Cinq jours après
à Claudine
Sourire envers et contre tout
Sourire sur ce monde fou.
Sourire, j’ai si froid tout à coup
Que sourire en ces jours n’est que dégoût.
Cette traque explosive répétée
Vient si fort m’habiter
Que je redoute, me pose difficulté,
A m’informer de news catapultées.
Ce jour c’est Diésel, malinois éclaireur,
Brave chien policier mort avec les honneurs.
Encore des blessés parmi le corps d’assaut,
J’ai mal, non de peur, mais pour ces héros.
« Servir pour sauver » sur mon porte-clé je relis,
Ecrit sur un bout de tissu, résumé d’une vie
Que nous offre ces troupes de combat
Pour nous sauver des nombreux faux-pas.
Epargnée, il n’en demeure pas moins
Que mon coeur saigne, je cache mes poings,
Etouffe ma haine contre tous ces assassins
Qui nous ont mis dans le pétrin
Comme dirait Raimu, il faut bien sourire,
En ce monde de grand délire.
Esprit Saint, guide ces hommes de bravoure,
Délivre la France de ces brachyoures.
18 Novembre 2015
Jeannine Castel
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