Archive pour septembre, 2021

Comme j’aime

comme j'aime
Écrire au fil de ses envies
Entourée de muses amies ou ennemies.
Quelle fierté de voir des grands Seigneurs
Me barder de grassouillets honneurs.
Quelle chance de passer du coq à l’âne !
D’un replay revenir sur une pavane
Histoire de se faire chanter Ramona
Au risque de se déclencher un zona !
Heureusement que l’humour, denrée rare,
Coincé par l’étroitesse d’un savant tintamarre,
Me met à l’ombre d’une météo sanitaire
Sur mon petit lopin reconnaissant à la Terre.
Condamnée, libre encore de mes pensées,
Le laxisme, parfois, de sa peine offensée,
Agressée par un quotidien d’incivilité,
Me permet en ce cas de siffloter avec humanité.
Au fil de ses envies, écrire.
Au diable les complots, les sbires,
Anges ou démons poussant grand-mère
Et sa ringarde poésie digne des galères !
29 Septembre 2021 – Jeannine Castel
Publié dans:Littérature et Poésie, Z |on 29 septembre, 2021 |Pas de commentaires »

Z… comme Zemmour 1er

zemmour1er

Zemmour 1er du royaume des cimes,
Poussé à régner par le monde des abîmes,
Dans son sarcophage s’expose à ciel ouvert
Dans la poussière et les courants d’air.

Tel un zèbre obstiné aux vives ruades,
Il tient le crachoir sur différentes estrades
D’une France victime de ses charitables accueils
Que l’on décore, à titre posthume, sur des cercueils.

En ce cortège de batteries en charge, il échange,
Bon prince, face à des démons ou des archanges.
Effrayée par ces bans de voraces méduses je me dis :
«Vont-elles réduire ce familier des buses en momie ?»

Tous ces tribuns accros aux sondages
De leurs éloquents et miraculeux bavardages,
Ressemblent à ces pharisiens révélateurs
Posant des pièges à l’Esprit libérateur.

En ces noces de campagne houleuses
Ma poésie n’a pas sa place, scandaleuse,
Où le rêve pourtant habite la politique
Chassé, fouetté, courbatu de statistiques.

Pendant ce temps, en attente de la relève,
Zemmour 1er enseigne l’Histoire à des élèves
Dont je suis les cours au fil des émissions,
Admirative face à cet érudit sur la Nation.

 

27 Septembre 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Eric Zemmour sur Facebook
Publié dans:Littérature et Poésie, Z |on 29 septembre, 2021 |Pas de commentaires »

La fée Sépia

sépia

Était-ce l’automne ou l’hiver
Résistant à ce bruyant pivert
Diffusant à perdre haleine
Les sanglots longs de Verlaine.?

Dans ce bois aux troncs élancés
De la fée Sépia, énigmatique fiancée,
Un noble chevalier est mort en ce lieu
Dans un traquenard de gueux envieux.

Sépia, inconsolable, des autres couleurs,
Du printemps à l’été bannit leurs ardeurs.
De brunes pensées, d’une infinie douceur,
À l’encre de sèche, elle sécha ses pleurs.

Au fil du temps sa peine dénuée d’effets
Revêtit le charme d’un conte de fées,
Offrit ce look rétro des temps anciens
En souvenir de cet amour tragédien.

Dans les bras de son tendre, tué par l’ennemi,
Elle s’abandonna sans bichromie.
Couchée depuis sous les époques ensevelies,
Son âme erre parmi ces boisés lits.

Ne cherchez pas à pigmenter sa grisaille,
Le brun du gris aurait des représailles.
 Sépia de sa baguette vous jetterait un sort.
Ceux qui ont essayé ont vu la mort.

Était-ce l’automne ou l’hiver ?
T’en souvient-il bruyant pivert ?

