Archive pour la catégorie 'Littérature et Poésie'

Points de suspension

suspension
Derniers rayons lumineux
D’un coucher sans amoureux
Cachés dans l’obscurité
D’une idyllique intimité
Dont la vie en rose
Embrase le ciel, en overdose.
En pointillé, quelques balises
Flottent sur l’écho des bises
Échangées par l’astre solaire
Sur le départ, vers d’autres terres.
L’œil, sur cette palette océane
Rêve, somnambule, il flâne,
S’éprend de cette solitaire beauté,
De la tendresse tropicale d’un été
Aux brûlants baisers enflammés
Sur un bras de terre renommé
Pour ces rendez-vous secrets
Quand le jour devient discret,
Entre l’ombre et la lumière
De ces deux âmes cachotières.
27 Octobre 2025 Jeannine Castel
Publié dans:Littérature et Poésie |on 28 novembre, 2025 |Pas de commentaires »

Ce matin

ce matin
Le vent, ce matin,
De son baratin
Câline ma couche
Croquembouche.
Le lumineux soleil,
En ce réveil,
De ses chauds rayons,
D’un cœur en chaussons,
Allume un feu
Sur le pare-feu
De ce vent frileux
Soufflé par ses aïeux.
L’hiver est avancé
La neige, sa fiancée,
A l’automne surpris
Dans son trou de souris.
Un matin ordinaire
Des quatre jeudis locataires
Partis sur les annales
D’une saison hivernale
Dans un cartable d’écolier.
Au bruit des petits souliers
Que font les jeunes écoliers,
D’une volte-face soudaine
Il gonfle leurs ailes souveraines.
Le soleil, ce matin,
Réjoui, avec entrain ,
A déposé sur mon corps
Des bisous, chauds trésors.
20 Novembre 2025  Jeannine Castel
Publié dans:Littérature et Poésie |on 22 novembre, 2025 |Pas de commentaires »

Pat, le petit bec en sabot

PAT
Une partie de pêche
Pat, depuis a bien grandi !
Il découvre ce petit paradis
Des incontournables et fascinantes terres
Qui hébergent une incroyable faune aviaire
Dans ces marais humides et verdoyants
De Mamamba swamp poissonneux, frétillants.
Parmi les roseaux et les nénuphars,
Pat, curieux, n’est jamais en retard
Pour s’offrir un bon petit déjeuner
Près des rives du lac Victoria si réputées.
En compagnie du busard des roseaux,
De la guifette leucoptère et ses trémolos,
Du canard à bec jaune, du martin pêcheur,
Pat, avec audace, perfectionne son talent de pêcheur.
Le voici en train d’attendre le moment propice
Pour se régaler de cette longue appendice
Qui ondule, se déploie de tout son long,
Serpente, trouble ce vaseux et familier fond
Qui rend difficile la pêche à un échassier
Au bec aussi volumineux qu’un soulier.
Avoir un bec plus gros que sa tête
Agrandi la faim pour des conquêtes !
Pat, va-t-il, avec sa vision binoculaire
Réussir à décapiter ce serpent solitaire ?
14 Octobre 2025 Jeannine Castel
Publié dans:Littérature et Poésie |on 31 octobre, 2025 |Pas de commentaires »

Bigboss

Bigboss
Fish Creek River
Bigboss, ce chaspeur,
Tripote sans vergogne,
Marmonne, grogne,
En marchant sur des œufs,
Ces saumons visqueux
Qui n’ont plus la vivacité
D’attiser l’envie précipitée,
De sa partie de chasse matinale,
Pour mieux jouir de sa fringale.
Et il va, sans grands remous
Brouméger avec dégoût
Son appétit sans allant
Sur les cadavres déambulants
De ces potamotoques anadromes
Amaigris après leur ponte autonome.
Quelques ventres alléchants de femelles
Font craquer Bigboss pour sa gamelle
Car peau et cervelle par économie
Ne valent une frétillante anatomie.
Et sur l’onde paisible, en solitaire,
Il trouble le fond des frayères.
Fringué de sa tenue été-hiver,
Erre Bigboss sur Fish Creek River.
16 Octobre 2025 Jeannine Castel
Publié dans:Littérature et Poésie, Non classé |on 23 octobre, 2025 |Pas de commentaires »

Coucou, les revoilou …

cachou
« Ah ! Mais on dirait que c’est mon pote Gilles !
Déjà de retour ? Marre de la ville ?
Mon flair aura toujours de l’avance sur eux.
Je les attendais. Dès le crissement des pneus
J’ai su, tel un miroir aux alouettes,
Qu’ils avaient repéré ma bobinette.
En plus, pour eux, j’ai soigné le décor !…
J’ai même dépoussiéré, lustré tout mon corps,
Lissé entièrement ma pelisse noir ébène !
Et ça mitraille à tire-larigot leur aubaine.
C’est à croire qu’ils n’ont jamais vu de grizzly ..
Chiche que je mette la chienlit !
Mais bon… Venir de si loin et ce depuis trois ans
Fallait bien que Cachou leur offre ce présent.
J’espère qu’avec leur hache, ils ne vont pas abattre, ces polissons,
Mon arbre gratte-dos.. sinon gare au pastisson … »
26 Septembre 2025  Jeannine Castel
Publié dans:Littérature et Poésie |on 28 septembre, 2025 |Pas de commentaires »

