Archive pour décembre, 2019

Réveillon de la Saint Sylvestre

bain

À la suite de ce festif réveillon gastronomique
Il sera possible de poursuivre cette nuit magique
Dans une de nos suites, inoubiable souvenir,
Pour amorcer l’année 2020 et les années à venir.
Rien de tel qu’un bon bain pour se prélasser,
Après avoir jusqu’au petit matin danser,
Dans une baignoire qui par souci d’économie
Vous servira aussi de lit en toute autonomie.
Si au cours de cette enivrante nuit de fêtes
Vous avez fait une inattendue conquête …
Rien de plus beau que ce lit baroque à baldaquin
Qui ne compte plus sous son ciel les baisers coquins,
Les assauts chevaleresques soutenus par des courtisans
Dont la patine sur le velours au fil des ans
A de sanguines voluptés brodé sur la courtepointe
D’intimes et chaleureuses traces de complaintes.
“C’est quand tu n’attends plus rien que tout arrive »…
Pour les couples dont l’amour est à la dérive
Ces lits retenus par une entremetteuse tenture
Peuvent se rapprocher bien qu’harassés d’aventures.
Le plancher ayant cédé, une prime de risques
Sera ajouté à la note pour cette fantastique
Chambre tapissée et meublée à l’authentique.
Ne tardez pas à retenir ces dernières disponibilités
Qui vous permettront de festoyer en toute tranquilité.

N’oubliez pas vos cartes bancaires
Joie et bonne humeur pour accueillir 2020 et ses mystères.

baldaquin lits jumeaux

29 Décembre 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

 

 

Qu’est-ce qu’on mange ?

Pas d’idées pour votre repas de réveillon ?
Pas d’endroit où réveillonner ? 
Depuis 2016 la renommée de cette cuisine n’est plus à faire … alors laissez-vous tenter !

réveillon

Qu’allons nous manger de bon
Dans cette cuisine en dépression ?
Surement des clopinettes
Pour les jours de grande fête
Ou alors des ortolans
Bougonne le four pas content.
Moi, je vous propose des cafards
Entrebaillent d’invisibles placards
Avec une gousse d’ail rose
Pimente le carrelage sous overdose.
Des souris rôties sur canapé
S’échauffe la cuisinière à cette idée,
Et des toiles d’araignées 
En guise de succulents beignets …
Mais qui frappe aux cloisons ?
Ce sont les gais lurons cotillons …
Mais qui frappe au portillon ?
Ce sont quelques vieux croutons
Accompagnés de fantômes en haillons.
Allumons un beau feu de joies !
Pétille la cheminée sans bois.
Brûlons chaises, paille, tables, 
Pendons la crémaillère de cette étable
Dont la cuisine renommée
Va attirer plein de gourmets.
Gil a laissé quelques provisions …
Marmitons venez avec la boisson …
Gil s’occupe des réservations,
Fantômes et croutons
Vous souhaitent un inoubliable réveillon !

Fromages en supplément
Souriant sur les murs … 

5 Décembre 2016 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

The revenant

sapienta

Non ! Ce n’est pas le père Noël !
Encore moins le frère Nathanaël
Mais le revenant de mes trouilles
Qui me valut ce surnom de Pistrouille.

C’est peut-être le chiffonnier
Ce revenant sorti d’un grenier
Sans aucun sac en apparence
Pour emporter les caprices de l’enfance.

Que dire du redouté, inquiétant satyre
Nu comme un ver sous sa cape de vampire
Qui se cachait dans les sombres couloirs
Pour exposer sa marchandise en défouloir.

À moins que ce soit un gentleman
Ce super-héros fort, invincible Batman,
Ce nouveau zorro pédestre sans monture
Battant le pavé en attente d’aventures.

Un étrange revenant à l’esprit farceur
Dont la plénitude voudrait qu’il soit noceur ?
L’incertitude toujours incertaine s’interroge
Sur ce Joker planqué dans sa loge.

Non ! Ce n’est pas l’ange Boufareu
Cherchant où crécher le soir de Noël !
Mais peut-être cet homme araignée
Qui tisse, tisse pour nous accompagner.