 

27 Août 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine

Photo copyright : Julien Meyrat PhotosArts sur Facebook

Z … comme …entrevu par Chatnine

zénith

Ce chevalier des temps modernes,
Débatteur des drapeaux en berne,
A vécu depuis sa tendre enfance
Tant de batailles de la FRANCE !
Au fil des pages de livres d’Histoire,
De civilisations, de personnes notoires …
Qu’en ce début de son livre « Destin français »
Son âme chevaleresque m’a surpassée !
Tantôt pionnier, tantôt mousquetaire,
Au jeu des rôles, il a tout pour plaire.
À peine quelques lignes et ma folle du logis
Devant sa bérézina, vaincue, git.
De ses voyages incessants à grande allure
Entre télévision, Histoire, politique et littérature,
Quel être un jour n’a pas été Zorro et son épée ?
Depuis mon épée de Damoclès n’est plus en paix.
Telle le laboureur face à ces enfants, quel héritage !
Un simple rire n’est plus qu’un gaz d’outrages
Où le crack gangrène villes et banlieues inquiètes,
Où le bon Dieu est mis aux oubliettes.
Petite parenthèse entre mes rimes enfantines.
Je n’aimais pas l’école. Ni histoires ni contines
Ont forgé mes idées éduquées par la rue,
Convenables ou pas face à ce scribe incongru.
D’une nostalgie commune, face à la soumission,
J’accuse un certain retard contrit, par omission,
Être impliquée dans cette France en déportation.
Parlez-moi un peu d’amour, de déserts brûlants,
Histoire d’oublier, un court instant ces relents.
Je rêvais d’être star, vous de grands boulevards,
Zazie dans le métro … zénith de studieux buvards …

24 Septembre 2021 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
photo : Facebook Eric Zemmour Salle Neptune à Toulon

 

 

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie, Z |on 25 septembre, 2021 |Pas de commentaires »

Z … comme …

Z

À la croisée des chemins
Mon cœur a bien du chagrin.
Après Jeanne d’Arc et bien d’autres,
Sans parler des nombreux apôtres …
Sauver l’âme de la France
Du merdier en excroissance,
Me revient toujours à l’oreille,
Telle Alice au pays de l’oseille,
La chanson « Mourir pour des idées ».
Quel courage ZEMMOUR face à ce ciné !
Z … que cet éclair de clairvoyance
Sauve le beau nom de France,
Foudroie le péril en la demeure.
Le beurre et l’argent du beurre
Tartinent d’idées nos leurres.
Ensevelie sous tous les gravats
D’un monde tombé bien bas, bien bas,
À la croisée des chemins
Quelles vraies ou fausses mains ?
Quel dépit d’entrevoir la France de demain …

18 Septembre 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo Facebook

 

 

Publié dans:Etat, Littérature et Poésie |on 22 septembre, 2021 |Pas de commentaires »

Bad Weather

touffe

«Leur velo dans leur tête
Se moque de ma crête !
Je yoyoterai de la touffe …
De l’esbroufe de pignoufs !
Cinglant comme un pet humain
Leur petit pet de lapin !
Du coup j’ondule de la toiture !
Se révolte ma coiffure.
Azimuté par leur raillerie,
Ces moqueries me contrarient.
 “Bad Weather” on m’étiquette …
Un baromètre serait ma crête !
Pfff… leur araignée au plafond
Est à l’image de leur toison !
Ces familles en tuyau de poêle 
M’ont fait payer cuir et poil.
J’ai du resserrer les boulons.
Ma tête de pioche en sait long !
Et que ça saute !
Vous allez voir si je yoyote !
Crotte de bique à roulettes
Je vais vous apprendre à tailler la bavette !»

20 Septembre 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
photo : Dominique Gressien sur Facebook

Les phares

jument2

Dans des gerbes d’écume
Du fin fond de la brume,
Les phares subissent
La colère des abysses.
Violentés par les tempêtes,
Les vagues les fouettent,
Font trembler La Jument
De leur enfer dément.
Bâtis sur des rochers,
Ces lumineux hochets
Captivent l’attention
Des marins en perdition.
Familiers des zones de récifs
Ils luttent contre les intempestifs
Assauts de la mer en furie
Tel Kéréon et ses marquèteries,
ArMen de la chaussée de Sein,
Tevennec aux embruns vilains.
Promontoires de tout un arsenal
Ils pavoisent d’un amical signal,
Autonomes aux énergies fébriles
Des îles à Gatteville.
Leurs marches dominées par le ciel
S’auréolent, parfois, d’arcs-en-ciel.

