La boîte à souvenirs

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à Anne-Marie Torrisi

Premier idole de l’enfant,
Ce père désormais absent
Laisse un vide sur un présent.
Mon père que j’aimais tant.

Après avoir bâti pierre après pierre,
Pierres froides réchauffées par la prière,
De cette famille dont il était bâtisseur.
Mon père au si généreux coeur.

Père chéri ou banni selon l’enfance,
Regretté ou haï c’est toujours l’absence.
Ah ces souvenirs de belles vacances !
Ce père de mes espérances.

Je refoule mes pleurs bien souvent.
Ce père qui m’aimait tant !
Son amour encore me protégeant
Ne peut caresser, apaiser mes tourments.

Même si je crois en sa présence,
Il y a toujours ce voile sans transparence
Qui nous sépare sans combler la souffrance
De n’être plus à ses côtés en confidences.

L’adulte que je suis aujourd’hui
Regrette parfois l’enfance et ses bruits,
L’insouciance d’une éternité sans lui
Brisée par le fatal départ aguerri.

Aveux emmurés par une éducation
Sortis à peine d’une libération.
Le temps n’était pas aux démonstrations
Pour des orphelins en construction.

 

29 Janvier 2017 – Jeannine Castel
Toile de l’artiste peintre Anne-Marie Torrisi
crédit photo : annemarietorrisi.com

 

 

 

 

 

 

Publié dans : Art |le 31 janvier, 2017 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 1 février 2017 à 11 h 54 min 010446g écrit:

    triste et doux

    Dernière publication sur le radeau du radotage : Quand.................. fleurit le sureau

    Répondre

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