Amphibia, la reinette

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A-t-on vu une grenouille
Qui a peur de l’eau ?
Des cuisses couleur citrouille
 Agrippées à un poteau ?

A-t-on vu une reinette
Fuyant les gouttelettes ?
Cette précieuse coquette 
N’est pas coiffée de frisettes !

Sous un grand parapluie
D’une jolie couleur fleurie,
À l’abri de la pluie
La voilà qui sourit …

Amphibia que fais-tu
Perchée sous un tutu ?
Ce sont ces gouttes d’eau
Qui t’ont fait grimper si haut ?

Sous un grand parasol
Amphibia, loin du sol,
Rêvait d’un chapeau tournesol ….
Avouez … c’est pas de bol ! …

 

15 Août 2017 – Jeannine Castel
Photo : Flat Spell Tales sur Facebook

Publié dans : Littérature et Poésie | le 16 août, 2017 |Pas de Commentaires »

Jardin secret d’un poète

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Labouré par une plume boulimique,
Le jardin d’un poète, secrètement bucolique,
A la fertilité de ses sillons obscurs
Ignorés de lui-même et de son azur.
Il suffit d’un rien, d’une pensée audacieuse,
Pour égayer, aviver sa verve volumineuse …
D’une contemplation, de fortes émotions,
D’un bout de papier, d’une mine de crayon.
Et le voilà parti sur les sentiers épars,
Parti refaire le monde, trouver son avatar
Caché, dans son jardin, son lopin de terre,
Semé de mots, rieurs ou incendiaires.
Le rêve se charge d’arroser la sècheresse
De son âme, aventureuse traitresse,
Toujours en vadrouille, complice du silence,
Lui accordant une jachère d’abondances,
Troublée par l’esprit qui n’a de repos
Que lorsque s’achève son poème jailli des flots.
Des nébuleuses d’un jardin fleuri, il traverse
Les allées sous un ciel bleu, d’averses.
Il n’a de secret que ce qu’il ignore …
Temps que sa plume en son jardin picore.
Il n’a jamais vu le visage de sa muse,
Cette essence, ce fouet, cette cornemuse,
Qui joue, écrit avec ses mains parfois hésitantes,
Tout un abécédaire de rimes chantantes.
Divulguée sa prose appartient au lecteur …
Son jardin secret garde quelques couleurs.
Le poète, souvent mal aimé, selon ses cris,
Apporte du rêve ou de dépressives rêveries.
Parent pauvre, il ne connaît de la fortune
Que l’or offert par son amie la lune.
Cet astre rassemble en son secret jardin,
Éparpillés aux quatre vents, les baladins.
Elle aime le poète et son jardin secret,
Discret, indiscret, fragile comme la craie.

 

14 Août 2017 – Jeannine Castel
Photo : Olivier Naska sur Facebook

 

 

 

 

 

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 15 août, 2017 |Pas de Commentaires »

DEVINETTE

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Est-ce une méduse verte
En état d’alerte ?
Ou un clou de girofle vert
Qui n’a pas digéré un dessert ?
Peut-être bien une punaise
Pour tapisser fauteuils et chaises ?
Mais non ! … un petit champignon 
Poussé trop vite, trop chou, trop mignon.
Une vis de soucoupe volante 
Pincée, verte de peur, délirante …
Un lacet cherchant son œillère ?
Une baleine de parapluie en colère ?
Un simple poil de cheval basque ?
Une épingle sauvée des frasques ?
Une pousse de blé de Ste Barbara ?
Une lentille au germe de trois carats ?
Une tige de boucle d’oreille percée ?
Une devinette au secret bien ficelé…
Un serpent avalant un rayon vert
D’une aurore boréale de mon univers …

 

14 Août 2017 – Jeannine Castel
Photo : Micka Photography

Publié dans : Littérature et Poésie | le 15 août, 2017 |Pas de Commentaires »

L’oiseau bleu

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Un oiseau bleu
Sous un ciel sans nuages
Me rappelle vos yeux,
Belle Coracias de mes voyages.

Un rollier sous la brise déploie
Ses ailes d’un bleu marine.
Je découvre sous tes dessous de soie
La pureté de l’aigue-marine.

Pudeur d’un éventail.
Son corps voilé de plumes
Porte la turquoise de ton poitrail.
D’enivrantes senteurs me parfument.

Ce garrulus bleuté de lumière,
De mes pierres précieuses collectionnées,
Sur les ailes de ce rollier, comme naguère,
Survole mes attentes passionnées.

Un oiseau bleu
Posé sur la branche
A révélé ces aveux
À une jolie pervenche …

 

7 Août 2017 – Jeannine Castel
Photo : Olivier Gonnet sur Facebook 

 

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 12 août, 2017 |Pas de Commentaires »

MORANI, dit le Rouquin

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Je m’appelle MORANI dit le Rouquin …
Je suis chargé de défendre la cause
De mon peuple en déclin.
En cette JOURNÉE MONDIALE DU LION 2017, j’ose
Tirer la langue à tous ces sauvages
Qui nous chassent, pour leur art de vivre,
De nos terres naturelles, antichambre de carnages.
Héritier d’un royaume, figure de proue,
JE DENONCE ces machiavéliques gargantuas ivres,
D’exterminer ma race, là devant vous.
JE DENONCE vos abus qui nous forcent à nous adapter
Pour des opinions d’explorateurs inadaptés.
Un temps de restauration est à souhaiter !
JE DENONCE en cette pétaudière 
Ces braconnages corrompus par d’indignes traités.
JE DENONCE vos relations truquées et guerrières.
Je suis à la recherche d’hommes de talents
Qui dirigeront en cette dépression conservatrice,
Relanceront, en compagnie, la fin de nos tourments,
Exténueront ce commerce de présumées brides salvatrices.
Dans cet Etat sauvage, ROC STAR des gains,
Je salive sur la banqueroute de vos destins
VOUS les profanateurs de votre propre tocsin.

 

10 Août 2017 – Jeannine Castel
Photo : Yaron Schmid sur Facebook

 

 

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 11 août, 2017 |Pas de Commentaires »

Juste une nuit

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Ma douce lune
Ma fée des dunes
Viens sous la lune
Chasser mes infortunes.

La lune est rousse
Mont petit mousse
Ta jolie frimousse
De lumières m’éclabousse.

Ô nuit enchanteresse
Embuée de tristesse
Nos folles caresses
Ont étourdi nos détresses.

Juste une nuit
De lune réjouie
Qui ne m’a, ravi,
Offert l’ennui.

Ô chant funèbre
Mon zèbre fougueux 
Tristes ténèbres
Sur nos adieux.

28 Juillet 2017 – Jeannine Castel
Photo : Philippe Frey sur Facebook

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 10 août, 2017 |Pas de Commentaires »

Quelle fine équipe !

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Zézette, la chouette,
A la tête renversée
À la vue de ce zèbre à deux têtes !
« Double pensées ! »
Se dit-elle, marmonnant songeuse
En lorgnant les pattes mystérieuses
Héritées d’une famille nombreuse.
Elle continue pensive et curieuse …
De zieuter ce problème animalier
En ce massaï mara familier …
« Une affaire de contact personnel
À l’unique queue poivre et sel … »
Les oiseaux de compagnie la rassure
Sur cette étrange anomalie de la nature.
Fermant les yeux pour un somme ..
À son réveil, un nouveau scoop l’assomme !
Clignant des yeux à plusieurs reprises
Elle en hulule, à peine remise …
Sa tête se bloque à nouveau, bouleversée
Par un guépard qui vient de traverser
La zone de mire de son perchoir camouflé :
« Ma parole … encore un étalon pour mouflets !
Une tête pour deux bouts de queue … »
L’ivresse de ces chauds rapports décroche
La timbale magique pour ses futurs mioches …
Soudain une lotion de mousse magique
L’étourdit, coquine Zézette au songe cosmique !
Mais un cri la remet sur la voie …
« Ce sera pour la prochaine fois ! »
Après une main courante sur cette cause cosmétique
Elle suit du regard ce guépard à la démarche énigmatique …
Mais zézette est un peu pipelette …
Comment raconter ce qu’ont vu ses mirettes ?
Pour ne pas subir de ses copines moqueries,
Elle fait appel à deux détectives privés photographer
Dont la réputation n’a connu aucun impair.
Ceux-ci après enquête et constat publièrent
Leur soutien à Zézette qui retrouva sa tête altière.
Elle apprit, par la suite, sur ce Petit Écho
Qu’une course avait eu lieu pour ces étranges animaux
Porteurs agrémentés des fantaisies de la nature.
Elle n’a pas su qui remporta la Une, quel champion …
Recherché depuis par toutes les télévisions,
Tous ces photographes qui cherchent désespérément
Ce zèbre et ce guépard aux atouts provocants.

