Archive pour la catégorie 'Littérature et Poésie'

La vie en bleu

viebleue
La vie en bleu,
Flammes de l’âme,
D’un bas-bleu
Désignait la femme.
Salon littéraire
D’amies chéries,
Bas-bleus spectaculaires
D’un masculin appauvri.
Femmes savantes
De Molière à Montagu
Précieuses ou pédantes
Aux jardins contigus.
Romanesque fleur bleue
D’un moderne écrivain
Autrefois bas-bleu
D’une vie en bleu.
2 août 2022 – Jeannine Castel
Photo copyright : Julien Meyrat PhotoArt

La vie en rose

vierose
La vie en rose
Bouton de rose
Fleur épanouie
Vie évanouie.
La vie en rose
À l’eau de rose
De belles choses
L’amour dispose.
La vie en rose
Idyllique osmose
Si j’ose, si j’ose,
Y faire une pause.
La vie en rose
Troublante cause
Because, because,
La fleur se métamorphose.
La vie en rose
Gaie ou morose
De rose se nécrose
Et m’indispose.
30 juillet 2022 – Jeannine Castel
Photo : Luc Durocher

Coup de blues

coup
Privé de devoirs de vacances
À cause de vos indifférences,
Me voilà triste de constater
Que personne ne s’est hâté
De répondre aux questions sur mon histoire.
Moi qui croyais être une star notoire.
Depuis j’ai le blues, le moral en vadrouille.
Je suis largué par QUEEN et PISTROUILLE
Expédiés tous deux en classe verte.
En plus c’est moi qui suis d’alerte !
Je dois ouvrir l’oeil par cette chaleur assommante.
Pour une fois les mouches sont de compagnie réconfortante.
Pas un seul copain à l’horizon à part un serval
Caché dans les herbes, à l’abri de ce vent matinal.
Vivement que s’éveillent DOUCE et maman.
Pas facile de se cultiver avec de tels manquements …
5 juillet 2022 – Jeannine Castel
Photo : PicturesWan. Laurent Wanner

L’ imprévisible vie

vie

Imprévisible vie
De factures et devis,
D’embuscades, d’issues,
De promesses déçues.

Imprévisible chagrin
Caché dans un écrin.
Inespérés bonheurs
Rescapés du malheur.

Imprévisible chemin de vie
Depuis le parvis
D’un château en Espagne
Et ses mâts de Cocagne.

Imprévisible chemin de vie
Aux folles envies
D’amours et de pardons,
D’inouïs abandons.

Imprévisible école de la vie
De vis-à-vis
De copains et copines,
De contes et contines.

Imprévisible chemin de vie
Aux rimes inassouvies.

CHONGO

chongo
À malin, malin et demi.
CHONGO sur son vert tatami,
D’humeur joviale semble sourire,
Armé de ses crocs de valeureux Sire.
Il tient, expose dans sa blanche barbichette
Son règne sans tambour ni trompette.
Deux pattes énormes d’un sceau authentique
Sont ses sceptres d’empreintes historiques.
D’un clin d’œil il défie l’existence,
Sphinx vivant confiant ou en transes.
L’illustre et puissant CHONGO
À tire larigot rend dingo
Son fan-club de femelles en pamoison
Sur lequelles il pavoise et redore son blason.
Ce brigand malicieux badine, complote,
Se fait un plaisir d’amadouer les chochottes.
CHONGO ce costaud roublard des prairies,
Le temps d’un cliché nous sourit.
24 juillet 2022 – Jeannine Castel
Photo : Bri Lions

Une vie en quelques chansons

une vie bibi
Ainsi font, font, font les petites marionnettes
Devant mon berceau ce chant en goguette,
Avant de grandir, de devenir un être,
Me résumait ce qu’est naître et disparaître.
Ma mère, sans doute pour conjurer le sort,
D’un discret paquet de sel, ignoré des sponsors,
Avait salé ma couche de l’addition punitive
D’un paradis qu’elle avait entrevu, orpheline.
Et d’un dodo l’enfant do dont je ne me souviens,
Dégustant entre les étages de nos biens
Du baba, du gâteau au chocolat, ces douceurs
Bercées par la présence bouclée de ma soeur.
Heureusement St Pierre et sa clef au portillon,
Après avoir passé pompon les macarons,
À l’arrivée inquiétante de la mère Michel,
Jugeait son chat responsable de la disparition du paquet de sel.
Ce nom familier de Michel d’un lien en discorde
Ajouté à la Salade, en sautant à la corde
M’expédiait du roquefort au gruyère
Sur la tombe buissonnière d’une aïeule Cadière.
Désaltérée par l’eau de la Clairefontaine sans doute,
Ce cahier d’écolière au cours de ma route
De la feuille d’automne emportée par le vent
M’a sauvée d’une jambe de bois de son paravent.
Paravent qui m’attendait au pied de la dune du Pilat,
Au clair de la lune, cahin caha, deci delà,
Où vous m’attendiez depuis ma naissance
Pour une Courtepaille de bonheurs et souffrances.
Une vie en quelques chansons du microsillon au crayon
Où j’ai dansé sur leurs flots et tourbillons,
Les pieds sur terre, la tête dans les nuages,
Sur la portée musicale d’ancestraux babiages.
20 juillet 2022 – Jeannine Castel
Photo rescapée des souvenirs.

