JADOR
Ce samedi d’autome est d’un grand bonheur !
RISETTE a rencontré enfin son géniteur …
Intimidée, face à cet imposant molosse, elle n’ose
Lui manifester ce manque de lien qui l’indispose.
Elle apprend qu’il est venu avec le Quartier Général
Pour diriger les troupes en ce transfert peu banal
D’un orphelinat menacé par des troupes ennemies
Depuis la mort de PIRATE qui était son amie.
Il dirige et commande en tant que Chef d’État major.
Les troupes sous ses ordres l’ont surnommé JADOR.
RISETTE encore plus impressionnée ne souffle mot
À ce père sûrement lié à de nombreux marmots.
Quand il apprend de sa fille qu’elle s’appelle RISETTE
Il éclate d’un fou-rire qui déclenche chez la fillette
Perplexe, un sentiment goguenard d’incompréhension
De la part de ce géant aussi trouble qu’une interrogation.
Elle se moque bien de ce déballage sur des bureaux …
D’unités endoctrinées pour former des héros …
C’est de tendresse que RISETTE aurait besoin,
Si dure est la vie pour marcher vers son destin.
Cachant sa déception, elle laisse cet inconnu JADOR
Tartiner ses rêves engloutis dans un vol de condors.
Polie, elle répond à quelques questions brèves
En souhaitant que cette entrevue vite s’achève.
C’est un sous-chef d’État major qui la libère …
Et le rapport qu’elle entend la sidère …
STORY, en intérim, dirigerait l’orphelinat « Les Mandibules »
Nouvellement renommé après de moult conciliabules.
Parmi les orphelins en âge de rentrer dans les rangs
Une unité de jeunes recrus, de fougueux aspirants,
Serait sur place aux « Hyénides » suite à la disparition
D’une jeune hyène qui manquait après la récréation.
Une des triplées était absente à l’appel du soir …
RISETTE pense tout de suite à ses compagnes de dortoir.
JADOR ne pouvant laisser les aspirants sans instructions
Quitte RISETTE sans le moindre geste d’affection.
Quelle ambiance au dortoir ce soir …
D’un côté une soeur qui pleure une présence évaporée …
De l’autre une RISETTE qui se voit déjà décorée
Pour dépasser ce père qu’inconsciamment elle veut aimer
Mais qu’une pimbêche lui refuse ce droit d’aimer.
Et c’est ainsi, chacune dans sa bulle silencieuse
Qu’elles espèrent, méditent sur cette vie si capricieuse …
2 Octobre 2018 – Jeannine Castel
Photos : Farid Radjouh Nathalie Anciaux sur Facebook
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