De ma Tanzanie …

19397048_1492162100804032_8529372554053163340_n

Chaleur torride …
Même les coeurs intrépides
N’ont plus le courage
D’en avoir davantage.

Les clims vont bon train !
La pollution subit leurs entrains
En attendant les débordements
De ce monde aux turbulents torrents.

Les méduses sont inquiètes …
Les bourses sont à la diète !
À vous dire je m’inquiète
De mon avenir en goguette.

On tue, on gaspille, on saccage,
Nos forêts sont en défrichages.
Je voudrais tant grandir,
Avoir le temps de bien vieillir
Au lieu de voir ensevelir
Mon sombre et incertain avenir.

En ce jour de fête de l’Olympiste,
Patrouillez, patrouillez sur nos pistes !
Vous qui aimez les safaris,
Plaidez la cause contre la barbarie
Qui sans relâche colle à nos basques
Pour des idées de malades fantasques.

Laissez-nous vivre en paix, notre survie
Subit le joug de vos conneries.
Gardez vos jeux olympiques de tueurs
Ici forêts et savanes ont les leurs.

24 Juin 2017 – Jeannine Castel
photo de Philippe Frey sur Facebook

 

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 28 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

Comme je vous ai aimés !

diego-rivera-dream-of-sunday-afternoon

« Quand il me prend dans ses bras »
La vie fut rose
Quels bras m’ont aimée, dis ma prose ?
Mon coeur ne bat.
Il eut été plus sage, fautifs emportements,
De se passer de tels amants
De même chose …

Vous fîtes galantes les conquêtes.
Ma légèreté troubla la fête …
Jusqu’à ce rendez-vous magique à l’Opéra
Où l’âme trancha sur la trouvaille
De telles fiançailles.

 

12 Août 1992 - Jeannine Castel
 Tableau de Diego Rivera

Publié dans : Littérature et Poésie | le 28 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

RHINOCACAO

19452864_1912633698984545_1568958252123133395_o

De mousse au chocolat
Chocolat noir, chocolat blanc,
Rhinocacao ce falbala
Est un gros gourmand !

Chocolat noir, chocolat blanc,
Crotté de boue, se déguisant,
Rhinocacao avait du blanc …
Marre pour son cuir cuisant.

Chocolat blanc, chocolat noir,
La boue n’a pas la saveur
Des crottes … sur sa truffe,
Rhinocacao, quel tartuffe !

Noir ou blanc chocolat
Non, ce n’est pas du Nutella
Mais un cornet de glace au chocolat
Qui a fondu trop vite ! Ah ah ah !

Pauvre Rhinocacao, tes crêpes en dentelles
Ont, de tes oreilles en sentinelle,
Effrité un fantasme chocolaté
Pour un singulier masque de beauté !

Chocolat noir, chocolat blanc,
Rhinocacao ferme les yeux en savourant
Un moelleux au coeur fondant …
Mystère et nougatine d’un Rhino blanc …

23 Juin 2017 – Jeannine Castel
photo : Yaron Schmid sur Facebook

 

 

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 26 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

Juliette et Roméo

8173771_017

Mon coeur n’attendait plus que vous
L’âme, cette amoureuse, me direz-vous,
Comble ses rêves les plus fous
Dans un silence à l’abri des regards jaloux.

Comme Juliette et son Roméo,
Mon âme a quitté ce parcours de rodéos.
Elle vit, voit, les bonheurs éphémères
De ces pauvres corps aux passions meurtrières.

Avant de connaître des amours leurs blessures,
Certaines ont préféré garder l’armure,
D’autres ont choisi ensemble l’aventure
Qu’une âme inespérée offrait en devanture.

Ce coeur qui n’attendait plus que vous
Est là, assis, ronronnant sur mes genoux.
L’animal, ce dévergondé ogre poilu,
Apaise mon âme de ses berlues.

Est-il Juliette ou Roméo ?
Selon l’état d’âme de la météo,
De sa queue il questionne en silence … 
Mon âme, mon âme, à quoi tu penses ?

L’âme en question est en admiration …
Encore une toile forte d’émotions …
Ne dérangeons pas sa contemplation
Devant ces êtres de passions.