Divine YAYA

yaya
YAYA la belle
Si douce et cruelle,
Si aimée et convoitée
Des insectes en aparté.
Si puissante reine
De morts à la chaîne.
Si liée et solitaire
Mère et grand-mère.
Queen de Bri
Sauf des cabris !
YAYA mystérieuse
YAYA soucieuse
D’un commun sursis…
YAYA double merci !
YAYA l’idole
De pots de colle
Si proche et farouche
Comme ces mouches.
YAYA libre de vivre
D’envies ivres.
Sur des terres règnera
La divine YAYA.
15 Juillet 2022 – Jeannine Castel
Photo : Bri Lions

Une lune en duo

duo
Cette nuit la lune a ronflé si fort
Que son ami Robin en son château fort,
Malgré l’épaisseur des grises murailles,
D’une nuit blanche sans épousailles
Aurait préféré une lune de miel plutôt
Que d’entendre les ronflements d’un poivrot.
Pleine comme une huître gibbeuse,
Selon le quartier, la lune, cette gueuse,
A tant roulé sa bosse, commandité de négoces,
Qu’elle s’est enivrée au souvenir de sa nuit de noces.
Robin sur une grande échelle escalade
Les degrés alcoolisés de cette camarade
Gibbeuse depuis la nuit des temps.
Dessaouler la lune, certes, mais comment ?
Pour Robin atteindre la lune quelle ivresse !
En extase tous deux, d’un vin de messe
Trinquèrent à cet événement sans précédent.
Surpris, Robin découvrit que la lune avait des dents.
Des dents de Gibbon d’une terrestre sphère …
Éperdument amoureuse d’un astre solaire
Sous un masque de primate aux lunatiques humeurs,
La lune filtrait ses impuretés pour ce soleil voyageur.
Comme un poisson pris à l’hameçon, Robin, stoïque,
D’un rêve au cauchemar chuta du générique.
Il se retrouva au Pont des Soupirs
Cuvant dans un cachot les élixirs
En compagnie du bossu de Notre-Dame
Et d’un vin clairet pour noyer ce mélodrame.
Quand la nuit la lune ronfle fort,
Robin, consolé, envoie de son château-fort,
Fées, sorcières et tout leur équipage.
La lune rêveuse, devient gibbeuse et rage.
Robin du haut de son donjon
Depuis déclame ces dictons :
Lune auréolée … Oyez signe d’eau !
Lune gibbeuse… Noces tapageuses
Croissant de lune à la St Robin …met ton vin en cuve ou si
c’est pleine lune … Ton vin réjouira la lune.
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15 Juillet 2022 – Jeannine Castel
Photos : Freepik Pixabay iStock 
Publié dans:Littérature et Poésie |on 27 juillet, 2022 |Pas de commentaires »

En file indienne

file
Sur des couches de poussière
Les caravanes d’éléphants,
De leur avenir triomphant,
Piétinent les haches de guerre
D’arbres de vie endeuillés
D’illusions ensoleillées.
Sur les eaux de pluies diluviennes
Ils tracent en file indienne.
Silencieux comme les larmes
Qui coulent et vous désarment,
Sur les reflets d’un miroir
Ils pompent quelques espoirs.
De rides et d’angoisses,
De bonheur et de poisse,
Force tranquille au repos,
Fidèles gardiens du troupeau,
D’une oasis du bon vieux temps
Ils endurent pluie et beau temps.
6 juillet 2022 – Jeannine Castel

À Moins que …

moins
Arrosage excessif
Sur des feux nocifs
D’oublis, de négligences,
D’esprits en vacances.
Manne de pain de vie
De pas perdus, d’envies,
De sécheresse de l’âme
Tout feu tout flamme.
Des Va-nu-pieds des forêts
Aux jardiniers guillerets,
Planter et replanter …
Ce doit être cela la prospérité.
À moins que le temps perdu
Pour des conflits éperdus
D’un esprit hanté, pyromane,
Entre Jupiter et Vulcain
Attise la manne du déclin.
En ces lieux enflammés
Des innocents désarmés
De leurs racines et souches
Fuient l’eau déversée par les bouches.
mois1
20 juillet 2022 – Jeannine Castel
Photos : Samantha Petit
Publié dans:Littérature et Poésie |on 23 juillet, 2022 |Pas de commentaires »
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