Archive pour décembre, 2021

À brûle-pourpoint

H

Restrictions pour la fête …
La vague et ses conquêtes
Déchaîne ses tempêtes
Noie 2021 et ses éprouvettes.

Dans une gerbe d’écume forcenée
2022, cet an nouveau-né,
Impose sa violence en rage
Sur cet océan qui lutte aux naufrages.

Bises et cotillons contaminés
Recouverts de la suif des cheminées,
À brûle-pourpoint, à coups de poings,
Témoignent, taillent leurs parpaings.

En attendant de boire la tasse,
Sous l’emprise des menaces,
Mutants et variants à l’immigation
Auront, d’oraisons, nouvelles nations.

Adieu rêves et illusions.
L’abcès gorgé de pus en fusion
Aura besoin de nombreux drains
Pour sauver 2022 de son pétrin.

Roulés dans la farine, les vitamines,
Sous la houle à la triste mine,
D’un sauve qui peut en horipeaux
Battront la campagne et ses troupeaux.

Après la magie du chemin,
Les bois des Beaux parleurs contemporains,
Mes muses après quelques jours de repos
N’ont pas tourné autour du pot …

De A à Z, année de la Présidence,
Après ces replay pour la France
Un fiasco pour certains …
Mais laissons cela à demain …

 

31 Décembres 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
photo : Pauline.H Photographie sur Facebook

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 31 décembre, 2021 |Pas de commentaires »

Les bois des Beaux parleurs

julien

Dernier projecteur
Sur l’automne et ses rousseurs,
D’une année qui se meurt
Dans ces bois des Beaux parleurs.

Ils sont là, en fond d’écran,
Guettant l’arrivée du nouvel an,
Visages souriants, en coulisses,
Gardés par une panthère maléfice.

Telle une sorcière et son balai,
Elle se moque de ces valets
Qui convoitent la couronne
D’une reine déchue de son trône.

Mais voici que la lumière a chassé
Tous ces fantômes du passé.
Baignée d’une douce luminosité
S’en est allée une année de morosité.

L’automne s’est attardé, rayonnant,
Tandis que l’hiver et son manteau blanc,
De givre et de glace, chaussé de guêtres,
S’invite au bal de la Saint Sylvestre.

L’été est encore loin pour les Rois Mages,
Égarés sans l’étoile du berger en voyage.
L’an nouveau 2022 poursuivi par Omicron
Poursuit sa route de vagabond …

julien1 guetres

 

31 Décembre 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine

Photo copyright : Julien Meyrat PhotosArts sur Facebook

 

 

Joyeux Noël !

noel
A l’occasion des fêtes de Noël
je souhaite à tous et à chacun de joyeuses fêtes de Noël.
Ma pensée va tout spécialement vers tous ceux d’entre vous
qui vont être seuls, dans le deuil ou malades.
Je souhaite que vous trouviez en ces jours de fête Paix et réconfort.
JOYEUX NOEL !
Publié dans:Littérature et Poésie |on 24 décembre, 2021 |2 Commentaires »

La magie du chemin

reine

J’ai attendu en vain la reine des neiges.
Aucune trace d’elle sur la blanche neige.
Seules quelques rousses guirlandes de l’automne
Évoquaient mon adoration pour cette belle personne.
Mais voici que des dizaines de lutins apparurent
Excités comme des puces malgré leurs engelures,
Tandis que deux bonhommes de neige transparents
Timidement déclaraient leurs sentiments.
Les cristaux de givre taillés pour le diadème
Illuminèrent la forêt en ce lieu hivernal suprême.
Les arbres gainés de glace somnolaient en silence,
Attendaient impatiemment Elsa pour leur délivrance.
Trois dés soudain jetés sur le tapis de neige scintillant
Firent une haie d’honneurs garnie de petits brillants !
Secrète comme un mystère, toute vêtue de blanc je la vis.
Je n’ai osé la dévoiler, la déranger sur son parvis.
Attendait-elle Hans son promis, son prince valeureux,
Ou l’auteur de ce protrait à l’esprit aventureux ?
Je laisse aux trolls le soin de protéger ce lieu
Et toute la magie du chemin sous les cieux radieux.