 

24 Décembre 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

De bric et de broc

Port coton

Sous l’œil intrigué d’une panthère noire
On raconte une bien étrange histoire
Sur ces Aiguilles de Port-coton
Tontaine mironton … 

D’après le récit d’un naufragé conquistador,
Échoué sur les rives communales de Bangor,
Il assista, malgré lui, à un traité de paix
Entre un coyote et le chef indien « TOUPET ».
Venu de la côte sauvage de belle-île-en-mer
Ce coyote, incarnation de « CHIEN D’ENFER »
Animal totem, rusé comme un sioux, trompeur,
Vint sur les terres de TOUPET, Chef revendicateur.
TOUPET prenait trop au sérieux les racontars
De son sorcier envoûté par cet intrus gueulard
Qui hurlait la nuit comme un loup en chasse
En bon charognard au toupet plein d’audace.
Devenu trop familier près des campements
Le territoire Toupéen n’était que tourments.
Pourchassés pour leur fourrure, la hache de guerre
N’appauvrit pas la prospérité des tanières.
Grâce à « LUNE D’OR » qui broda cette toile
Hissée sur l’impressionnant grand mât d’une voile,
L’aiguille d’un chat, pour la bonne entente,
Accueillit pour la paix sous cette céleste tente
TOUPET et CHIEN D’ENFER battus par l’écume
D’une houle d’envahisseurs aux pinceaux et plumes.
Protégés par de nombreux îlots aux roches dentelées
Et le conquistador monté sur un crocodile ensorcelé …
On peut voir encore, par chance, au soleil couchant
CHIEN D’ENFER d’un filet de fumée recrachant
Tandis que TOUPET garde soigneusement à l’abri
Ce traité de paix dans un nid de colibris
Perché sur sa tête dure comme le roc
En ce bric-à-brac de bric et de broc.

12 Décembre 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Amandio Antunes photographie sur Facebook

Dans la froideur parisienne

froideur

La nuit, la froide nuit,
Paresseusement s’étire, s’ennuie
Du jour qui tarde à venir
Encombré de vieux souvenirs.

La nuit, la froide nuit,
De soupirs en chemise de nuit
S’éveille d’une douce langueur
Après avoir oublié les heures.

Les embarcations de la Terre
Dévoilent aux rêveurs leurs mystères.
Il est temps de tirer les rideaux
À la découverte du jour nouveau.

Le vent, inquiet, déjà s’agite.
Les tracas reviennent bien trop vite.
Chassés, ils s’incrustent, fidèles,
En ce théâtre de polichinelles.

Le ciel congédie ses pesants nuages.
Place au soleil qui revient de voyage !
Les étoiles, épuisées, se sont endormies.
À regret je quitte ma tendre amie.

Ma douce amie, mon autre, ma compagne,
Les désirs de ma chair en campagne,
Le jour et la nuit en un seul corps
Qu’il pleuve, qu’il vente au dehors.

Huit heures ! Le jour en apparat
Du rêve au cauchemar, ce scélérat,
A estompé les lumières nocturnes,
Déjà surgit le tapage des urnes.

La nuit, la froide nuit m’envahit.

 

18 Décembre 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Amandio Antunes photographie sur Facebook

https://youtu.be/XMSZo8XA9IU

 

Doréla

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Non, ce n’est pas un champignon
Jailli des eaux en un tourbillon,
Ni une sculpture dédicacée par la Nature
Pour les visiteurs passionnés d’aventures.
Ce pourrait être une fleur en devanture
Au-delà du cercle polaire, en hommage à la beauté,
Sur le clapotis des eaux froides de nacre bleutée.
Ce pourrait être un gouvernail quand le Nord
De la boussole n’aimante plus assez fort
Ce repère fidèle qui a sauvé plus d’un
Au cours des tempêtes et de leurs embruns.

Il parait d’après une légende ancienne
Qu’il s’agirait de Doréla, une baleine musicienne
Que l’on voit de temps en temps venir applaudir
Un concert donné de ces falaises belles à ravir
Où siège en ce château fortifié, enneigé,
La reine Solsila rêvant aux îles de la mer Égée.
Condamnée à régner en ces hautes parois dentelées,
Telle le Sphinx rigide et immuable, ensablé.
Elle s’évade comme Doréla, sa fidèle amie.
Le temps pour elles n’est plus leur ennemi.
C’est un privilège de les avoir aperçues mes amis.

Non, ce n’est pas une vieille girolle,
Ni les eaux de Venise amoureuse des gondoles,
Ni l’écoutille d’un étrange sous-marin
Plongé à vingt mille lieues, balisant d’un coussin.
C’est l’amitié extraordinaire entre une baleine de renom
Et ces roches vertigineuses trop dures pour ses fanons.
Doréla vient de son chant mélodieux perpétuer
La légende captée par les ondes audibles des nuées
Ébruitées par des colosses, gardiens d’un navire
Qui patiamment attendent de Doréla un beau sourire.

