Un succulent pot-au-feu
D’un pot-au-feu sans poireaux
Dans le bouillon d’un marigot …
Des hyènes intriguées par un flotteur
Vite alléchées par une forte odeur …
Effrayèrent un phacochère dérangé
Dans sa sieste par des bruits étrangers
Autour d’une baudruche gonflée à bloc
Qu’il prit d’abord pour un roc.
Un rocher pris d’assaut par des fofolles.
Elles s’acharnaient sur une masse molle
D’un reste d’un énorme hippopotame
Qui mijotait depuis qu’il rendit l’âme.
Agacé par tous leurs ricanements
Il tourna les talons promptement
Laissant à leur festin ces chipies querelleuses
Dans cette ragougnasse de chairs boueuses.
«Pour une fois que le ventre est plus gros que les yeux …
Elles se comportent encore en crocs-gneugneux !»
Le pot-au-feu mit le feu aux poudres
À ces chicaneuses disruptives comme la foudre.
Ainsi la mort remplit de vie les autres,
Elle est ce moteur qui cale entre autres
Transporte de la vie à la mort
Un moribond à son sponsor.
La vie vit de la mort …
29 Janvier 2019 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photos : Patrick Kientz sur Facebook
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