettes aux dents aiguisées pour l’attaque
Méritaient de recevoir quelques féroces claques.
Au moment où comme un fruit mûr tu tombais
D’un plouf elle sauta sur ces poules mouillées, mon bébé.
Et de tendres caresses dignes d’une diane chasseresse
Elle te réanima, mon loulou, de ta grande détresse.
Ici pas de smartphone, les lobes de nos cerveaux résonnent …
Ta maman alertée sans aucun drone, en personne,
Vous cherchant depuis des plombes toi et Julio
Fut soulagée grâce à l’intervention de la déesse Lee Ho.
Et c’est ainsi réconforté par sa chaleureuse présence
Qu’une partie de cache-cache finit par une belle révérence.”
“ Sais-tu si mon copain JULIO a eu autant de chance ? ”
“ Je crois savoir qu’il bulle pour trop de bombance ! ”
Et notre PISTROUILLE, ragaillardi, quitta un instant
Ce bambin pour cheminer comme au bon vieux temps
Auprès de sa maman toujours prête à pardonner les bêtises
De ses lionceaux, trop heureuse de leurs bises …

 

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17 Juillet 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Hendri Venter sur Facebook

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