L’esprit des temps nouveaux

le-pont-neuf--paris-bernard-jaubert

à Gil Strec

Indescriptible chaos de ces trouble-têtes,
Ces farfouilleurs, renifleurs de la planète,
Forts d’expériences à tort et à travers,
Qui nous ont légué un monde où tout est à l’envers.
Un tour de force pour les héritiers gobe-tout
Dans un société satisfaite de rien, mécontente de tout,
Faisant le bonheur de la fripouille à pamphlets
Qui tirent de cette agitation beaucoup d’effets.
L’esprit des temps nouveaux, sous ces autorités,
Allait jusqu’à supprimer Dieu et son intégrité.
Choisir à sa guise au rythme des pétitions
Amena bien d’autres révolutions et champions.
Sous cet amas d’étoiles … une araignée philosophe
Se dit : pourquoi continuer … avec ces belles étoffes ! …
 Tous ces siècles dissolus … les mœurs se dégradent, …
Creuser et pondre ? ajoute la tortue … c’est rétrograde !
Les Fleurs du mal aux couleurs tapageuses …
Le poète bien souvent a l’âme cafardeuse.
Il contemple d’un regard haineux, quelquefois aimant,
Ces péniches glisser sans remonter le courant,
Vides ou pleines sur une eau teintée de crasseuses écumes.
L’eau fait miroiter de frisures dorées le bout de sa plume
Afin que le vertige ne l’entraîne avec le courant
Qui emporterait sa vieillesse vers ce bon vieux temps,
Vers l’ancien Pont-au-change où l’espoir accroché
À tant de rêves est parti sur des ricochets.

 

 

12 Juillet 2017 – Jeannine Castel

 

Publié dans : Littérature et Poésie |le 17 juillet, 2017 |Pas de Commentaires »

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