Cinq à sept

salon

Salon démodé
Pour guenilles et dentelles
Passé raccomodé
D’éteintes étincelles.

Scène figée
Dans un délabrement
D’un parquet assiégé
De vieux amants.

On devine l’alcove
De cinq à sept
Aux saillies de fauves
D’adultères concepts.

Pas d’âme qui vive
Pour ces convives
Qui ont nul besoin
D’autres témoins.

En ce salon démodé
De secrètes idylles
D’ivresses à broder
Sur d’érectiles fossiles.

10 Juin 2020 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

 

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