24 Juin 2017 – Jeannine Castel
toile de l’artiste peintre écrivain Anne-Marie Torrisi
intitulée : Roméo et Juliette

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 25 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

Une fleur au chapeau

19399828_1530540710325962_2491348620041199663_n

Laissons gronder l’orage
Ma douce amie
L’amour est si volage
Aimons cette accalmie.

Un papillon s’est posé délicatement
Sur la fleur de l’âge,
Il est venu sécher, en butinant,
Ses ailes meurtries d’orages.

Le temps d’un halo lumineux,
Il a surgi un soir de canicule,
Pour ne laisser qu’un venimeux
Désir privé de ses tentacules.

Voici venir la pluie,
Le papillon a déjà fui ! …
Il ne reste, enfoui,
Que ce cliché d’une beauté inouïe.

Le temps des orages,
À la fleur de l’âge,
Se garde des ombrages
Des ailes qui voyagent.

Une fleur au chapeau
À la bouche une chanson …
Ce joli papillon, d’une photo,
A mis mon coeur en ébullition !

24 Juin 2017 – Jeannine Castel
photo : Gil Strec sur Facebook

Publié dans : Littérature et Poésie | le 24 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

Cours de Yoga

19466692_1911596192421629_4564822450418130324_o

Une girafe, professeur de Yoga …
On a jamais vu ça !
Une tête en l’air, une tête en bas,
Quel coach, cette girafe là !

Une girafe en grand écart …
Qui croira à ce canular ?
L’une boit, l’autre fait le guet…
Si dérisoire est le gué.

Une girafe professeur de yoga …
Au Kenya … pas de déesse Ganga !
La giraffa mange t-elle des rutabagas ?
Celle de Rothschild, surement pas !

Des tâches en feuilles de vigne …
Masaï Mara et ses girafes en ligne !
Les plus belles sont les réticulées ?
Sont les tâches manipulées ?

Des trois espèces … buvons un coup !
Sont ces girafes me direz-vous ?
Question de ce professeur de Yoga
Tandis que son élève rêve de la Volga !

21 Juin 2017 – Journée de la girafe 
Jeannine Castel
Photo de Yaron Schmid sur Facebook

 

 

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 23 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

La suite à demain !

images

Il y a des jours où la poésie
Vient, me harcèle avec frénésie,
Surgit à l’improviste dans des circonstances
Qu’elle seule connait d’avance.
Selon son humeur, le sujet du moment,
Sensible aux courants d’air, au beau temps,
Elle replie son illustre paravent arc-en-ciel
Tenu au secret pour des vers providentiels.
Là, en catimini, son fluide génial la délivre
De ce besoin d’écrire qui l’ennivre.
La main soutenue par cet engouement
De sa plume, inconsciente, attend
Les caprices de cette méconnue aventureuse
Au don incertain, à l’âme fugueuse.
D’un départ qui ignore l’arrivée,
Elle squatte ma propriété privée.
D’une suite flamenca elle agite le crayon
Pour des noces à diffuser sur les rayons
D’une librairie qu’elle convoite, drôlesse,
Avec la nonchalance de la poétesse.
Parviendra-t-elle à intéresser un sponsor ?
À elle d’agir, je lui laisse cet essor.

Va-t-elle embellir mon chemin ?

19 Juin 2016 - Jeannine Castel

Publié dans : Littérature et Poésie | le 23 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

Quand

images

Quand je dansais la bamba
Castagnettes et tangos
Ou quelques passes de cha cha cha
Pieds nus ou en talons hauts.

Sombreros et mantilles
Rikita sous la charmille
Booste l’Espagne en séguedille.
Feuilles, râteaux, bissent les filles.

Georgie a son joker …
Roman d’une vie de hacker.
Destin brisé, Joséphine Baker
Se retrouve sur le plateau de Denise Glaser.

Chahut bahut du pareil au même,
Demain restera avec ce je t’aime.
Peut-être si tu reviens ma bohème
Sur une valse je t’emmène !

Voici l’été et sa merde flottante …
Le grand chambardement chante
Encore ces mots sur d’éloquents chants
De décibels silencieux nous illuminant.