17 Septembre 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine

Photo de Mathieu Rivrin sur Facebook
Le phare de la Jument

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 19 septembre, 2021 |Pas de commentaires »

Des nèfles juteuses

gratis

Demain on rase gratis !
Cette expression sur nos parvis
Serait à l’origine de la démesure
De la longueur de nos coiffures.
Un époustouflant dénouement
Suite à un capillaire serment
D’un barbier inconnu de passage
Qui prononçait le même message
À la barbe de tous les nigauds
Défrisés par le sens des mots.
C’est ainsi que de jour en jour
«À demain» remettait le tour.
Certes le barbier ne fit pas fortune,
Le barbu ne voulant ps dépenser une tune.
Ce qui fait que du poil abondant
Notre corps ne fut pas perdant.
Comme quoi avoir des oursins dans les poches
A fait de nous des stars du cinoche.

 

17 Septembre 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
photo : Dominique Gressien sur Facebook

 

Des mots, d’émotions …

mots

À la source de l’inspiration
D’un génie en ébullition,
De la poésie à la fiction,
Des mots, des mots, d’émotions …

Des flots de mots,
Des vagues de phrases,
Sur les ailes de Pégase
Se mirent sur l’eau.

La houle les berce.
La foule en fait lecture.
Romances et aventures
Fauchés par la herse.

De tempêtes et naufrages,
D’oublis et abandons,
Esclaves soumis au don,
Ils nichent sur les nuages.

Ils retombent avec la pluie,
Ruissellent sur les carreaux.
Des pages avides de mots
Sans eux, meurent d’ennuis.

Les mots sur les flots
Voguent sur les mers.
Poséidon de son javelot
Les sèment aux déserts.

Foulés par les caravanes,
Grains de sable blond,
Hoquettent sur les dos d’âne
En farandoles, joyeux lurons.

Récupérés par Neptune
Pour séduire la lune
Afin qu’au clair de lune
Au poète offrent fortune.

7 Septembre 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine

Photo : Jeannine Castel

 

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 16 septembre, 2021 |Pas de commentaires »

GOMINA

zizichoubis

J’ai fait cette nuit un rêve surprenant !
Était-ce au soleil couchant ou soleil levant ?
Je ne saurai dire le pourquoi du comment
Qui m’a occupée l’esprit ce jour durant …
Comment suis-je arrivée face à ce monument
Qui m’attendait au sommet d’un tournant ?
Il ressemblait étrangement à ZIZICHOU …
Plus imposant, plus acajou était son aboucouchou.
Pas de boutchou apparent entre ses pattes …
«Ah te voilà ! Comme tu vois je suis là ! Ça t’épate ?»
Me dit-il en me toisant d’un regard hautain
Avec une pointe d’ironie dans ses petits yeux malins.
Les poils de sa crinière en auréole d’un effet gominé
Formaient une capuche pour coquet gros minet.
Était-il le partenaire de ZIZICHOU le transgélada ?
Même tenue … dommage que GERATO n’était pas là …
«Alors ? Mon décolleté balconné te dérange ?»
Je me vis morte au royaume des anges …
«Vous pelez … ce coup de soleil doit vous faire souffrir …»
«À part écrire, que sais-tu de nos parties de plaisir ?»
Après tout, je n’avais fait qu’écrire ce que GERATO
Avait trouvé à redire sur l’accoutrement de son gigolo.
Ne sachant ses intentions, j’essayais de détourner
Son attention qui risquait pour moi de mal tourner.
Je remarquais son bandana qui soutenait son bidon
Et d’un sursaut me réveillait en chuchotant un nom
GOMINA, GOMINA …
Soulagée, curieuse de savoir la suite de mon cinéma …

 

12 Septembre 2021 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Gilles Thomas sur Facebook

 

 

 

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