Grimpette

IMG_1966

Septembre, la canicule
A mis une virgule
Sur l’été qui se meurt
Sur des vacances en pleurs.
Septembre, ses rentrées studieuses
Offrent le repos aux âmes moyenâgeuses
Qui découvrent en la fin d’une saison
Les beautés cachées aux bruyantes garnisons.
Parfois l’été indien, sans ses plumes,
Vient prolonger, loin de l’affreux bitume,
Dans une chaude lumière automnale
Les plaisirs racontés au fond des malles.
J’aime ce mois de Septembre même si
Mes vacances sont coiffées d’une alopécie.
Après l’automne, viendra l’hiver
Froid et frileux, pluvieux sur mes vers
Épris de safaris, de potes inconnus,
Au choeur d’un Metlingpot d’heureux élus.
Ewing, ma panthère d’appartement,
Est ce qui me reste de mes printemps
Qui chevauchent avec mon âme émerveillée
Aux quatre coins une planète endeuillée.
Après les incendies, les cyclones, l’été reviendra
Avec ses canicules et sa mort aux rats.
Dieu de mon âme et de mes lendemains,
Est-ce cela l’amour de tes mains ?
Dans cet univers, parfois, je suis perdue
En tout bien, tout honneur, pour un fruit défendu,
Je doute de tes doutes, t’ai-je bien entendu ?
Me voilà, encore une fois, éplorée, ma main tendue
Cherchant dans l’obscurité de mes pas
La lumière qui m’attend … est-ce bien toi ? Là ? …
Je sais qu’à ton heure tu me répondras,
Viendras à mon secours me sortir de mes draps
Semblable à cette panthère qui cherche à s’élever
Sur le tronc aride de la liberté.

 

8 Septembre 2017 – Jeannine Castel
Photo : Lise Perreault sur Facebook

 

 

 

Publié dans : Littérature et Poésie |le 13 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Vous pouvez laisser une réponse.

Laisser un commentaire

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus