Ce qui est juste pour eux
Pauvre buffle, vieux, las, traînard …
Il a fallu cinq puissants lions
Pour t’achever de leurs cruels poignards,
Sous le regard avide de la rébellion,
À coups de griffes, de morsures, de bestialité.
Comme chaque être face à sa vie alitée,
Qui attend son heure pour le passage,
Ton adieu dans tes beuglements douloureux
A versé du baume au coeur en ce carnage.
Mourir en héros dans un cirque silencieux
Ou dans un lit, terrassé par la maladie,
L’acharnement n’a pas la même faim de vie.
Finie ta jouissance tant applaudie.
Elle a viré de bord pour d’autres survies.
On dit que c’est la vie, sobre résumé
Qu’il est Inutile d’embaumer ni de parfumer.
Ce corps destiné à partir en fumée
Ou enseveli dans des ténèbres inanimées,
J’ai beau savoir que la vie est faite ainsi
Une question me colle … sans la souffrance c’est l’ennui ?
Dévoré et sans remords ce pauvre vieux !
À ce qu’a voulu la mort, la vie t’a dit à Dieu !
16 Janvier 2018 – Jeannine Castel
Photo : Kilambo Abou sur Facebook
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