Bel œil

bel oeil
Avoir l’œil
Le mauvais œil
Je t’ai à l’œil
Mon œil !
Nom d’un glaïeul,
Bon pied, bon œil,
Taper dans l’œil
Pour un recueil
Et d’un beurre au noir
Ne plus y voir !
Oeil pour œil
Si l’oreille est l’œil
Ça crève les yeux,
À mon blanc des yeux,
Que l’œil est sourd
Sans vos mots d’amour.
Et ça saute aux yeux
Que j’ai bien deux yeux
Pour avoir à l’œil
Le prétendu orgueil
Plus gros que le ventre
Pour me laisser entendre
De ses deux gros yeux
Que les fermer c’est mieux.
Donc je m’en bat l’œil
De votre chewing-gum trompe-oeil !
Brown-hooded kingfisher,
De mon œil, je suis fier !
13 Septembre 2025  Jeannine Castel
Publié dans:Littérature et Poésie |on 21 septembre, 2025 |Pas de commentaires »

Pigna

pigna
Entre mer et montagne, ce village
À ciel ouvert, sorti du moyen-âge,
Cache un cœur authentique, ancestral,
Loin d’un monde contemporain, brutal.
Joyau méditerranéen, sa beauté naturelle
Sur cette île Corse, paraît divinement éternelle.
Ses bâtisses robustes de mains insulaires
Témoignent d’un précieux savoir-faire
Où chaque pierre raconte une histoire,
Chaque ruelle dévoile une victoire
Contre les vents violents, les fortes chaleurs
Où flânent encore quelques nostalgiques douleurs
Calfeutrées derrière les volets bleus, les portes.
Les toits d’une vive gaieté transportent
Le passant enivré sous l’opulence des glycines
Suspendues aux balcons forgés des vitamines
D’une harmonie où chaque demeure arbore
La mosaïque parfaite d’un univers sonore.
Pierres sèches aux tons ocre et ambré
Où l’âme, à la douceur du miel, se sent vibrer
Dans cet écrin étroit au cœur de la Balagne,
Figé dans le temps, pavé des champs de campagnes.
Ce bijou royal, immergé avec ses traditions
De son art artisanal a inspiré mon imagination
Restée en suspension sur la baie de Calvi
Où je reviens parfois pour embellir ma vie.
9 Août 2025 Jeannine Castel
Publié dans:Littérature et Poésie |on 20 septembre, 2025 |Pas de commentaires »

Alerte

alerte
Oyez, oyez,
Braves gens
Voyez, voyez,
Mes plumes à volants !
Si la rose est à Ronsard,
Mes plumes à moi, pétard,
Ne sont-elles pas aussi
Mignonnes et réussies ?
Danseur de flamenco
Je capte le moindre écho
Qui me rendrait mes castagnettes
Perdues sans tambour ni trompette.
Sans mon traditionnel instrument
Mes ailes n’ont plus profondément,
Immobiles à la peur du glas,
Les percussions de mes castanuelas.
Oyez, oyez,
Damoiselles et Damoiseaux
Fouillez, yeutez,
Le moindre petit réseau
Afin que je puisse danser
Et ainsi vous récompenser.
11 Septembre 2025  Jeannine Castel
Publié dans:Littérature et Poésie |on 19 septembre, 2025 |Pas de commentaires »

Montagnes russes

montagnes
Sur des montagnes russes, mon cœur,
De son manège aux battements cambrioleurs,
Joue, s’affole, imagine, pleure,
Selon les stridentes sirènes d’un leurre
Attiré par des invisibles forces motrices
Et leurs lambeaux victimes de sévices.
Gagnée par la vitesse émotionnelle,
Flattée par une projection d’étincelles,
La clairvoyance grisée, aveuglée, s’oublie
Dans le décor d’une illusion établie
Dont l’issue, sur un tapis volant stoïque,
À mon cœur résilient donne réplique.
Les sommets enneigés, passé l’alpage,
Leurs fissures verglacées aux parois sauvages
N’ont aucune pitié pour mon imprudent cœur
Qui risque sa vie pour un mal des hauteurs,
Court en solitaire vers la Voie lactée
Au milieu d’un désert de cactacées.
18 Août 2025 Jeannine Castel

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 14 septembre, 2025 |Pas de commentaires »

Instantanée image

instantané
Les nœuds et blocages
Ne font pas de barrages
À ce grand calao terrestre,
Burcove qu’une faim séquestre,
Affichant son mouvant caducée
D’un vert serpent entrelacé.
Il témoigne avec assurance
Qu’un venin n’a aucune chance.
La fringale de ce puissant carnivore
Sur de nombreux insectes fait plaitore.
Il fait pitance de tout un régime
Avec son complice bec jamais en déprime.
Sa démarche d’allure unique, altière,
Patauge dans des bains de poussière.
Fier de son caducée mortuaire,
Tel un croque-mort, il ramasse les proies,
Les entassent, les avalent en une fois.
Ce médecin de l’âme, en quelque sorte,
Ingurgite le vivant qu’il transforme, exporte,
Ou offre à Alpha, son aimée femelle,
Sa promise couvant une nichée nouvelle.
Je me souviendrai de son appel du pied
Lorsque de toxiques nœuds me feront dévier,
M’étrangleront de leurs silencieux blocages
Pour m’étouffer de leurs noirs marivaudages.
7 Septembre 2025  Jeannine Castel
Publié dans:Littérature et Poésie |on 13 septembre, 2025 |Pas de commentaires »
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