 

11 Décembre 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine

Photo copyright : Julien Meyrat PhotosArts sur Facebook

 

 

Sans un adieu

Ces quelques vers à la demande
d’Evelyne Carbellido

 

pika1

Mort cruelle, injuste, parfois espérée,
Inattendue au sentiment désespéré,
Esseulé dans un vide chéri, caressé,
Sans un adieu par la mort empressée.
À cloche-pattes Pikachu de mon bonheur
Tant de souvenirs me crèvent le cœur.
Un traitre vent nous a désunis.
D’un saut maladroit tu as glissé vers l’infini.
Tu laisses sur ma couche un grand froid
Aux ronrons ensevelis désormais sans toi.
D’un amour incommensurable, partagé, fidèle,
Je sais que tu m’attends pour une vie nouvelle.

 

12 Décembre 2021 – Jeannine Castel

Publié dans:animaux, Littérature et Poésie |on 19 décembre, 2021 |Pas de commentaires »

Révérence

hégris

Un héron gris, grisé,
Pompeux, fier, divinisé,
Lors de cette première,
Remercie tout un parterre.

De sa plus belle révérence
Il s’apprête majestueusement
À saluer le vif engouement
Que lui offre le présent.

Il connait ces bravos capricieux 
Qui font de vous un dieu,
Vous chassent aussitôt du paradis,
Fans d’un autre parvis.

Rideau tiré, il sèche ses plumes
Dégrisé, sa raison le déplume.
Il médite, s’abandonne
Dans une posture de madone.

Il délasse ses chevilles
Dans cette eau qui scintille,
Redonne de l’éclat avec bonheur
À ce candélabre ancien danseur.

Il n’est plus désormais
Que volutes de fumée
Dansant dans la lumière
D’étoiles séculières.

1 Décembre 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Philippe Frey / Nomades du monde - Vernon Chalmers

 

 

 

 

 

Du haut d’un clocher (fin)

gouin4

Pour donner de l’écoute à son canal, Gazette
S’est équipée d’un micro pour la troisième chouette.
À la surprise générale voilà qu’elle déclame
Un sonnet sans attendre qu’une question enflamme
Gazette et toutes les ondes de son enregistrement
Qui vont décrouvir un fort tempérament …

«Virer d’un direct du droit
D’un balcon où chacun a droit
D’exprimer ses opinions
Coupe court à l’intrusion.
Sans cesse couper la parole
Pour garder le monopole,
Gazette vous en déplaise
Vous n’êtes qu’une punaise !
À droite, au centre, à gauche,
Gazette face à nos caboches
Pour parer à votre inquisition
Vous affrontez trois assimilations !
Des œufs dans un même panier
Quelle omelette à manier !
Aux serviettes et torchons
Nos pâtures nous offrirons.
Remailler quelques ébats
De hauts et bas débats,
En votre Cour du Roi Dagobert
Nous fuyons ce monde pervers.
La raison et la logique
En faveur de votre rhétorique
Ça nous file les coliques
Depuis des siècles empiriques.
Du haut de ce clocher
Nous sommes bien accrochées
Pour affronter tous vos pièges.
Vous n’aurez pas notre siège !»

«Les trois font la paire !»
Notre Gazette sur ce dernier commentaire
Vers sa destinée s’envole
Fuyant sans regrets ces trois casseroles.

clocher

 13 Décembre 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
photos : Jean Gouin Wildlife Republic sur Facebook
photo : Dominique Gressien sur Facebook

 

 

 

Du haut d’un clocher (suite)

belle dame

«Quoi de neuf sous votre balcon ma commère ?»
«Passez votre chemin, de lui je m’indiffère !
Seul compte, à mes yeux, le mien et son issue.
Je n’ai nul besoin d’une nouvelle sangsue !»
«Alors, quel est votre prochain pendu ?»
«De quoi je me mêle ?!» … Suis-je donc rendue
À ce point de rencontre de ma destinée ?
Cette redoutable mégère pugnace, obstinée,
De son compas dans l’œil n’est plus mon apanage.
Quel toupet de s’initier dans mes commérages.
«Mon prochain pendu fait savoir à votre Conseiller
Qu’il a nulle envie d’un funéraire poulailler !»
«Sachez donc ma commère que ce Conseiller
En sait plus long que toutes les araignées
Qui tapissent leurs toiles sur votre chemin.
De votre bonnet d’âne revêtez le destin !
Il en corrige plus d’un pour sa vanité
De se croire, ici-bas, logé pour l’éternité.»