Allo ? … tu m’entends ?
Où sont partis ces fous chantants,
Ces airs qu’on aimait tant et tant
Fredonnés par quelques morts vivants.

Ils dansent sur les vagues de l’océan,
Ou parcourent les déserts brûlants
À moins que les étoiles de leur firmament
Les cachent dans les rires d’enfants …

Quand je dansais le slow si collant …

 

17 Juin 2017 – Jeannine Castel

 

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 22 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

Oscilloscopie

19222743_10155427321957838_1587068284254640829_o

Mes mots qui sont aussi les vôtres
Pour les miens sont tout autres.
Portés par vos esprits, ils transforment
Leurs portées et redonnent formes.
Ils parcourent, l’espace d’une vision,
Qui chancelle aussitôt, volcan en fusion,
Abîmes des profondeurs, ils sont révélateurs
Des âmes en recherche de hauteur.
Hauteur, profondeur, le noyau selon le fruit,
De sa grosseur, de son aspect, de son prix,
D’une chair, d’un jus, sains ou pourris,
Sitôt que la main les a ceuillis,
Ces mots qui sont les vôtres me reviennent …
Âmes égarées, esprits diluviens, âmes hyènes,
Désincarnées, forces obscures, médiumnité forcenée,
Le silence de leurs souffles vit et renaît.
Ces mots qui animent le langage, ce bavard,
Ce buvard assoiffé d’encres et de canards,
A parfois le geste sauveur et salutaire
Pour soutenir tous les maux des mots grabataires.
Oscilloscopie alsacienne d’un poisson d’étang
Qu’une épée transperce d’eau éclaboussant,
Fontaine de champagne dont les éclats endiablés
D’un Saint Suaire à Durandal ont par photo câblés.
Ces photos sont les vôtres, de mots elles animent,
Habillent ces clichés de messages pour mimes.
L’Univers et sa nature de leurs silences
Envoient, signalent leurs sensibles fréquences.
SABRI, ce message de radios oscillatoires
A transpercé le choeur d’une trajectoire.
Mon âme, de sa fenêtre ouverte a reconnu
Ce coeur transpercé, ce signe de Jésus.
Pour moi, ce fidèle compagnon de route
Soutient mes doutes …
SABRI, de bon matin, une telle oscilloscopie,
Le temps d’une étincelle, mon âme a ravi.
Sans doute en rirez-vous, c’est votre droit.
Un peu de respect pour ceux qui croient.
Pour une fois … chacun sa foi.

19 juin 2017 – Jeannine Castel
photo : KLIBI Sabri Photographies artiste photographe compositeur.

 

 

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 19 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

Il est où le bonheur ?

19143895_10154803765922810_5701918758403397252_o

Il est où le bonheur ?
Se demande un consommateur
Perdu, dévoré par une sournoise tumeur
Qui aveugle les sentiments de son coeur.

Il est où le bonheur ?
Cherche en vain un acteur,
Jusqu’à sa rencontre avec le malheur.
Trop tard ! le bonheur n’est plus à l’heure.

Il est où le bonheur ?
Questionne l’éternel insatisfait,
Ce grand enzyme glouton de bonheurs.
Il est recherché par une fée pour une fessée.

Il est où le bonheur ?
Se lamente un laissé pour conte
Qui de la vie, à part la refonte,
Va de malheur en malheur.

Il est où le bonheur ?
Vient miauler Graffias, mon chat.
Flocon ne le partage pas.
Coup de griffes sur mon bras.

Il est où le bonheur ?
Râle le mourant.
Avoir juste un petit instant …
De revivre … ou encore le cherchant.

Il est où le bonheur ?
Temps de silence suspendu …
Si je l’avais toujours reconnu
Aurait-il quitté mon avenue ?

Il est où le bonheur ?
Réfléchit le penseur …
S’apitoyant sur sa misérable vie
Sur son bonheur, naturellement, il est assis.

 

19113692_1522401894473177_8731048751077902127_n

17 Juin 2017 – Jeannine Castel
photo (du haut) de Luc Durocher et Gil Strec (photo du bas)

 

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 19 juin, 2017 |Pas de Commentaires »
12345...106

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus