Archive pour août, 2019

BIOBIO

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BIOBIO est un gros nounours délicat.
Il préfère s’attabler devant un beau plateau repas
Après quelques périlleuses prises sur le vif.
Il peut ainsi, calmement, faire un tri sélectif.
Il a un palais de gourmet jouisseur si fin
Qu’en bon épicurien, il savoure sa faim,
Plutôt que de les croquer à toute vitesse,
Entouré des pique-assiettes qui s’empressent
De lui foncer dans le tas par paresse
D’attraper ces saumons, remuants et rebelles,
Sous des battements d’indisciplinées ailes.
Il attend qu’ogresses et leurs oursons
Soient gavés à se faire péter le caleçon
Pour tranquillement pêcher à son aise,
Boycotter ceux qui flottent avec malaise.
Il donne priorité à la qualité et la fraîcheur,
Incité à donner ses faveurs à la couleur.
Pas de Sushi-shop et ses invendus douteux !
Non, BIOBIO se délecte d’un coin caillouteux,
Une petite plage au bord de l’eau paisible.
Il tolère un invité oisif qui se fait invisible,
Attend patiamment avec l’espoir qu’une arête
Perturbera l’attention de BIOBIO sur son assiette.
Le saumon, à l’agonie, privé de ses ouïes
Est resté bouche-bée face à ce libertin inouï,
Raffiné, goûtant d’abord un petit morceau
Pour confirmer le choix de son frugal assaut.
Tel que vous le voyez, il est intrigué
Par un certain VEGAN, plus loin aux aguets …

 

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15 Août 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Gilles Thomas sur Facebook

 

 

RUBIS

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« Je suis né un dix Mars de l’an deux mille !
Pour la St Vivien ! Viens, la vie facile !
Facile … pas pour toute la maisonnée …
À cause de moi, nous vivons cloisonnés !
Je suis un chat sournois, pas facile à vivre.
Avec moi les autres ont du mal à survivre …
Les autres … pas tous … j’ai mes trombines …
Mon pire bouc émissaire ? Le Graffias et … Chatnine !
Même pas en peinture ce bellas je tolère !
Entre nous c’est la haine, des mois de guerre !
Faut voir quand j’arrive à le bagarrer …
Tout ça à cause d’une inattention… vite séparés,
Au risque de nous venger sur les giboles
De notre maîtresse qui de jaune rigole !
Une fois je lui ai lacéré une jambe 
N’ayant pu, c’est sa faute, achever la trempe
À ce pétochard qui se lâche chaque fois de peur
Et répand un parfum embaumant nos rancœurs.
Finalement, cela arrage ma maîtresse,
Obligée à mes côtés de veiller sans cesse.
Une fois, sans raison, je lui ai sauté au cou …
Sans crier gare … depuis elle se méfie, c’est fou !
Le véto prétend que j’ai le syndrome du tigre …
Il me faut une proie … bigre de bigre …
Ma maîtresse me répète qu’il y a longtemps
Que je n’habiterai plus chez les gens …
Qe l’on se serait débarrassé de moi
Ou que l’on m’aurait balancé d’un toit …
En attendant j’ai encore passé deux canicules !
Et je miaule, je miaule afin que capitule
Ma maîtresse pour me mettre sur le balcon,
Parcourir à toute pompe la maison
Avec la seule obsession … apercevoir le Graffias !
Mais sitôt arrivé, alerté, ce planqué blancasss
Ne perd pas une de mes allées venues.
C’est la récré ! Fini la poésie aux nues !  …
Pas besoin d’aller en safari pour peigner la girafe !
C’est l’heure de la sieste … bonnard on fait pas gaffe ! …

 

PS. Je trouve que mes photos ne sont pas terribles …
Comme vous pouvez constater je yeute cet ennemi horrible.
Je n’ai qu’une idée en tête
Lui faire sa fête … »

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15 Août 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine

 

 

 

Publié dans:animaux, Littérature et Poésie |on 31 août, 2019 |Pas de commentaires »

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Rester connectée …
En toute sécurité …
Menacée par les débordements
Des eaux de l’ancien testament.

Un si grand soleil,
Pour une croisière à l’œil,
De degrés perturbés d’orages
Cache les désavantages.

La chaleur des frontières,
De cumuls dans les ornières,
De bienfaits et de promesses
Font dire des messes.

Cet inédit, nouveau récit,
De sa course pour ses arrières
Épuise la liberté aventurière
D’ambitions jamais rétrécies.

L’abonnement et ses dangers
D’une existence voudrait changer
La vie de tant de jolis cœurs
Dont la vue reste celle d’un explorateur.

Vie défrichée du passé
Sur des histoires classées
Au monde des passions
D’une banquise en démolition.

 

2 Juin 2019 – Jeannine Castel

 Les poèmes de Chatnine
Photos : Jean-Louis Godard sur Facebook

Ce n’était …

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Ce n’était qu’un rêve
D’une illusion trop brève
Pour avoir osé croire
À de si belles histoires.

Ce n’était qu’un songe
Peuplé de mensonges
Des fioritures indisgestes
Dissimulées dans des gestes.

Ce n’était qu’une parade
Pour un avenir maussade
Hanté de belles sérénades
Aux frivoles mascarades.

Ce n’était qu’un champ de mines
Jalonné d’ivresses et de famines.
Une noce en mal d’enfant,
Un safari sans éléphants.

Juillet met les voiles.
L’araignée tisse sa toile
Brodée de perles fines
De charmantes copines.

Ce n’était qu’un rêve
D’une vie trop brève.
Un rêve rêvant d’amour
D’une croisière au long court.

 

31 Juillet 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Yvan Bibi sur Facebook

 

 

Et soudain …

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Magie et joie de l’automne
Loin des orages qui tonnent
Telle Alice au pays des merveilles
Je suis transportée et m’émerveille !

Sans esquiver le moindre mouvement,
Je suis subjuguée par ce Prince charmant
Sous l’apparat d’un chevreuil abandonné
Chapeauté par le génie de Walt Disney.

Ne pouvant détacher mon regard,
J’oublie la mare aux canards
Où pataugent de canulars bavards.
Je n’ai que des yeux pour ce nectar.

Ce ne peut être qu’une fée bienfaitrice
Inquiète de mon âme mise au supplice
Montée sur l’échaufaud pour être condamnée
Dans cet enfer de déchaînés damnés.

Sauvée par la magie de la nature,
Telle une tique puisant sa nourriture,
Charmée par tant de lumineuse poésie,
Il ne manque que le carrosse à ma frénésie !

Merci mon Prince du fond de ton monde
De m’avoir offert quelques secondes
Ta venue au carrefour d’un chemin
Emprunté par d’imprévisibles bambins.

Une partie de mon enfance demeure
Dans ces bois afin que jamais ne meure
La magie de la vie et ses rebondissements
Entourée de fous comme moi délirants.

 

2 Août 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
photo : Jacques Fotos sur Facebook

Publié dans:Littérature et Poésie |on 27 août, 2019 |Pas de commentaires »

Aaahh …Pffff…

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Passer de la lumière à l’ombre
Traverser le dernier pont sans encombres
Plier sous le poids des soupirs
D’abandons condamnés à mourir.

Du puits aux humides baisers
Au plomb aux ailes brisées
Soupirer sur un funeste programme
Soupirer jusqu’à rendre l’âme.

Du passage protégé en ce sarcophage,
Jeter un dernier regard vers le rivage
À travers des fenêtes en pierre grillagées,
Soupirer sur un impossible viager.

Couloir cloisonné sans vis à vis.
Casanova y trouva un sursis,
Empressé de soupirer auprès des belles.
Illustre vénitien échappé de cette nacelle.

Entre le palais des Doges et la prison,
Torturés, les soupirs tambourinent aux cloisons.
De nombreux amoureux viennent à Venise
Soupirer sur des lunes de miel exquises.

Sous ce pont, calés dans leur gondole,
Toisant la mort sous leurs camisoles
Aux soupirs toujours prêts à jouir …
Ils adulent ce pont aimé des soupirs.

Regrets et souhaits selon le bon vouloir
De ces ponts à franchir dans ce même isoloir,
Simples visiteurs ils tracent
Sur des soupirs entichés d’audace.

 

12 Août 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Henri Salvato sur Facebook

 

 

 

 

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 25 août, 2019 |Pas de commentaires »

Je n’aurais jamais imaginé …

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… Que tout parte en couilles
Dirigés par des fripouilles
Qui se délectent d’embrouille
Au marché de la magouille.

On dirait que la planète
S’enflamme de cette disette
Qui plonge les humains
Vers la fin d’un monde serein.

Mais la vie continue en guise
De bombes travesties en bises
Dans le faste des flammes
Qui brûlent pour du fric infâme.

Ce n’est pas faute de dialogues
Débités par des bouledogues,
Des Dirigeants atteints de folies
Grisés par leur jeu de monopoly.

Tout est désolation et décadence
Amplitude thermique de la violence.
Il ne me reste que le rêve encore gratuit
Jusqu’à ce que la mort cogne à mon huis.

 

23 Août 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Jeannine Castel sur Facebook

 

 

 

 

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 23 août, 2019 |2 Commentaires »

Zavé pas vu Dada ?

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Vous n’avez pas idée de l’extraordinaire raffut
Qui attendait les bataillons cachés à l’affût.
Sitôt JULIO et FIASKO mis en sécurité,
Ce fut pour chacun l’espoir de savoir la vérité.
Mais cette lionne, face à l’ennemi en présence,
Pouvait très bien tenter sa dernière chance …
Ne pas changer d’apparence et toiser
Un Chef de guerre, soit-il futé et rusé.
C’est alors qu’un épais nuage de poussière
Se répandit sur toutes les troupes guerrières
Et provoqua un brouhaha, un combat à l’aveuglette.
C’est à tâtons qu’ils batirent en retraite
Tant la poussière dense devenait un vrai supplice,
Pénétrait avec délices dans tous leurs orifices.
Le Chef de guerre, malgré tout son entêtement,
Dans ce désordre, avait perdu tout commandement.
FIASKO et JULIO, rejoints par MOUSSE entre temps,
Avaient l’air de se régaler de ces débordements
Qu’ils n’avaient pas prévus mais jouaient en leur faveur.
Comme quoi la nature est parfois au répondeur.
Quand tout fut revenu au calme, bien entendu,
La lionne, discrète, ne les avait pas attendus.
Témoins, ils rapportèrent qu’un tourbillon gigantesque
L’avait transformée en un gros rocher devenu depuis pittoresque.
Crachant du sang, exhalant du gaz nauséabond, elle expira
Après leur avait crié : « J’étais bien un Dada ! »
 Face à ces trois amis excités, enjoués, PISTROUILLE sceptique
Voulut sur le champ aller voir ce dada au rocher volcanique.
Le chef de guerre choqué ne s’expliquait pas l’apparition soudaine
De cette tornade poussiéreuse sur la plaine …
Ni la disparution de la lionne, supposée en vadrouille.
Nos trois loulous en haleine dissuadèrent PISTROUILLE 
D’aller voir ce rocher baladeur aux humeurs sanguinolentes
Car eux seuls pouvaient voir cette gueule mirobolante
D’un dada qui pouvait à tout moment changer d’itinéraire.
Toujours est-il que cette chasse au dada fut proléfique à leur imaginaire
À tel point que du vrai  ou du faux au fil de leurs histoires
On ne sut jamais lequel d’entre eux il fallait croire.

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10 Août 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photo : Tony Crocetta sur Facebook

 

 

Dada ou pas Dada ?

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De lointains souvenirs,  jamais de déploiement de forces commandité par le dieu Noil ne se vit sur le domaine de nos petits trésors .
Il chargea de mission un de ses valeureux mercenaires, rusé, filou, guerrier jusqu’au dernier poil de sa crinière pour porter secours à ces lionceaux imprudents alors qu’un Dada errait à travers champs.
Après des distances parcourues, des fausses pistes aux indices trompeurs à cause de ce dada farceur … il tomba nez à nez sur eux, surpris, la gueule entrouverte de ce qu’il découvrit sans crier gare …
Une lionne inconnue de sa liste de suspects fit interruption avec à ses côtés JULIO et FIASKO ! Son soulagement fut de courte durée.
« Et si cette lionne bienvenue était dada sous un nouveau déguisement ?
Huba ! » s’exclama-t-il tel un marsupilami.
Même un éléphant proche du lieu, témoin de la rencontre, semblait se tenir sur ses gardes …
« JULIO et FIASKO semblent être distraits, fuyant mon regard … Je n’aime pas le défi provocateur de cette féline étrangère …
Seraient-ils ensorcelés, soumis à cette terreur ? Comment ne pas faire de bavure ?
D’un côté cette lionne me rassure et de l’autre trouble ma confiance …
Je suis bien embarrassé … Je suis devant un terrible cas de conscience … Il faudrait que je trouve un moyen de la piéger afin que les lionceaux
réalisent qu’ils sont en grand danger et me rejoignent.
C’est que cette diablesse peut se relooker à sa guise … J’ai une idée ! …
Je vais leur demander de venir me faire une bise et d’un signe appeler le bataillon planqué derrière les buissons prêt à l’encercler .
J’attends le retour d’un de mes espions pour savoir si Noil est toujours présent sur sa tour de garde.
Méfiance, méfiance … C’est pas à moi qu’on va faire prendre des vessies pour des lanternes. Qu’on en finisse avec ce dada !
Ouf ! … Je viens d’apprendre de ma source que MOUSSE, épaulée, encadrée, marche vers ma direction.
Dada ou pas dada la situation va se dénouer. Je lance sur le champ mon plan de bataille …
De courte durée sera le siège … »

 

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6 Août 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos : Kilambo Abou Maringa

Quelle poisse !

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«Hello ! Pouvez-vous, chers inconnus, sans rire,
Me rafraîchir la mémoire … me dire
Quel espèce d’oiseau j’étais auparavant ? 
C’est un miracle que je sois encore vivant ! …
Serais-je un birgrow à quatre pattes
De l’île Islaberu, tombé du ciel à la hâte ?
Un vautour foudroyé par une sorcière ? 
Un flamand rose essoré par des serpières ?
Une autruche déboussolée d’avoir rencontré
Ce Dada qui erre sur toute la contrée ?
Excusez-moi de ramener ma fraise
Mais voyez-vous, je suis au bord du malaise !
Tel un vieux coucou en retard sur l’horloge,
Je m’attends à d’obséquieux éloges.
Mais je peux en revanche vous coller un rapport,
Si vous ne participez pas avec moi à la course au trésor
Organisée par le dieu Noil du haut de son navire,
À chasser et nous débarrasser de ce Dada vampire.
J’ai récupéré, dans ma chute libre, le portrait-robot
Du dernier déguisement de cet ogre hipo-phaco
Déposé dans un dépôt vente par MOUSSE
Qui ne voulait pas le voir à ses trousses …
Je crois apercevoir déjà au loin en piste
Quelques bénévoles et courageux secouristes
Partis à la recherche de nos trois petits trésors.
Ils eurent grand peur en voyant ce condor
Prêt à s’agenouiller pour conjuguer le sort
Afin de les retrouver sains et saufs de la poisse …
Et si j’étais ce Dada ? … J’angoisse, j’angoisse …»

 

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4 Août 2019 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine

 

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