Croyant clouer le bec à cette effraie arrogante
Gazette vers la troisième s’envole séance tenante.

gouin2

 

11 Décembre 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
photo : Jean Gouin Wildlife Republic sur Facebook
photo : Dominique Gressien sur Facebook

 

 

Du haut d’un clocher (suite)

gouin2

“On rencontre sa destinée souvent par les chemins
qu’on prend pour l’éviter” (Jean de La Fontaine)

Mais voici que surgit cette dame blanche
Réputée, évitée, pour le gros débit de ses avalanches.
Gazette, elle apporterait du grain nouveau au moulin,
Vantant les fables de Jean de La Fontaine, badin.
L’accueil tant espéré ne fut pas des plus serein …

«La revoilà cette vieille chouette infestée de poux !
De ma tête je ne veux plus de ce rendez-vous !
Mais quel destin me force, me joue des tours ?
Par ma tête et mes poux quelle issue de secours
Va m’éviter un épouillage de bas étages ?
N’a-t-elle donc pas fait le plein d’autres commérages ?»

«Alors, belle dame, toujours au balcon ?
Voyez comme vos poux m’habillent de jolie façon !
Un nouveau dépouillement pour une purification salutaire
Vous soulagerait de vos tensions guerrières !
Recouverte de vos stigmates, de notre pacte de paix,
Je vois bien qu’en ce jour vous le boudez, soupe au lait !
Tout être dans la Création a son rôle à jouer
Et vous ne pouvez de cesse du destin vous déjouer.»

«Mais qui êtes-vous donc pour tenir de tels propos,
Connaître, porter atteinte à mes intimes mots ?
Gardez vos fiorettis pour d’autres oiseaux !
Allez au loin, de vos coups de bec, aiguiser vos ciseaux !
Dites à La Fontaine de s’occuper de ses fables !»
«Si au moins cela vous rendait plus aimable !…»

Après être éjectée par cette renfrognée effraie
Notre gazette, vers la deuxième, un chemin se fraie …

gouin3

 

11 Décembre 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
photos : Jean Gouin Wildlife Republic sur Facebook

 

Du haut d’un clocher

effraie

Tout voir, tout entendre, ne rien dire !
Trois commères Effraie du haut d’un clocher,
Muettes comme des pies, histoire de contredire
Ce qu’en ce bas monde pouvait bien clocher,
N’en perdent pas une, chacune sur sa position,
De jour comme de nuit se forgent une opinion..

La première de gauche à droite, dubitative,
Vaccinée à toutes épreuves, l’âme à la dérive,
Préfère, sur son perchoir, rester contemplative.
Il a fai ci, il a fait ça, la rumeur narrative,
D’un monde dont elle n’espère plus rien de bon,
Ne lui donne plus envie de quitter son balcon.

La deuxième, épaulée par ses deux consœurs,
Curieuse comme une chatte, toujours au labeur,
La langue bien pendue, la moindre déambulation
La met toute en transes, en ébullition.
Et patati, et patata … elle s’alimente de ragots
Qui grossissent sa pelote de fils nouveaux.

La troisième, attentive, de droite à gauche,
La plus acerbe, n’a pas sa langue dans sa poche.
Agacée par sa voisine, sa patience a du mal
À contenir son exaspération sur son canal.
Et blablabla, et blablabla … sa langue de vipère
Sonne les cloches à tous les avis contraires.

Tout voir, tout entendre, ne rien dire, se complète
Ce trio de charmantes et sournoises pipelettes,
Aux pensées façonnées par des bouches de titans
Qui passent sous leurs yeux … mais vous m’en direz tant …
Pour le bien et le pire, le regard plongé sous leur masque
Ces Dames blanches ont même casque fantasque. 

 

27 Novembre 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
photo : Dominique Gressien sur Facebook

 

12

Cercledelecteurs |
Passe-Coucou |
Maryseboutiot |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Mon petit coin a moi ...
| Revedelire
| UnLivrePourDeux