PS. Dépassés par l’étendue de ces évènements
Les deux détectives passent au peigne fin
La fiction à long terme d’un tel roman
Imaginé par un polaroïd délirant afin
Que Zézette se conte aux grands enfants.

 

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4 Août 2017 – Jeannine Castel
photo de Zézette : Yaron Schmid
photo du Zèbre : Martine Eberhardt
photo du guépard : Olivier Gonnet 
Photographes de la Fine équipe sur Facebook

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Publié dans : Littérature et Poésie | le 9 août, 2017 |Pas de Commentaires »

Douceur d’été

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Chaud, il fait si chaud,
Cet été de douceur
M’envahit d’une torpeur
Qui me tient chaud
Sans clim sans ventilo.

Douceur d’été
Volets fermés
La chaleur entêtée
Plus chaude que jamais
Mes énergies a entamées.

Réchauffement climatique
Suer devient problématique.
La nature prise de panique
A des vapeurs colériques.
Ménopause historique.

Il fait chaud, si chaud,
La canicule est en crise
L’humanité a le sang chaud.
Du temps des sans culottes, cent chemises,
Le corset libéré flotte sur les eaux.

Douceur d’été, la tourterelle regarde
Dériver les courants atmosphériques.
Elle écoute les plaintes des poulardes 
En cette douceur d’été pacifique
De mers et d’océans si bénéfiques.

Aller vivre dans des grottes
Chaud, il fait si chaud,
Comment recycler la crotte ?
Burn out sur ce fiasco …
Chaud, si chaud …

 

4 Août 2017 – Jeannine Castel
photo : KLIBI Sabri sur Facebook

 

 

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 9 août, 2017 |Pas de Commentaires »

Cher Trésor

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Pépites et bijoux,
D’un ciel jaloux,
Se sont échoués
Sur l’eau enjouée
Qui badine avec le sable
En cette nuit mémorable.

D’ors et de feux
Vos yeux amoureux
Ont investi mon ciel
En cette lune de miel.
D’ombres et d’ambre,
Le ciel Thaïlandais,
En cette chambre
Nous attendait.

À l’abri des nuages
Pour un long voyage
Vous m’avez offert, ravie,
Ce joli coin de Paradis
Et … tout cet or
Sur l’eau qui s’endort …

2 Août 2017 – Jeannine Castel
photo : Philippe Frey / Nomades du Monde

Publié dans : Littérature et Poésie | le 7 août, 2017 |Pas de Commentaires »

Le jour du dépassement

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En ce jour du dépassement,
De caries annoncées pour les sans dents,
Le monde consomme à découvert
Les bienfaits de sa généreuse Terre.
Prisonnière d’un cercle infernal,
Par les boulimies de son peuple génial
Qui croyait à la corne de jouvence.
Leur vide devenu accro aux abondances
Comble les décharges en mal de carences.
Tirer du lait de la vache, arrive le moment
Où les mamelles n’ont plus de rendement.
Des éclaireurs tirent les sonnettes d’alarmes …
Rien n’y fait, même pas peur en ce vacarme.
Autrefois la guerre rasait toute la misère …
Imaginez les Centrales sous les bombes en colère.
Une enfance vécue dans les privations
Me conforte en ces temps d’hyperconsommation.
Je suis dans ce troupeau essayant de survivre
D’un passé, qu’un présent en ce bateau ivre,
Mettrait bien les voiles … mais pour quel pays ?
Tout dégénère, de partout règne la folie.
Mais je ne fais que passer avec mes efforts
Pour ne pas croire que la terre est vouée à la mort
Comme toute mécanique et son inventeur
Dont le génie est rattrapé par sa folie des grandeurs.

 

2 Août 2017 – Jeannine Castel
photo : Yaron Schmid sur Facebook

 

 

 

 

 

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 6 août, 2017 |Pas de Commentaires »
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