12 Novembre 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Marchais Arnaud sur Facebook

 

Bisons, bisounette

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RISETTE
Bisons, bisounette,
La queue en panache
Cravache, cravache,
Vers ue carcasse
Coriace bouillasse.

RISETTE
Bisons, bisounette,
La queue en éventail
Cocktail bétail
L’eau à la bouche
Louche, louche.

RISETTE
Bisons, bisounette,
D’un beau plumeau
Poilu rameau
S’invite au festin
D’un air badin.

RISETTE
Bisons, bisounette,
D’un beau plumet
Fumet, fumet,
D’un buffle désossé
Aura bien assez.

RISETTE
Bisons, bisounette,
De dinette en dinette
A pris de l’embonpoint
À moins, à moins,
Que nouveaux témoins …

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8 Novembre 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Lorena Walton Bernard Bouckenooghe sur Facebook

Publié dans:Littérature et Poésie, Risette |on 22 décembre, 2019 |Pas de commentaires »

La belle Siri

Siri

Quand Siri la belle se balade
Une haletante nuée d’œillades
D’amoureux épris la badent
Le cœur battant la chamade.

Son bijou cruciforme en pendentif,
Elle contemple ces regards oisifs,
S’arrête, regarde d’un air pensif
Ces prétendants contemplatifs
Qu’elle mène à la baguette,
S’inquiète de ces tam-tams à roulettes
Et de leurs rafales intempestives
Qui résonnent jusque dans ses narines.

Avec froideur, douce chaleur,
Selon l’humeur de son cœur
Siri la belle de leurs chaleurs
Parfois leur offre une fleur.

Au jeu du chat et de la souris
Elle observe ces curieux abris
Venus pour elle en safari
Sans rendez-vous ni compromis.
Quand Siri la belle décide d’une promenade
Seule, face à des nuées de camarades
Elle les envoute, les ensorcelle d’œillades
Fière de sa dernière tocade.

22 Octobre 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
photos : Bri Lions sur Facebook 

 

 

Bientôt …

bientôt

Journée Gil Strec pour nos trois années d’amitié.

Bientôt viendra bien assez tôt
Fauché par les moissons saisonnières
Accrochées au porte-manteau
Tel un épouvantail en prières.

Bientôt face à l’horizon lointain
Assis sur un fauteuil sans ailes
Mon cœur, enfin calme et serein,
Bientôt, j’aurai de vos nouvelles.

Bientôt, toujours seul accompagné,
Bientôt, aussi vague que la solitude,
Bientôt et ses sous-entendus signets
Viendra régaler nos amours de fortune.

Bientôt, Viens, Je t’attends,
Une mise à nue, d’Un jardin d’hiver,
Just for me, À travers le temps,
L’oubli, Les non-dits, De quelques vers…

D’un lien durant ces trois années
A noué un bouquet de rimes fleuries
Dans des ruines et portes condamnées
Ressuscitées par nos Seigneuries.

25 Novembre 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

Un vendredi 13

pluie

La pluie est revenue !
Avec elle elle le clapotis de la rue,
De l’eau par les voitures chassée
Sur les piétons pressés, éclaboussés.

Le ciel est bas comme les cabas
Des ménagères dansant la samba
Avec leur caddie et les étiquettes
Affichant les SOS de la disette.

Encore un hiver sans chauffage !
Réindexé par les désavantages
De pouvoirs incitant à l’effort …
Vases communicants des coffres-forts.

Quelques pâles rayons de soleil
Viennent d’un petit clin d’œil
Illuminer ce vendredi pluvieux,
Percent des nuages devenus ennuyeux.

Aussiôt les ombres chinoises s’agitent
Aidées de la brise qui s’invite
Sur les petits cœurs en couverture
D’une singulière vidéo d’aventures.

Mes envahisseurs fidèles au canapé,
Ce matin roupillent en paix.
Ils ne m’incitent pas à les quitter.
C’est ma sauvegarde, ma tranquillité.

Flocon, sphinx poilu, favori de mes cuisses
En profite pour lustrer sa pelisse.
De ses griffes fines et dégainées
Il attend une réponse joviale ou déchaînée.

Vendredi 13, chanceux ou superstitieux,
Du trèfle au fer à cheval, qui dit mieux
Que cette photo d’un jogging sous la pluie
Sans besoin d’ouvrir un parapluie.

13 Décembre 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Amandio Antunes photographie sur Facebook

 

 

 

 

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